Affichage des articles dont le libellé est Gosse beau. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gosse beau. Afficher tous les articles

vendredi 11 mai 2007

♫ Who knows what you'll see, who you might meet ♫

Bon écoute, ce que je te propose, c'est qu'on fasse un bilan provisoire, en passant en revue ces personnages si attachants que tu rencontres par ici. Comme ça moi je vois à peu près où j'en suis, et toi tu pourras plus dire que tu les connais pas, et tout le monde il est content.

Le gars à la guitare (plan cul) (oui je te mets des repères entre parenthèses). Ce qui est marrant avec lui, c'est que jamais on se croise dans le quartier. À se demander s'il sort de chez lui. Je lui ai envoyé une carte postale de la terre de mes ancêtres et depuis j'y ai pas trop pensé. Dernier SMS reçu : aucune idée, j'ai pas conservé.

La grande dame (copine). Alors elle, les relations sont distendues, pour ne pas dire aléatoires. Le tai chi, on a un peu laissé tomber depuis qu'elle a rencontré un prof qui révolutionne sa pratique. Du coup elle est en plein apprentissage et faut que j'attende qu'elle soit prête. Dernier SMS reçu, 10 mai 2007, 20h52 Hello ! vernissage demain soir chez xxx...Bisou.

Ma copine la serveuse (copine). N'est plus serveuse au nouveau bar depuis le début de l'année car elle a du taff intéressant maintenant. Dernier SMS reçu, 6 avril 2007, 20h, Coucou, je vais passer dans ton quartier, si tu veux prendre un verre...Bon là j'ai honte parce que j'ai pas pu répondre dans la foulée et après j'ai zappé. Ne pas oublier donc : la rappeler urgemment. Phénix (copain). On n'arrête pas de se croiser dans la rue. Logique, il passe son temps à arpenter le quartier, en parfait bobo. Peut-être bientôt il va jouer aux boules, qui sait...Toujours avec sa nouvelle copine. Dernier SMS reçu, 29 avril 2007, 18h, Je te vois (du haut de son balcon)

Mon pote le serveur (copain). Est toujours serveur au bar en bas. Se creuse la cervelle pour savoir ce qu'il en est de moi et du charmant charmeur chilien. Reste sur sa faim mais compte sur la rumeur du quartier (pas plus informé) pour se tenir au jus. Je serais pas surprise qu'il milite dans l'ombren pour la rupture (alors que d'une part, c'est déjà fait ; d'autre part, mais qu'est-ce que ça peut bien lui foutre ?)

Canada Dry (plan cul). Appelle régulièrement bien que je ne réponde jamais. Ça m'épate. Parce que bon, un plan cul, au bout d'un moment, sans se voir je veux dire (et là j'estime que 12 mois environ, objectivement ça commence à faire), c'est périmé. Mais non, le gars y croit encore.

Le mystérieux inconnu (simple association d'idée, je comptais pas t'en parler) (plan cul pas testé). A fini par comprendre que y avait pas moyen. A passé récemment une soirée avec monamour, sans que ce dernier connaisse sa véritable identité (non mais on se croirait pas trop dans un film de capes et d'épées ?)

Le gosse beau (super plan cul). Le dernier SMS reçu n'a pas été conservé mais disait en substance Dommage. Seul plan cul non périssable à mon goût. au gré de vacances synchro, qui sait...

Mon pote (ami). A trouvé du taff moyennement intéressant. Est officiellement célibataire mais revoit régulièrement son ex, la voisine du charmant. À part qu'ils baisent pas, ça se voit pas que c'est son ex. Ça évolue très vite, je ne peux pas t'en dire plus ayant moi-même du mal à suivre. Dernier SMS reçu, 10 mai 2007, 18h34, P'tit apéro camarade ? Sinon dès qu'on se retrouve dans un local privé, soit chez lui, soit chez moi (mais on s'adapte aussi très bien chez les autres), on se met à chanter les Bérus, tout va bien.

Le charmant charmeur chilien (ex). Derniers SMS reçus, 10 mai 2007, Kwooaaa kwoO ?! (En pingouin ça ve dire comen vas tu ?) Oh tu fais vachement bien l'accent pingouin...Ça va et toi ? Ça va ! Jsors dma douche ! jvé à une soirée hype à xxx. Jsui à 300 à leur en ce moment ! (rien qu'à lire ça, j'ai le goût de la cocaïne dans la gorge). 11 mai 2007, 5h47, Le jour se lève à peine...Ça me ferait plaisir de partager cette matinée avec toi ! 8h11 Je rêve de re voir arriver ! Dors-tu encore ? Pars-tu au taf ? Veux-tu...? Et voilà, on n'est pas séparé depuis 5 minutes qu'on est déjà de parfaits étrangers l'un à l'autre...non mais franchement comment peut-il s'imaginer que je pars taffer à 8h du matin ?

Le pingouin (animal de la réconciliation). N'a rien à déclarer en ce moment, sinon tu penses bien qu'il se priverait pas.

Le Chanteur (plan cul pas testé et copain). Toujours invaincu à ce jeu stupide. Dernier SMS reçu, 6 mai 2007, 20h42, Coucou, un scrabble ma belle ? Ne manifeste aucune impatience, tout en espérant arriver à ses fins un jour ou l'autre.

Monamour (comme le nom l'indique). Est beau, drôle, intelligent, comme d'hab. Dernier SMS reçu, 10 mai 2007, 21h12, Je pars maintenant, j'arrive ds 25 mn mon xxx (petit surnom doux intime et secret)

La collègue kabyle (collègue). T'en fais pas, elle a survécu. Son mari voulait m'offrir un bouquet de fleurs. Elle lui a plutôt suggéré une bouteille de sky. Et voilà.

Oh moi tu sais, y a pas grand chose à dire de neuf à mon âge. Ah si tiens, depuis mon angine blanche j'ai pas fumé.

jeudi 15 juin 2006

In the mood for Love, etc

Oui, je sais ce que vous allez dire...Alors chantons les amis, en ce jour de retrouvailles (sous la fameuse grisaille parisienne, celle qui aura ma peau dorée), chantons ! ♫ Je rentre un peu tard je sais, 18 ans de retard c'est vrai, mais j'ai trouvé mes allumettes, dans une rue du Massachusetts...C'est moi, c'est l'Italien, est-ce qu'il y a quelqu'un ? ♫ Oui bon voilà, I'm back.

Je vous propose une approche thématique de ces dernières semaines.

L'opération.

Entrée à l'hosto à 18h, anesthésie à 18h30, réveil à 19h15 (pas de morphine malgré mes tentatives d'apitoiement), retour en chambre à 20h, remise en liberté 48h après. Emballez, c'est pesé. En bonus 3 semaines d'arrêt de travail pour cause rendez-vous hebdomadaire avec le gynéco. Ok je prends.

La plage.

Eau chaude, soleil de plomb, léger vent, pédalo (ouais j'ai fait du pédalo. Même que le gars nous a pourchassé parce qu'on s'éloignait trop de la zone balisée. C'est vrai qu'on commençait à se dire que la mer s'agitait drôlement). Je suis pas loin d'être noire, ce qui est du plus bel effet au taff : Alors ma pauvre, ça va mieux ? Oh mais tu as vraiment bonne mine...Euh oui, la luxthérapie, tu connais pas ?

La fête.

À l'ombre des platanes, les débuts de soirée sont doux, cueillez, cueillez vostre jeunesse...Les dîners en terrasse. La nuit à nous.

J'ai dansé dans une boîte où la moyenne d'âge était effrayante. Imaginez une foule de gens tous nés APRES 1985. Un jeune homme voulait m'inviter chez lui (vu qu'il habitait juste à côté. C'est marrant comme ils habitent tous juste à côté hein ? Viens, c'est pas loin...Ils ont des prix à cause des nuisances sonores ou bien c'est un baratin standard ?). J'ai refusé mais nous avons discuté. Comme il s'enquerrait de mon âge et que j'annonçais 25 (ouh la menteuse ! Oui bon, mais dans ces milieux hostiles, faut bien s'adapter pour survivre...), il a eu un regard étonné qui voulait dire "waw, mais t'es vieille alors ?"...ce qui en un sens est flatteur, vu qu'en réalité j'ai 82 ans...mais bon faudrait leur dire qu'il y a une vie après l'adolescence quand même.

L'amour.

Ça se complexifie. Forcément. Le gosse beau (souvenez-vous, champion de la dictée de Pivot, il remet son titre en jeu tous les ans, même pas peur) m'a rejoint quelques jours autour de l'Ascension (non, c'est pas une région. Là ousque j'étais, pour vous donner un indice, les aides-soignantes m'appelaient peucheurette). Ça se confirme, nous avons bien 11 ans d'écart...Il se nourrit de hamburgers (notamment celui qui te met du soleil à l'intérieur de toi) et de kebabs. Moi je mangeais les frites...Mais si c'est pas mimi de poser des congés spécialement pour moi ! Bref il a fait chaud.

En parlant de coup de chaud, j'ai bien failli perdre mon permis de conduire. J'vous raconte ? Bon allez, c'est bien parce que c'est vous. Mais attention, il ne faut pas reproduire cette expérience à la maison, elle a été réalisée par des spécialistes. Petit matin, sortie de boîte. Je suis au volant. Le gosse beau n'est pas vraiment d'accord mais j'insiste en lui disant que de toutes façons on va se faire arrêter, et que si quelqu'un doit se sacrifier, c'est moi, vu que lui il a vraiment besoin de sa caisse, tandis que moi, hein, à Paris c'est métro-bus de nuit-éventuellement taxi, alors...En fait sous cette façade altruiste se cache une puérile envie de conduire sa voiture de ministre avec GPS intégré...Nous roulons. Je lance pour rire "Eh te retourne pas, j'crois qu'on est suivi". D'un coup d'oeil dans le rétro, le gosse beau m'annonce qu'il s'agit d'une voiture de police et qu'ils nous font des appels de phare. Ah ! alors ? c'est qui madame Soleil ? hein ? c'est qui ? Bonsoir, dites-moi mademoiselle, vous chaloupez un peu là hein ? Vous avez consommé ? Oh non, pensez-vous, en plus j'habite juste à côté (toujours dire qu'on habite juste à côté, les jeunes l'ont bien compris). Vous avez les papiers du véhicule ? (Il faut vous dire que la voiture a une plaque toute chelou car elle est immatriculée en France mais depuis l'étranger, ce qui lui fait une tête bizarre). Pendant qu'il s'éloigne pour lire la paperasse, je demande au gosse beau de me passer un chewing-gum, vu que peu de temps auparavant il m'a appris, mais c'est à vérifier, et non pas à expérimenter je répète, que ça fausse l'alcootest. Pas le temps, il me file celui qu'il a déjà dans la bouche. Est-ce que ça suffira à masquer la vodka ? Je me vois déjà interdite de conduite pour les siècles des siècles avec PV qui mettra sur la paille ma descendance jusqu'à extinction de la dynastie...Le flic revient, me recommande la prudence et roule Mimile ! Bénissons l'entité divine qui a voulu qu'ils n'aient pas le matos pour me faire souffler, loué soit le Seigneur qui rend la police indulgente !

Le gosse beau est reparti dans sa lointaine contrée. Exit le gosse beau. Entrée en scène d'(ex)-monamour. Oui, y a des parenthèses sur l'ex. Après de longues heures au téléphone au cours desquelles je lui faisais part de mon ras-le-bol de cette relation bâtarde, (ex)-monamour me dit qu'il m'aime, que c'est sérieux, et pour le prouver, il me rejoint en louant illico presto un studio dans cette petite ville de province où je coule des jours heureux de convalescente qui fait la teuf. Inutile de préciser que nous avons passé des vacances de rêve. Oui inutile. Le seul hic, c'est qu'il y est encore, ayant pris une location mensuelle...Avec l'idée, en prime, de s'installer dans la région. Mais sinon on est ensemble...Je viens de recevoir un mail où il écrit en lettres capitales JE T'AIME. Je ne sais pas quand on se reverra. Tout cela est d'une simplicité les amis...D'où les parenthèses, restons prudents.

Parallèlement j'ai reçu plusieurs coups de fil d'un mystérieux inconnu avec qui j'aurais discuté dans une soirée et qui a très envie de me revoir. Je ne vois pas du tout qui est ce jeune homme, c'est bien simple : je ne le connais pas et surtout, je ne lui ai pas donné mon numéro de téléphone malgré ce qu'il prétend (mais qui alors ? qui a osé lui donner mes coordonnées sans m'en parler ? Un traître ou une traîtresse se cache parmi mes connaissances, je mène l'enquête).

Pour corser le tout, le charmant charmeur chilien se rappelle à mon bon souvenir par SMS interposés.

Pendant mon absence :

Soigne toi bien ptite marmotte ! jtenvoie plein pleins dbizous !

Hello ! Jespère ke tu vas bien é ktout se passe bien pr toi Je pense à toi é jtenvoie plein dpensées positives et pleins dbizous !

Profite bien du soleil ! Bonnes vacances !

Jtenvoie une pensée chaude pr cette douce soirée d'été !

Dès mon retour :
On peut svoir demain pr le ptit déj ? En fin dmat ou débu daprèm si ta besoin de te reposé ? Le soir jboss juska minuit !

Domage ktu taf demain. Dtoute façon on svoa bientot ! Bonne nuit ptite marmotte

Comment résister ? Faut-il résister ? Je vais m'allonger sur le divan et on en reparle.

mercredi 10 mai 2006

♫ Does the body rule the mind or does the mind rule the body ? ♫

Bon. On en était que Ada kiffe trop la morphine. Ami lecteur, si tu débarques sur ce blog, sache que je ne suis pas une junkie, non, reporte-toi plutôt au post précédent et tu comprendras mieux.

Je vous la fais courte : sortie de l'hôpital, baignade interdite pendant une semaine (bon j'avoue, j'ai fraudé. Mais faut dire aussi, pas se baigner aux Antilles hein, on s'ennuie vite...). Visite de contrôle en fin de séjour : tout est nickel. Fin du flash-back.

Samedi 7 mai 2006. Éveillée par une envie matinale (enfin matinale...grasse matinale quoi, vous me connaissez), je m'extrais du lit d'ex-monamour (ben oui, je me trouvais dans son lit, mais par le plus grand des hasards hein...à moins qu'il ne s'agisse d'une coïncidence...oh vous ici ? ben ça alors, si je m'attendais...) et là catastrophe, non mais c'est pas possible, ça recommence ! L'anesthésiste avait raison.

Je rentre chez moi, prépare une petite valise (nuisette, affaires de toilette, livres, pique-nique), téléphone à ex-monamour pour lui confirmer que je vais bien passer le week-end à l'hôpital (ce qui nous fait hurler de rire tellement c'est drôle. L'ironie du désespoir quoi).

J'arrive aux urgences gynécologiques et d'une voix assurée, genre professionnelle de la santé, j'annonce que j'ai une bartholinite. Pourriez-vous m'indiquer ma chambre s'il vous plaît ? Je prends du thé le matin, pas trop grillés les toasts, merci, et sans télé...Comment ça je dois passer par la salle d'attente ?

Deux femmes enceintes y sont déjà depuis plusieurs heures. Elles parlent de leurs envies :

- Moi je mange plein de fruits : des bananes, des mangues, des pommes...

- Oui, et des pêches et des abricots aussi.

- Ah non, pas les pêches ni les abricots. (Elle aurait pas un peu l'esprit de contradiction celle-ci ?) Des kiwis, des prunes...

(Et des scoubidous bidous non ?)

Ex-monamour me rejoint. Les heures passent. La salle se remplit et, dis donc, tous les gens qui arrivent après moi passent avant moi, c'est pas de pot hein, elles sont toutes prioritaires. En fait elles sont toutes enceintes, enfin c'est ce que j'en ai déduit...Entretemps j'apprends que c'est une journée très particulière, ils ont jamais vu autant de monde, c'est bien ma veine...Ben au moins je suis sûre de pas être cocue (oui, en même temps je suis célibataire, ça limite les risques).

Une demi-journée plus tard c'est mon tour. La gynécologue m'examine. Mais c'est énorme ! Alors là non, excuse-moi petite, mais en tant qu'ancienne combattante de Bartholin and co, laisse-moi te dire que c'est bien moins impressionnant que l'été dernier, rien à voir, tu serais pas chochotte toi des fois ? Et ça vous fait pas mal ? (Pourquoi ? Y a moyen d'avoir de la morphine là ?) Ben non, même pas mal...Mais ça serait pas plutôt un kyste ? Ben écoutez j'en sais fichtrement rien moi, je suis pas le médecin, je suis la patiente (je crois que ça n'est plus à prouver, ça fait des plombes que je suis là, alors oui d'accord, avec ex-monamour on se bisoute pour que le temps passe plus vite, mais je l'ai quand même bien mérité mon titre de patiente). Bon, ça n'a pas l'air très urgent. Je vais vous prescrire des antibiotiques et vous reviendrez la semaine prochaine. Si ça ne s'arrange pas on opèrera.

Mouais...ça serait pas plutôt qu'ils ont pas de lit ? Enfin bon j'étais quand même contente qu'il me garde pas...Depuis je me gave de médocs et je scrute mon anatomie à intervalles réguliers. Je ne vous cache pas que je ne suis guère optimiste car force est de constater que ça ne diminue pas. J'aurais même tendance à penser que ça augmente...damned ! Voilà pourquoi il ne faudra pas s'étonner en cas d'absence. Pour résumer : silence radio = Ada à l'hosto, c'est noté ?

Non mais c'est sympa l'hôpital. Étant donné la qualité de la bouffe et les activités diverses et variées à disposition, ça fait cure de sommeil et d'amaigrissement en même temps, tellement pratique...

Et puis j'ai reçu un SMS ô combien réconfortant de la part du gosse beau :

Ah merde pas de chance en ce moment ! (allusion à un deuil récent) Le moral et bon ? (ouais bof, c'est quand même un peu la loose pour être tout à fait honnête, mais on fait aller quoi) Si tu veut parlé (oui je conçois bien qu'il se sente plus à l'aise à l'oral) il n y à pas de problème bon courage les soucis de santé Ce n est pas faciles (bel effort pour l'accord mais encore raté !) bonne soirée bisous

Merci au gosse beau. Son orthographe fleurie suffit à me redonner le sourire.

(J'ajoute que dernièrement j'ai dormi 5 jours consécutifs (de jeudi à lundi pour être précise) chez ex-monamour, on a passé beaucoup de temps en amoureux, il m'inonde (oui bon, on se calme) de tendresse (entre autres, oui) mais sinon, rassurez-vous (en choeur s'il vous plaît) : on-n'est-plus-ensemble.)

jeudi 4 mai 2006

L'éducation sentimentale

Alors là, si je m'attendais à ça...

Figurez-vous que le gosse beau (oui on va l'appeler ainsi, ça lui convient parfaitement étant donné son physique et son âge) m'envoie des SMS...Comme j'vous l'dis. En se quittant on s'était dit (ça devient un rituel) À bientôt (c'est du comique de répétition). Et voilà ce que je reçois :

30 avril 23h27
bien rentré (je suppose que c'est de moi qu'il parle, car lui il ne rentrait nulle part ce jour-là) tu à pu te reposé à bientot peut etre bisous

30 avril, 23h38

tu fait quoi ce soir ? (rien) tu es de sortie ? (non) je viens de rentré j'ai mangé au resto avec mes parents et je suis déjà au lit (moi aussi) besoin de repos !!...(allusion à peine masquée à nos torrides étreintes du petit matin)

30 avril, 23h47

appelle moi quand tu veut bonne nuit biz (ok bonne nuit)

2 mai, 7h25 (après avoir roulé toute la nuit pour rejoindre sa lointaine contrée)

dur dur la reprise et toi pas trop dur ce matin ? (oh si, terrible la reprise, une demi-journée de retard, rien que ça) à tu une adresse mail ? (oui, je suis à la pointe de la technologie malgré mon âge avancé, hé gamin tu m'as pris pour qui ?) bisous bonne journée

3 mai, 21h50

salut désolé mais je n'ai pas le net pour 3 semaines je suis à XXX j ai un week end dans 3 semaines je n'ai encore rien de prévu je te donnerai les dates où je suis libre et tu me diras ce que tu fait (ah oui ? ah bon) bonne soirée biz

3 mai, 22h57 passe une bonne nuit je vais me couché fait de beau reve biz (bonne nuit)

3 mai, 23h08
tu ne m'à pas dis quant tu était libre (ben j'en sais rien, un peu tout le temps, je fais pas de planning)

3 mai 23h14 je passerai te voir je ne connais pas paris tu me feras visité ?

3 mai, 23h23 je t'embrasse (moi aussi)

Alors bon, ce sont des SMS, certes...Mais quand il y a des accents on ne peut pas mettre ça sur le compte de la précipitation ou de l'inattention...les accents c'est forcément intentionnel. Obligé. Eh bien moi je suis peut-être snob ou petite nature, je veux bien reconnaître que l'orthographe-grammaire c'est parfois/souvent arbitraire mais, eh oh, y a des limites...je suis choquée. Bon j'ai pas non plus monté une cellule psychologique post-traumatique hein, mais quand même. Je précise que le gosse beau est parfaitement francophone, c'est sa langue maternelle.

Alors s'il croit qu'on va escalader la tour Eiffel ou chatouiller les gargouilles de Notre-Dame, il se met le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Non, je vais plutôt lui présenter un bon pote, Bescherelle de son nom. Au programme : auxiliaire avoir et préposition à, pourquoi et comment ne pas les confondre ; accord des verbes, participe passé ou infinitif ?

J'appréhende un peu cette éventuelle visite dans la mesure où, comme je vous disais, on se connaît pas des masses. En même temps un week-end sous la couette c'est sympa. Et puis si on s'ennuie, on pourra toujours faire des dictées...

mercredi 3 mai 2006

♫ Sea, sex and sun ♫

Ada revient et elle est pas contente.

D'abord, il s'est passé des trucs tristes de la vie, et surtout de la mort, pendant mes vacances. Ensuite je suis rentrée sous la grisaille pluvieuse de la capitale et comme accueil on fait mieux. Bon d'accord, depuis ça s'est arrangé mais c'est pas une raison pour pas râler. À la fin de la récré, on râle, par principe. Et n'oublions pas que j'ai un bronzage à entretenir. Alors soleil à tous les étages ou ça va barder. Ne parlons même pas de la reprise du taff. Non, n'en parlons pas. Parlons plutôt de choses légères et superficielles.

Par exemple, comment, par une douce soirée printanière, je m'en allai (les poings dans mes poches crevées) (non messieurs-dames, car j'ai un certain standing, mes vêtements ne sont point troués...évidemment je n'ai pas le talent d'Arthur mais jusqu'à preuve du contraire je ne suis pas non plus cul-de-jatte) (oui j'exagère, je sais), je m'en allai en joyeuse compagnie boire le verre de l'amitié. Comme on est très très potes, on est obligé d'en boire plusieurs de verres, logique. Nous étions dans un bar chaleureux à la lumière tamisée et aux portions généreuses (pour les habitués) et il y avait un jeune homme que j'avais rencontré il y a de ça une bonne année, voire même 18 mois et plus si affinités.

Ce jeune homme étant de par sa personne l'ami de mes amis, j'avais eu, à l'époque et comme de bien entendu, un a priori positif à son égard, car, c'est mathématiquement postulé, les amis de mes amis sont mes amis...les ennemis de mes amis sont mes ennemis...et les ennemis de mes ennemis sont mes amis (et avec ce genre de formule, t'es trop une bête dans la manipulation des nombres négatifs). Lors de cette première rencontre, lâchons le mot, nous nous étions physiquement plus. Et avions passé une bonne nuit. Très bonne même. Et puis, en blaguant, car on est des farceurs, et pourtant on n'a même pas fait l'école du rire (le sens de l'humour, c'est inné oui ou merde ?), on s'était dit À bientôt, hi hi, sachant qu'avec tous ces kilomètres qui nous séparaient hein, on n'était pas près de se revoir. Pour plus de détails, je pourrais vous dire que l'endroit où il travaille, celui où je vis et celui où nous passons parfois pour les vacances (le seul lieu que nous ayons en commun si vous suivez) sont peut-être équidistants, c'est possible mais j'ai pas fini de mesurer, en tout cas, ce qui est sûr c'est qu'ils sont espacés de plusieurs centaines de kilomètres. Prenons un exemple pour imager notre propos : je travaille à Madrid, il travaille à Rome, nous passons nos vacances à Paris (eh oh je suis pas folle au point de passer mes vacances à Paris, j'y vis) (oui je sais c'est un exemple, je l'ai dit en preum's j'vous ferai dire). Enfin bon, avant de se paumer dans ce dédale de circonlocutions, disons que les probabilités d'une rencontre prochaine, eu égard à nos vies respectives, et toutes choses étant égales par ailleurs, étaient faibles (les probabilités).

Et là, dernièrement, pas plus tard que le week-end dernier, nous nous revoyîmes et nous nous plûmes à nouveau. Et je trouve ça troublant car, voyez-vous, quand je dis jeune homme ce n'est pas une figure de style...c'est un homme oui bon, mais surtout il est jeune. Très jeune. Beaucoup plus jeune que moi (qui suis pourtant excessivement jeune, 82 ans c'est vous dire). Il a 10 ans de moins que moi (donc 72, bravo les matheux). Et encore, je dis 10 ans, c'est peut-être 12, je ne sais plus exactement...Il se trouve qu'il est fort bien fait de sa personne, c'est indéniable ; cependant nous n'avons que peu échangé, je ne sais pratiquement rien de lui, ni lui de moi, je doute que nous ayons de réels centres d'intérêt communs, à part danser jusqu'au bout de la nuit en sirotant des boissons rafraîchissantes...

Et malgré tout, comment dirais-je, nous avons une compatibilité sexuelle époustouflante. En tant que femme libérée je mets un point d'honneur à clamer haut et fort que le désir et l'amour sont tout à fait dissociables, genre je peux aimer platoniquement et m'envoyer en l'air avec le premier venu juste pour le plaisir. Sauf que c'est à nuancer...(preuve que ce n'est pas si facile) (d'être une femme libérée...vous dormez ou quoi ?). Je sais pas pour vous, mais moi pour avoir envie de faire l'amour avec quelqu'un et surtout pour que ce soit réussi, il ne me suffit pas d'admirer plastiquement un beau gosse.

Ben là si.

Et alors mes aïeux, quel feu d'artifice ! Vous voyez le 14 juillet un jour de coupe de monde du foot, au moment de l'abolition de la peine de mort et de la chute du mur de Berlin, tandis qu'on célèbre le carnaval des agités au son joyeux des tambours et trompettes ? Et ben c'est rien à côté.