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lundi 8 janvier 2007

Sortez les violons

Si je te dis que je suis pas une sainte et que je m'appelle pas Antoine, je ne t'apprends rien. Eh ben figure-toi que, malgré tout, c'est pas les tentations qui manquent.


Tentation 1. Vendredi je reçois ça : Jsuis en rut ! Comme je suis au taff, je me limite à : Mmmm, ça ouvre des perspectives intéressantes...Plus tard au nouveau bar : T priz ce soir ? Ben oui...(je prends l'apéro avec mon pote avant de retrouver monamour). Bon...À demain ptèt. Domage jmété rasé. Bonne soirée (beau joueur le charmant quand même) (mais il est pas violoniste).

Tentation 2. La soirée avec monamour se passe on ne peut mieux (son genou s'assouplit, à toi d'imaginer le reste). Vers deux heures du mat, SMS non identifié : Salut c un peu brut (ben salut c'est surtout une formule de politesse un peu familière mais tout à fait convenable) tu fais quoi copine ? (je dors) On est à deux, on voulait savoir, même fatiguée et que tu te réveilles, de passer un moment intense ensemble, viens allez ! Ouh là c'est quoi c't'affaire ? Je n'ai aucune idée de qui ça peut être. En revanche je saisis parfaitement le message : on me propose une partouze en bonne et due forme. Bon. Puis : Ça serait sympa que tu répondes même si c un peu le délire, dis un truc, bisous quand même. Ça insiste en plus. Alors je fais un effort : 1 truc (je suis pas la dernière pour rigoler t'as vu ?) ou plutôt 2 : je dors...c'est qui ? C Bernard et Bianca et on a envie de délirer avec toi voilà.

Bernard et Bianca...un couple du quartier. Combien de fois Bernard m'a-t-il dit : Tu sais que je ferais bien un gros câlin avec toi ? Combien de fois Bianca m'a-t-elle dit : Tu sais Bernard parle beaucoup mais les actes ne suivent pas...? Et voilà qu'en pleine nuit, visiblement un peu attaqués, leur prend l'envie d'un plan à plusieurs, si c'est pas mimi, et ils pensent à moi comme troisième violon.

Ça commence à faire là non ? Un peu d'exercice pour sublimer tout ça ? Dimanche matin, à l'heure où d'habitude je m'en paye une grasse, séance de tai chi chuan, avec la grande dame, dans le parc du coin. Il fait beau, c'est la teuf. Et vas-y que j'empile mes vertèbres, que je brosse mes genoux, que je descends mon centre de gravité. Bon je débute hein, alors le coup de pied du lotus ou l'aiguille au fond de la mer, je maîtrise pas bien encore. Mais y a une figure qui m'attire, ça s'appelle jouer du violon...

Ah oui tiens, j'allais oublier, y a un film magnifique à l'affiche, depuis que j'en suis sortie je me dis que oui, il y a encore de la musique, mais la route est longue...ça serait dommage que tu le rates, enfin bon c'est toi qui vois (oui, c'est une bonne idée, vois-le donc). Je te laisse deviner le titre mmm ok ? on fait comme ça ?

jeudi 6 avril 2006

Le fabuleux destin d'Ada Poulain

J'aime Albert Dupontel acteur. J'adore Albert Dupontel réalisateur. Même si Bernie, son premier opus, restera mon film-culte, Enfermés dehors c'est pas mal non plus. Un cartoon social comme il dit. Et j'ajoute : rock'n roll. Ou comment être à la fois au coeur du problème et en total décalage.

Or donc, après cette délicieuse séance, je me dirige vers la sortie de la salle obscure...et sur qui que je tombe, hein ? (attention, c'est une expression, je ne me suis ni vautrée, ni étalée, ni gamellée. Droite dans ses bottes la fille) (sauf que j'en porte pas) (je suis pas une va-nus-pieds non plus eh oh).

Mais d'abord, faut que je vous dise (en fait là, je vous parle en direct d'Hollywood, École du scénario, si si, j'ai un exercice à faire sur le suspense. Je crois que je suis douée...), Paris est une grande ville, on est tous d'accord (ça fait partie de la technique du suspense de sortir des banalités, alors venez pas vous plaindre, je respecte la procédure)...on en était où ?...gna gna gna...grande ville. Pas en superficie, je vous le concède, mais niveau population, qu'elle soit sédentaire ou nomade, ça grouille, ça fourmille, on en croise du monde (à part les prisonniers). Pour rencontrer quelqu'un de sa connaissance, faut avoir rencart.

C'est ce qu'on croit. Je m'en vais vous prouver l'inverse.

Car moi y a une personne que je vois surgir partout : boulevard de Charonne, dans les couloirs de Châtelet ou de Madeleine, et encore une fois hier soir dans le 13ème arrondissement...toujours la même, à croire que ♫ Destinés, nous étions tous les deux destinés ♫...Si c'est le cas, le Père Noël est vraiment une ordure, parce que merde, loin de moi l'idée d'être méprisante, mais on est trop mal assorti, je vous assure chacun de nous mérite mieux. Surtout moi (oh ça va, je plaisante).

Bien, à ce stade, tout le monde se fout de savoir de qui il s'agit. Mais je vous le dis quand même : le killer de hamster. Parfaitement.