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vendredi 11 mai 2007

♫ Who knows what you'll see, who you might meet ♫

Bon écoute, ce que je te propose, c'est qu'on fasse un bilan provisoire, en passant en revue ces personnages si attachants que tu rencontres par ici. Comme ça moi je vois à peu près où j'en suis, et toi tu pourras plus dire que tu les connais pas, et tout le monde il est content.

Le gars à la guitare (plan cul) (oui je te mets des repères entre parenthèses). Ce qui est marrant avec lui, c'est que jamais on se croise dans le quartier. À se demander s'il sort de chez lui. Je lui ai envoyé une carte postale de la terre de mes ancêtres et depuis j'y ai pas trop pensé. Dernier SMS reçu : aucune idée, j'ai pas conservé.

La grande dame (copine). Alors elle, les relations sont distendues, pour ne pas dire aléatoires. Le tai chi, on a un peu laissé tomber depuis qu'elle a rencontré un prof qui révolutionne sa pratique. Du coup elle est en plein apprentissage et faut que j'attende qu'elle soit prête. Dernier SMS reçu, 10 mai 2007, 20h52 Hello ! vernissage demain soir chez xxx...Bisou.

Ma copine la serveuse (copine). N'est plus serveuse au nouveau bar depuis le début de l'année car elle a du taff intéressant maintenant. Dernier SMS reçu, 6 avril 2007, 20h, Coucou, je vais passer dans ton quartier, si tu veux prendre un verre...Bon là j'ai honte parce que j'ai pas pu répondre dans la foulée et après j'ai zappé. Ne pas oublier donc : la rappeler urgemment. Phénix (copain). On n'arrête pas de se croiser dans la rue. Logique, il passe son temps à arpenter le quartier, en parfait bobo. Peut-être bientôt il va jouer aux boules, qui sait...Toujours avec sa nouvelle copine. Dernier SMS reçu, 29 avril 2007, 18h, Je te vois (du haut de son balcon)

Mon pote le serveur (copain). Est toujours serveur au bar en bas. Se creuse la cervelle pour savoir ce qu'il en est de moi et du charmant charmeur chilien. Reste sur sa faim mais compte sur la rumeur du quartier (pas plus informé) pour se tenir au jus. Je serais pas surprise qu'il milite dans l'ombren pour la rupture (alors que d'une part, c'est déjà fait ; d'autre part, mais qu'est-ce que ça peut bien lui foutre ?)

Canada Dry (plan cul). Appelle régulièrement bien que je ne réponde jamais. Ça m'épate. Parce que bon, un plan cul, au bout d'un moment, sans se voir je veux dire (et là j'estime que 12 mois environ, objectivement ça commence à faire), c'est périmé. Mais non, le gars y croit encore.

Le mystérieux inconnu (simple association d'idée, je comptais pas t'en parler) (plan cul pas testé). A fini par comprendre que y avait pas moyen. A passé récemment une soirée avec monamour, sans que ce dernier connaisse sa véritable identité (non mais on se croirait pas trop dans un film de capes et d'épées ?)

Le gosse beau (super plan cul). Le dernier SMS reçu n'a pas été conservé mais disait en substance Dommage. Seul plan cul non périssable à mon goût. au gré de vacances synchro, qui sait...

Mon pote (ami). A trouvé du taff moyennement intéressant. Est officiellement célibataire mais revoit régulièrement son ex, la voisine du charmant. À part qu'ils baisent pas, ça se voit pas que c'est son ex. Ça évolue très vite, je ne peux pas t'en dire plus ayant moi-même du mal à suivre. Dernier SMS reçu, 10 mai 2007, 18h34, P'tit apéro camarade ? Sinon dès qu'on se retrouve dans un local privé, soit chez lui, soit chez moi (mais on s'adapte aussi très bien chez les autres), on se met à chanter les Bérus, tout va bien.

Le charmant charmeur chilien (ex). Derniers SMS reçus, 10 mai 2007, Kwooaaa kwoO ?! (En pingouin ça ve dire comen vas tu ?) Oh tu fais vachement bien l'accent pingouin...Ça va et toi ? Ça va ! Jsors dma douche ! jvé à une soirée hype à xxx. Jsui à 300 à leur en ce moment ! (rien qu'à lire ça, j'ai le goût de la cocaïne dans la gorge). 11 mai 2007, 5h47, Le jour se lève à peine...Ça me ferait plaisir de partager cette matinée avec toi ! 8h11 Je rêve de re voir arriver ! Dors-tu encore ? Pars-tu au taf ? Veux-tu...? Et voilà, on n'est pas séparé depuis 5 minutes qu'on est déjà de parfaits étrangers l'un à l'autre...non mais franchement comment peut-il s'imaginer que je pars taffer à 8h du matin ?

Le pingouin (animal de la réconciliation). N'a rien à déclarer en ce moment, sinon tu penses bien qu'il se priverait pas.

Le Chanteur (plan cul pas testé et copain). Toujours invaincu à ce jeu stupide. Dernier SMS reçu, 6 mai 2007, 20h42, Coucou, un scrabble ma belle ? Ne manifeste aucune impatience, tout en espérant arriver à ses fins un jour ou l'autre.

Monamour (comme le nom l'indique). Est beau, drôle, intelligent, comme d'hab. Dernier SMS reçu, 10 mai 2007, 21h12, Je pars maintenant, j'arrive ds 25 mn mon xxx (petit surnom doux intime et secret)

La collègue kabyle (collègue). T'en fais pas, elle a survécu. Son mari voulait m'offrir un bouquet de fleurs. Elle lui a plutôt suggéré une bouteille de sky. Et voilà.

Oh moi tu sais, y a pas grand chose à dire de neuf à mon âge. Ah si tiens, depuis mon angine blanche j'ai pas fumé.

lundi 19 mars 2007

♫ Ça fait frémir, faut savoir dire stop ♫

Je sais pas s'il faut parler de mécanique des fluides ou de vases communicants, je m'interroge...Comme j'y connais rien, je vais te le dire à ma façon.

Je pense qu'après une longue réflexion et moultes piqûres de rappel (laisse-moi rêver) il apparaît que tu as fini par comprendre que le charmant charmeur chilien et moi, c'est terminé. Bon je sens que tu vas encore dire Ah bon ? mais pourquoi tu l'as pas dit avant ? Et là, si tu crois que tu vas parvenir à m'énerver, laisse tomber, tu m'as beaucoup déçue mais je me suis fait une raison. Par contre si tu pouvais éviter de prendre ce petit air chagrin de tous ceux à qui j'annonce la nouvelle, genre la bouche tombante, les yeux humides et si pleins de compassion, le tout couronné d'un Mais ça va toi ? inquiet...si tu pouvais éviter donc, ça me ferait des vacances. Déjà parce que d'une part non, ça va pas (enfin si, ça va mieux, sinon je t'en causerai pas) et d'autre part...non d'autre part rien...j'allais dire c'est pas la fin du monde quand même. Mais comme en fait c'est la fin d'un monde...Bref.

Et vendredi soir, après avoir récupéré le bouquin que j'avais oublié le resto la veille...(Un bouquin de bibliothèque en plus, de ceux qu'ils appellent Nouveauté...Ils ont pas peur du ridicule franchement...Non parce que les nouveautés qui datent de six mois, je voudrais pas dire mais niveau fraîcheur ça laisse à désirer. Après moi je m'en fous que ce soit nouveau ou pas, mais qu'on nous laisse le temps de les lire merde...Eh ben non, ce pavé de 700 pages écrit petit, tu te dois de le finir dans la semaine. Tu te démerdes, tu poses des congés, tu lis sous la douche, c'est pas leur problème. Et bien sûr que non tu peux pas prolonger, et puis quoi encore ? Et s'il se trouve que par malchance, tu l'oublies, ce putain de bouquin, à l'autre bout de la ville, vu qu'il te suit partout pour optimiser ton temps de lecture, genre s'il y a un silence à table, t'as presque envie de l'ouvrir, ça sera toujours quelques lignes de gagnées...alors, dans ce cas vraiment trop dommage, tu te retapes un bon trajet en métro dès que possible, et ce même si t'as aucune intention de repasser par là, pour la simple et bonne raison que c'est demain la date limite et qu'ils sont vraiment impitoyables sur les nouveautés, ils te collent des amendes direct et ils bloquent ta carte...mais sinon c'est des bibliothécaires hyper impliqués dans leur mission comme quoi on a tous le droit de lire, oui c'est un droit, quelle que soit ta couleur préférée et la race de ton chien...Seulement tu comprends, il faut poser des règles, sinon où irait le monde ?) à la caisse du supermarché mon téléphone se met à vibrer. Je ne réponds pas. Le caissier, je le vois dans son regard, pense que je suis quelqu'un de poli, alors qu'en fait le numéro qui s'est affiché n'est pas dans mon répertoire, faut pas chercher plus loin. Puis ça rappelle une deuxième, troisième, quatrième fois, toutes les deux minutes...sans laisser de message. Oh tu sais, à ce petit jeu-là ma patience n'a pas de limite, ça peut insister toute la nuit, si je sais pas qui c'est, tu peux toujours courir.

J'ai arrêté de compter depuis longtemps quand enfin on se décide à parler dans le répondeur. C'est Canada Dry. Ouais je sais, te fatigue pas à te justifier, t'as oublié qui c'est...C'est lui Canada Dry. Évidemment il veut qu'on se voie et tout et tout. Alors je me dis, comme ça en passant, qu'il y a une entité quelque part (oui, pourquoi pas là, ce serait cohérent) qui, malgré ma détermination (et crois-moi que pour renoncer au charmant, faut être vachement déterminé) veut pas que je sois monogame. Cependant je me donne à fond avec monamour. Par exemple on a réservé des billets de train pour le mois de juin...si c'est pas de l'engagement sur le long terme ça...

mardi 7 novembre 2006

♫ Dansons joue contre joue ♫

Oui ben eh, ça va bien, je suis pas non plus forcément à ta disposition tout le temps, j'ai aussi une vie et si tu veux que je te la raconte, faut me permettre de la vivre.

C'est vrai, hier c'était lundi et je t'ai pas raconté mon week-end, je le reconnais, c'est indéniable. Et puis ? on va pas non plus se laisser bouffer par la routine sous prétexte que lâcher la proie pour l'ombre c'est vachement risqué...Principe de précaution tout ça, ouh y en a marre. On peut bien se distraire quand même non ? Là on est mardi, je te fais un compte-rendu de mon samedi. Et ben la Terre tourne encore, tu peux vérifier...vas-y je t'attends...

Alors t'as vu ?

Samedi donc la soirée se déroule en trois temps, telle celle qui s'offre encore le temps de s'offrir des détours du côté de l'amour (comme c'est charmant). Ouais ben c'est pas vraiment ce que tu crois.

Premier temps. Le charmant charmeur chilien mixe à l'occasion d'un vernissage photo. Je fais un petit tour, je bois un petit coup et je m'esquive car c'est pas qu'on s'emmerde mais presque. Juste avant je reçois un appel de Canada Dry, y a trop de bruit, il me dit qu'il rappelle plus tard, ce qu'il ne fera pas (par contre il réitère lundi soir et je ne comprends pas où il veut en venir dans la mesure où il ne propose pas qu'on se voie, et bien lui en prend car il s'exposerait à un refus frustrant, il a raison de se préserver, mais alors pourquoi il appelle ?). Sur la route je croise un camarade du quartier, on décide de se retrouver au bar en bas (celui où je vais plus).

Deuxième temps. Mon pote le serveur est derrière le comptoir, ça tombe bien. Je te passe les méandres de la discussion pour aller droit au but. Autour de minuit mon pote annonce aux deux clampins qui restent qu'il va fermer (et ouais, c'est pour ça que ça va pas, ils ferment jamais à la même heure, comment tu veux que les clients s'y retrouvent) (et viens pas me ressortir mon laïus sur la routine que t'auras pompé ci-dessus. Je me contredis, ça fait partie du concept d'imprévisibilité, tout cela est très cohérent au final).

Puis on se retrouve lui et moi, il tire le rideau, il passe la serpillère. Je reçois un SMS du charmant me proposant qu'on se rejoigne au nouveau bar. On sort par la cuisine. Échange de bise d'au revoir. Je crois t'avoir déjà dit que ces derniers temps mon pote le serveur a tendance à être fort chaleureux et fort pressant dans ses bisous, au point que très souvent il m'embrasse plus sur la bouche que sur les joues. Perso ça me dérange pas. Là il met carrément la langue, ciel ! Mais qu'est-ce que tu fais !? m'exclamè-je, et bon d'accord c'est pas la question la plus pertinente que j'ai posée dans ma vie...Écoute, répond-il, t'as un copain, j'ai une copine, on n'est pas là pour se faire du mal. Je le coupe avant qu'il me ponde un syllogisme du style : donc on est là pour se faire du bien. On se quitte en bons termes malgré tout.

Seulement moi, avec l'esprit machiavélique qui me caractérise et que j'applique volontiers à autrui, je me demande si, étant donné qu'il y a un conflit latent entre eux (tu sais qu'un jour il a tenté de me démontrer à quel point le charmant c'est pas un mec bien), cette tentative de séduction n'est pas, avant la quête de satisfaction d'un désir purement sexuel, une manoeuvre sournoise et perverse, n'ayons pas peur des mots, pour cocufier, par mon intermédiaire, quelqu'un qu'il n'aime pas ? Je me le demande et ce n'est pas pour me plaire. Autant je peux comprendre (j'ai pas dit accepter) les pulsions primaires qui parfois s'expriment par nos corps...autant les stratégies à caractère manipulatoire, je dis non. Mais ce ne sont que des présomptions intuitives, tu vas encore me dire que ça n'a aucune valeur juridique, je sais bien, je fais pas son procès non plus, t'emballe pas.

Troisième temps. (Ça se dégrade, t'étonne pas). Je traverse le boulevard pour rejoindre le charmant. À peine entrée, dans une atmosphère enfumée et une salle blindée de monde, le patron me saute dessus Hé t'as vu qui est là ? Ben euh non...? Ah là là j'en peux plus, ils foutent un de ces bordels...Au début ils étaient en terrasse mais je les ai obligés à rentrer, ils faisaient trop de bruit. Le champagne coule à flots, c'est bon pour le moral du chiffre d'affaire.

N'insiste pas, je ne dévoilerai pas l'identité de cette personnalité (disons juste que c'est un comédien donnant dans le genre comique et plutôt bon) (mais délirant) qui, va savoir pourquoi, a décidé ce soir-là d'emmener sa petite clique dans un bistrot de quartier, histoire de s'encanailler en toute décadence. Par contre la décence, pas trop non. Tu le retrouves accroupi près des chiottes en train de consciencieusement lécher le visage de sa compagne. À sa table chacun roule des pelles à sa chacune, à croire que ça fait longtemps que ça leur est pas arrivé.

Et je ne te parle pas de cet autre comédien qui a fini ivre mort dans le caniveau, non je ne t'en dis rien, parce que je ne l'ai pas vu de mes yeux. Il a, dit-on, atteint le coma éthylique avant que je n'arrive et tu me connais, je voudrais pas calomnier.

Puis on rentre se coucher. Et pour se retrouver tout à fait, après cette soirée où on s'est peu vu, le charmant et moi, devine ? on valse, oui, mais pas musette, de Cythère...

lundi 10 avril 2006

C'est ben vrai ça

Souvent y a pas de justice.

Par exemple samedi, j'avais décidé d'aller à la laverie. Ouais bon, parce que j'ai pas de lave-linge. C'est con, hein. Mais c'est comme ça. Donc j'avais visé samedi, choix peu judicieux en soi vu qu'il y a des tonnes de gens qui visent le samedi pour aller à la laverie. Mais bon, si j'étais originale, on s'en serait rendu compte plus tôt. Sauf que Canada Dry est resté, en plus de la nuit, quasiment toute la journée chez moi, autant dire que je l'ai plus vu en 24 heures qu'en un mois. Et laissez-moi vous dire qu'il gagne à être connu, à part pour certains trucs où il peut nuire grave. Bref. Pas de laverie samedi.

Qu'à cela ne tienne, il reste dimanche. 15h30, encore au lit mais éveillée (normal quoi pour un dimanche). Je commence à me dire : allez ma fille, va falloir songer à la corvée lessive. Qu'est-ce qu'il y a à faire à cette heure-là le dimanche de toute façon ? Le tennis, je m'en fous un peu, le Paris-Roubaix n'en parlons pas, alors qu'est-ce que tu dirais d'une laverie ? Ah ben oui, volontiers...Et, je vous jure, j'avais presque posé un pied par terre quand le téléphone sonna pour me proposer de profiter du printemps sur une terrasse au bord du canal. Ça ne se refuse pas. Ben non, pas possible. Et après les choses s'enchaînent : maintenant qu'on est là, on va prendre l'apéro, et puis si on allait chez le Libanais, et puis un petit digestif, et puis la laverie ça fait bien longtemps qu'elle est fermée. C'est même presque l'heure qu'elle rouvre. Traîtresse...Pas de laverie dimanche.

Si vous croyez que je vais m'avouer vaincue pour si peu, ha, c'est bien mal me connaître. Qu'à cela ne tienne, il reste lundi. Oui, aujourd'hui. C'est du moins ce que je croyais encore ce matin. Car depuis, j'ai rencart au bar en bas de chez moi à 19h30. Sachant que je bosse jusqu'à 18h30, si quelqu'un peut faire une laverie dans l'intervalle, je veux bien lui confier mon sac de linge sale.

Alors faites-moi plaisir, tous en choeur : ♫ lundi matin, l'empereur, sa femme et le p'tit prince sont venus chez moi, pour me serrer la pince, mais comme j'étais parti, le p'tit prince a dit, puisque c'est ainsi nous reviendrons mardi...♫

Le vrai problème dans tout ça, c'est pas tellement de savoir quel jour j'irai à la laverie, c'est comment je vais m'habiller demain ?

SOS amor(t)

On va finir par le savoir que le 12 est mort (paix à son âme). L'actuel monamant s'est amusé à mémoriser toutes les variations sur 118 existant à ce jour. Je me suis endormie avant qu'il ait fini de les égrener.

Non, même pas vrai. Il ne donne pas dans le soporifique, surtout quand il lui passe ce genre de drôles d'idée par la tête. Autre exemple (tremblez braves gens) : et si, ce soir (on s'abstient de chanter, merci), on faisait l'amour sans préservatif ? Ben voyons, j'allais t'en parler.

Cet adorable jeune homme, que je côtoie depuis peu, à qui je n'ai juré ni amour, ni fidélité, et réciproquement (oui, moi aussi je suis une adorable jeune femme, quelqu'un a quelque chose à dire ?), que j'affuble secrètement du doux surnom de Canada Dry, car il a l'âge, la taille et la couleur d'ex-monamour, mais ce n'est pas ex-monamour, non, c'est Canada Dry (du mal à faire le deuil, moi ? vous plaisantez ou quoi)...ce jeune homme donc est problablement en excellente santé, je le lui souhaite, mais de là à jouer à la roulette russe...faut pas pousser mémé dans les orties.

D'autre part, qu'est-ce qui lui prouve que de mon côté tout va bien . Ok, j'ai l'air normale. So what, darling ? (oui, il aime qu'on parle anglais). Et alors ? (rassurez-vous, je ne suis pas malade, mais ça ne se voit ni à l'oeil nu, ni à la loupe).

Tout ça pour dire que ça fait vingt ans qu'on nous serine que Sans capote, faut surtout paniquer et il s'en trouve encore pour répliquer Même pas peur.

mercredi 29 mars 2006

Ada ou l"ardeur

Bon ben le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne brille pas par ma prolixité...(si ce mot n'existe pas, qu'il veuille bien m'en excuser).

En fait, j'ai bien essayé de vous concocter quelques trucs trop fendage de gueule, spécialement pour vous, foules immenses anonymes et mystérieuses, oui vous tous qui ne me lisez pas (pas encore, ah ah ! ma vengeance sera terrible...) (non ça n'a rien à voir). Et bien croyez-le ou non, c'est pas donné à tout le monde d'avoir des trucs à raconter. Ma vie est sans intérêt, voilà quoi, faut se faire une raison...

Mais non je blague ! Ma vie est trop passionnante, la preuve, j'ai même pas le temps de m'occuper de ce blog. CQFD. Well, ce que je voulais dire, pour recentrer le débat (vision optimiste de ce qui s'appelle plus exactement un monologue, voire un soliloque, ou encore un cri dans le désert...bon j'arrête. Après, ceux qui ne me lisent pas vont dire que je suis obsessionnelle, alors que hein, je ne vois vraiment pas pourquoi). Ce que je voulais dire donc, c'est que j'ai passé un week-end infernal. Voilà c'est dit. Allez, salut.

D'accord, d'accord, à la demande générale, je développe :

- tout d'abord, j'ai travaillé samedi et dimanche (vive le service public ! (sérieusement, je suis très attachée au service public. De là à dire qu'il m'aliène...ben pas plus que n'importe quel taff hein)).

- deuxièmement, j'ai fait la fête jusqu'à pas d'heure dans la nuit de samedi à dimanche, vous savez cette fameuse nuit où y a plutôt intérêt à se coucher comme Proust, parce que déjà qu'on perd une heure, ce n'est pas la peine d'en rajouter (pour le coup si, double dose de caféine si tu veux avoir une chance de te réveiller à un moment ou à un autre) (moi j'ai pris un autre).

- troisièmement, à l'issue de cette soirée, ex-monamour et moi-même nous sommes offert une séance de régression : je vous passe les détails, torrides (quand je vous disais week-end infernal, c'est ça aussi l'enfer, faut pas croire, y a pas que des mauvais côtés des fois). Alors bon, j'ai pas de conseils à vous donner, je ne suis pas qualifiée pour les thérapies de couple et les retours de l'être aimé plus vite que l'ombre de la lumière, mais...si je puis vous donner mon humble avis, eh bien il ne faut pas s'offrir de séance de régression avec ses ex. Non il ne faut pas. Et là, n'insistez pas, je ne développerai pas (juste un indice : chaos mental garanti à base de miel agrémenté de quelques gouttes de ciguë).

- quatrièmement, dimanche soir je me suis offert une deuxième séance torride (mais celle-ci était planifiée) avec Canada Dry, qui, selon toute apparence et malgré sa plastique remarquable, son intelligence et son humour, n'est pas le nouveau monamour. Non. Canada Dry est l'actuel monamant et c'est très bien ainsi.

Vous avez maintenant tous les éléments en main pour calculer mon temps de sommeil sur 48 heures...Plus proche de zéro que de l'infini n'est-ce pas ? Tirons-en la conclusion qui s'impose : lundi soir je n'avais qu'un idée en tête...DODO. Je me vautrai donc devant le téléfilm sur de Gaulle et m'endormis presqu'instantanément, avide que j'étais de ce repos bien mérité qui m'apporterait l'oubli (et m'éviterait de pester contre ma légèreté, mon inconséquence, mon masochisme et tout et tout) et là, tandis que de doux rêves commençaient à squatter mon inconscient...coup de théâtre : ta tan ! Euh non pardon : toc toc ! On frappe à ma porte. Mais qui cela peut-il bien être ? Je n'attends pourtant pas âme qui vive...des fantômes je ne dis pas, mais âme qui vive, point du tout...

Je vous le donne en mille : Monsieur Livreur-de-pizza ! Réaction mentale immédiate : tiens, je deviens somnambule, je passe des coups de fil en dormant...Oui je sais, je suis très naïve, car en réalité ce crétin s'était trompé de porte. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarghhhhh...J'ai mis trois plombes à me rendormir.