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lundi 4 juin 2012

Titus - Les inédits #3

Une conversation à caractère gastronomique car il faut bien manger pour vivre, avant de mourir.

Jeudi 3 mai

13h07 Bonjour Ada, une belle pensée pour toi à l'heure de ta pause. Moi je ne vais pas tarder à aller au travail.

13h12 Bonjour Titus, la matinée [sur mon lieu de travail] a été particulièrement pénible (relecture d'un cahier des clauses techniques particulières totalement abscons suivie de la visite trimestrielle des locaux), heureusement le soleil est au rendez-vous pour la pause. Bon voyage en vélib !

13h15 Exact il y a une petite éclaircie, je l'avais commandée spécialement pour toi. J'espère que ton après-midi sera bien meilleur (pas vraiment non, d'autant que la journée d'activité s'est clos sur une visite chez le pédiatre avec mademoiselle A)

13h19 Merci pour cette délicate attention, bonne journée à toi

13h25 Merci, je t'envoie plein de petits baisers par le prochain nuage

19h44 Je reçois tout juste ton nuage de baisers (trop mignon !), il faut croire que les voies aériennes étaient encombrées et les vents peu favorables, d'ailleurs cette journée n'a été qu'un tourbillon. Je t'embrasse

20h15 Profites-en pour te poser un peu si mademoiselle A ne joue pas les terreurs. Je sors d'un moment un peu agité moi-même mais ça se remet en place et je vais pouvoir déguster tranquillement mes lasagnes au poulet et champignons Picard (c'est le genre de plat que je n'achète jamais chez Picard. Autant les pizzas, tartes salées en tous genres, dérivés de la pomme de terre, voire poisson, ça y va et ça me sauve la vie (littéralement) autant les lasagnes non. Je devrais peut-être tenter)

20h55 Je vois que tu opères un retour vers le surgelé canal historique et que la lasagne, en bonne pâte, se décline à toutes les sauces. (il avait mangé des lasagnes la veille) (cet homme ne se nourrirait-il que de lasagnes ? Je savais bien qu'il n'était pas clair) Moi j'ai mangé un fromage au poivre qui chirdé sa reumda (pecorino pepato) (mes fromages favoris sont ceux au lait de brebis)

21h05 Exactement, et accompagnées de sa part de flan règlementaire. Un fromage au poivre, tu as viré végétarienne ?
21h05 Ma relève est arrivée, il était temps, je suis vanné !
21h06 Vivement ce week-end bien mérité !

21h12 Moi aussi je suis morte (mais pas encore végétarienne non)

21h24 Je ne t'ai encore jamais vu manger un morceau de viande, même si tu as déjà essayé de me dévorer après m'avoir lacéré le cuir avec tes griffes (je suis assez orale finalement faut croire)

21h28 J'allais dire : tu ne m'as jamais vue manger, mais en fait si. Fut un temps je fréquentais beaucoup Le bœuf couronné dont la clientèle est largement carnivore (leur viande est très bonne, très bien cuite, très (trop) copieuse. Je conseille aussi le baba au rhum que tu arroses toi-même avec la bouteille à disposition)

21h34 Ah oui ? J'y suis allé une fois, les serveurs sont assez flippants, on dirait des vampires tellement ils sont livides (ils doivent être privés de viande) (je n'ai pas noté cela, j'ai le souvenir d'un accueil chaleureux mais il faut dire que nous étions des habitués)
21h35 Et ma chair n'est pas très fraîche mais encore assez tendre à ton goût ?
21h36 Oui je t'ai vu dévorer un activia (la seule fois où il a réellement dormi chez moi, je ne lui ai pas proposé de petit déjeuner mais enchevêtrés sur le canapé nous avions mangé un yahourt chacun) et aussi quelques frites (le samedi soir au bar, une assiette de frites me tient souvent lieu de dîner)
21h37 Et puis des mezzés au restaurant grec (le seul vrai repas que nous ayons partagé, souvenir très agréable)

21h38 Oui j'y allais assez souvent le week-end, notamment parce qu'ils servent très tard et qu'on pouvait débarquer après un long prime time arrosé

21h39 Demain c'est la cérémonie pour le bébé dont je t'ai parlé, je ne pourrai pas y aller mais je vais écrire une petite carte pour la maman
21h40 Ah oui je vois bien, et maintenant tu préfères rester sur le liquide

21h40 Ta chair est à point, cuite à cœur (je le pensais sur le moment ; avec le recul je dois reconnaître qu'elle n'est pas dans le haut du classement)

21h52 Merci ! j'adore la tienne aussi, douce tendre et ferme à la fois

22h05 La dernière fois que j'ai écrit mes condoléances, c'était pour un père dont la fille s'est suicidée. C'était plus facile que dans ton cas il me semble, parce que j'avais connu sa fille et j'ai pu lui écrire tous les bons souvenirs que je garde d'elle. Bon courage donc pour trouver les mots

22h08 Oui je crois que je vais faire simple...
22h25 Je te remercie et je t'embrasse. Je te souhaite une bonne fin de soirée et une douce nuit. Te savoir dans les parages me rend cette ville plus familière et sympathique

22h30 Repose-toi bien, je t'embrasse

vendredi 29 avril 2011

♫ Je ne voudrais pas refaire le chemin à l'envers ♫

Un bébé, ça s'éveille chaque jour un peu plus et c'est tout à fait charmant. Après être tombée en amour du paravent de la chambre parentale (alias son confident le paravent), des spots du salon (alias ses potes les spots) et des jeux d'ombre et de lumière sur la paroi de son landau (alias mais qu'est-ce qu'elle peut bien mater avec ce regard extatique ??), mademoiselle A gratifie maintenant ses parents de grands sourires édentés.

Quand je dis "ça s'éveille", c'est aussi au sens littéral, ce qui laisse beaucoup moins de temps en journée pour vaquer. Là par exemple j'avais bien envie d'être un peu tranquille mais elle avait décidé que je devais la prendre dans mes bras tout en me déplaçant (ah ben oui, des fois tu crois que tu vas pouvoir la bercer gentiment en lisant le journal sur Internet, eh ben non, tu te bouges les fesses ok ?). Alors musique maestro je me dis tant qu'à faire. Je commence à lui chanter Du côté de chez Swann (je ne sais pas pourquoi il ne me vient que de la variété préhistorique dans ces cas-là) et réalisant que je ne connais que le refrain et que ça risque d'être un peu court jeune homme, j'envoie Deezer en suivant les paroles sur un site quelconque (karaoké fait maison). Et puis une chose en entraînant une autre, on se retrouve, moi à vocaliser sur Vanina ah ah ah, ah ah ah ah...et elle à excessivement kiffer (elle n'a apparemment pas l'oreille absolue) (ou elle aime vraiment beaucoup sa mère) (ou elle a des goûts de chiottes), du coup je me dis attends, on peut pas en rester là, on va s'envoyer du bon à un moment quand même, c'est parti pour Je t'emmène au vent. Je me donne à fond et là elle s'endort, va comprendre. Donc je la remise dans sa chambre et normalement on dispose d'une demi-heure, estimation basse.

Alors évidemment au moment où j'écris ça, je l'entends protester, j'enfourne la tétine pour faire taire la charmante enfant (qui va me laisser terminer cet article maintenant que j'ai commencé nom de dieu) et elle fait les yeux doux à son tour de lit (je crois qu'il y a quelque chose entre elle et le petit chien dans la voiture rouge).

Si tu veux bien on va parler un peu de moi maintenant. Parce que moi camarade, figure-toi que suite à la fabrication suivie de l'expulsion de mademoiselle A, je fais de la rééducation périnéale, parfaitement. Avec un représentant de la première entreprise de France, qui loin d'utiliser une sonde préfère travailler manuellement : nos séances commencent généralement par un Bonjour, ça va ? après quoi je m'allonge et sans plus de manière, l'artisan en question m'introduit deux doigts qu'il bouge avec dextérité, forcément, par ici ou bien par là selon le côté du muscle qu'il entend solliciter. Au début on se sent pas hyper à l'aise mais à force on s'habitue et finalement on y prend goût (ça t'excite hein) (alors tu te calmes parce que c'est une femme je te signale) (j'étais sûre que ça t'exciterait encore plus). C'est surtout que si je peux éviter de me pisser dessus dans quelques années, j'aime autant (la ménopause suffira, on va pas en rajouter).

L'autre jour j'en sortais en sifflotant, un peu de soulagement, un peu parce qu'il faisait beau, et je répétais dans ma tête les exercices qu'il faudrait réaliser à la maison (les portes battantes, dites aussi côté-côté, la pince de fête foraine et le pont-levis) (c'est très sexuel comme tu vois), tout en pénétrant dans le supermarché devant lequel s'activaient nos amis du samu, aux prises avec la victime d'un arrêt cardiaque. De la foule des badauds je surpris une voix pleine de regrets C'est madame Machin, on l'a bien connue, enfin on la connaît bien, ce qui laissait entendre à la fois que l'espoir de survie était mince et qu'on l'enterrait un peu vite. Plus tard, tandis que je composais mon code à l'abri des regards, la caissière se lamentait Vous vous rendez compte, elle est passée à ma caisse y a pas une demi-heure, elle était là, à votre place, ce qui cette fois me fit penser qu'aussi incroyable que ça puisse paraître, juste avant de mourir on est encore vivant. J'ai contracté le périnée pour m'en assurer. Tout allait bien.

mercredi 18 mars 2009

♫ Une rose de Picardie ♫

- Par la porte entrebâillée je te vois rêver...tu l'auras toujours ta belle gueule, dis-je à Monamour qui se pomponne dans la salle de bain, tu l'auras ta superbe...T'aimes tant qu'on t'aime, que tous les autochtones sortent leur totem.
- J'veux pas qu'on m'aime mais je veux quand même, répond-il.
- T'as mis des diams sur ta veste Hillbilly ?
- Ouais, j'suis comme un pape au volant de sa caisse (le garçon que j'aime fait peur à mes voisins). Je suis le roi des scélérats, à qui sourit la vie. Mais s'il suffisait de se faire une beauté pour retrouver grâce à tes yeux, ça se saurait hein.
- Aujourd'hui nos regards sont suspendus. Dans quoi tu te mires, dans quel étang ? je repars.
- Ben quoi ? Mes yeux sont dans le miroir où j'les ai laissés. Prends-moi dans tes bras.
Et mes doigts de palper, palper là cet épiderme. Comme de bien entendu, nous sommes interrompus par la sonnette :
- J'ai les mains prises, chérie va ouvrir, qu'il dit (mais c'est pas grave parce que tout au long de la soirée, nos corps ont joué, tellement joué à se toucher, à s'effleurer, personne n'a rien vu).

Ben oui, je t'ai pas dit mais c'est son anniversaire, donc on fait la teuf. Pour une occase, c'est une occase. À la centrale y a carnaval. Alors on convie les amis, on les invite à venir prendre un verre, ils disent d'accord. Rendez-vous sur la lande, à l'endroit où l'on s'est épris (dans l'appart de ses parents quoi, parce que c'est plus grand).

Moi, les anniversaires j'ai l'air dans la lune. Au self les elfes me sollicitent (buffet libanais (cuisine-moi kitsch et net, il avait dit Monamour) c'est fourré à quoi ces petits machins appétissants ? eh ben goûte tu verras bien) (ça se voit pas trop que j'en sais rien ?). Des érudits m'abreuvent de leurs fioles. Comment tu trouves mon calva ? Tu sais ce que c'est, on se noie dans des murmures. La fermer, se taire, l'ouvrir, ça va sans dire : est-ce que vous en avez ? du réseau, des rougeurs, des nerfs d'acier ? Si c'est pas malheureux notre monde qui part en brioche ouh la. Et puis les pluies acides décharnent les sapins. Sans aucun doute, l'homme de demain sera hors norme. Mais je me tue à te dire qu'on ne va pas mourir. Qu'en dit le héron ? Il en sait long. Et toi sais-tu qu'en Écosse des gosses écossent des chimères en chair et en os ? Et les mouettes se délectent de nos anecdotes (tous nos échanges coulaient de source).

Allez, tous à l'assaut de l'euphorie. Les fruits à portée de main, et les délices divers. Pommes d'or, pêches de diamant (ah zut, j'ai encore un bout d'paille dans l'nez)

Attends, remets l'champ' dans la glace, j'ai une question à te poser. Oui vas-y, je t'écoute. Hein quoi ? ah ok, fond du couloir troisième porte à droite (on aurait dû flécher).

À un moment c'est l'heure du gâteau...(alors c'est pas compliqué, pour la tarte aux pommes, deux ou trois goldens, un p'tit verre de rhum, un bâton de cannelle). L'heure du speech de monamour aussi : Les années immaculées circulent dans mes veines, mais sait-on où passent-elles ? Je veux quand même me souvenir de tout (pauvre caribou) (le blues il sent bon dans ta voix, je lui dirai en aparté).

Et puis alors que paisiblement j'plantais mes olives dans une pizza chaude, vlà que le musicien s'approche.
- Tu sais, j'ai des doutes sur la notion de longévité, ah la la, où l'acheter le courage...la vie d'artiste n'est pas rose, n'est pas sans tache...mais y a pas d'quoi faire un drame, sur l'prospectus ça disait provisoire.
C'est quoi cette histoire, ça cache quekchose, que je me dis, perspicace. Il se passe quoi, dis-moi.
- Tonamour m'a demandé de t'annoncer ça avec précaution alors voilà, sais-tu qu'la musique s'est tue ? finit-il par accoucher.
- Mais comment t'es au courant toi ? que je réponds, un peu sous le choc.
- Ah il sait tout mon petit doigt.
- Attends, y a oune dé ké pipé là...
Mais bon qu'est-ce que tu veux, l'heure c'est l'heure, on n'est pas d'humeur à verser des pleurs. Qu'on me presse une orange.

C'est pas tout ça mais
j'ai des faims de loop de loop, de shalala chaloupés, on va dans[er] sous des pluies diluviennes, même si les danses d'ici se différencient des danses du ventre. C'est fou c'que j'ai la banane, j'fais la noce avec Yasmina, à découvert le ventre à l'air, ça sent le cramé sous les projos. Y en a même qui en viennent aux choses sérieuses, genre Je veux te dominer aux dominos, je te veux nue sur l'avenue à chaud (la nuit draguait un vieux parfum de furie). Et mon corps de se vouer à des lunes surdouées. C'est l'heure où je glisse dans les interstices, où il vaut mieux balanc[er] les jumelles pour ne garder que le flou. Des heures, des heures de voltige à plusieurs, des kilomètres de vie en rose.

Après cinq babies, c'est l'heure de me zoner, mes circuits sont niqués, puis y a un truc qui fait masse. Où veux-tu qu'j'te dépose ? se demandent-ils mutuellement. Heureusement qu'on rentre à pied parce qu'à l'analyse il ressortirait que j'suis pas d'équerre, yé n'en pé plou. Dans les faubourgs je décante. En moi gronde une ville, grouille la foule dessaoulée. Oh tu sais, les capitales sont toutes les mêmes devenues (voyez-vous ces êtres vivants ?)

Après la colline j'y suis (chez moi). Éteins une à une les lumières que je dis à Monamour, j'ai fait un songe, une hypothèse, un projet de baise. Mais avant, glissé le carbone plus papier dans la machine et au travail, c'est ça oui c'est ça (j'écris un mot sur le blog quoi). Parce que quand même, j'sens comme un vide, remets-moi Johnny Kid. Alors bien sûr ses congénères crient au génie, évidemment. Putain les grands voyageurs laissent dans le coeur des ardoises.

Tout est redevenu étrangement calme, les fakirs traversent dans les clous (pour te dire). Oui, tout est si calme ce soir, puis-je être ému ?

[Il va de soi que seuls les textes en italiques sont de moi]

vendredi 16 janvier 2009

Bon ben ça va être long c't'affaire...

Je pensais benoîtement que ça passerait comme c'était venu, vite. Qu'avec le temps ça diminuerait. Et c'est le cas en partie. Mais ça revient au moment où je m'y attends pas, en pleine nuit. Des rêves dont je me souviens même pas en plus, j'enrage, mais qui me laissent dans un état que je croyais dépassé. Ou en plein jour. Quand je me sens d'un seul coup tellement vide et indifférente à tout.

Ah on s'marre qu'est-ce que tu crois.

Mais ce n'est pas anodin ce que tu vis là, me dis-je en moi-même, tu as subi des pertes dont on ne se remet pas facilement (ah ben je constate en effet) et il n'est ni stupide ni honteux de prendre le temps d'en faire le deuil. Oui je me dis tout ça parce que dans ces cas-là, on a tendance à culpabiliser, à s'en vouloir de se laisser aller, à marteler des "reprends-toi" aussi inefficaces que dépréciatifs.

Paul Auster l'a dit hier à la télé.

Au journaliste qui lui demandait pourquoi, systématiquement, ses personnages perdaient un enfant, ou une femme, ou les deux, mais pourquoi ? hein pourquoi ?, il a répondu que la perte était selon lui la pire expérience que pouvait vivre un être humain. Ouais. Pire que de pas manger à sa faim tu vois. Enfin ça il l'a pas dit mais on peut imaginer. Donc moi là telle que tu ne me vois pas, je vis la pire expérience possible according to mister Auster. Qui parle bien français soit dit en passant. Mais ne change pas de sujet veux-tu.

Il a dit aussi que parfois ça va pas et il arrive pas à écrire. Et dans ces cas-là, il boit et fume beaucoup. Comme moi. Et il regarde plein de films et il lit plein de livres. Mais là, à mon avis, c'est le stade où ça commence à aller moins mal. Ou je dis ça pour me rassurer ? Non parce que je me remets doucement à lire, une histoire de la Guadeloupe, une histoire de l'empire romain et puis hier j'ai acheté le dernier Dennis Lehane ; il m'a l'air fichtrement bien foutu. J'ai vu, au théâtre, la Trilogia della Villeggiatura, trois heures qui passent comme l'éclair, tout en italien surtitré en français mais on s'en sort.J'ai fini par aller voir le film des frères Coen, pour faire contrepoids léger à Hunger, qui pourrait, ceteris paribus, invalider ce que j'ai dit sur la faim juste avant non ? (tu vois ce que c'est ? parce que sinon tu dois rien comprendre)

D'ailleurs tu te souviens de ce bouquin d'Auster, L'art de la faim ?

Un jeune homme arrive dans une ville. Il n'a pas de nom, pas de domicile, pas de travail. Il est venu dans cette ville pour écrire. Il écrit. Ou, plus exactement, il n'écrit pas. Il se laisse mourir de faim. (Dixit Paul Auster dans L'art de la faim sur La faim de Knut Hamsun)

Comme quoi hein, y en a qui cumulent.

vendredi 19 décembre 2008

Un quasi conte de no hell. Oui au début ça pourrait. Bon quand je sors du taff dimanche soir pour me précipiter à l'hôpital suite au décès de l'être cher, ça paraît pas si évident tout de suite car quand la mort frappe, tu restes un peu comme un con. Soit dit en passant, tu remarques qu'une fois de plus on profite que je ne suis pas disponible pour lâchement décéder. Quand je te dis que les morts ont pas trop de savoir-vivre.

Alors on est là, autout du lit, et il est tellement maigre que tu devines à peine son corps sous les draps. On est là à regarder nos pieds, personne ne pleure, bientôt on aura même faim. Et puis finalement, si tu réfléchis bien, mieux vaut la délivrance que la souffrance. Hein.

Et puis la vie continue dans un relais sans fin, comme c'est beau. La preuve, quelques semaines avant, j'ai acheté un bleu clair, qui devient rose quand tu lui pisses dessus (encore une histoire de parité je présume), bon j'avais des indices je te signale, même si les seins en expansion ça peut être aussi un symptôme contraire. Et donc le test s'avère positif. Là tu sautilles de joie et déjà tu dégaines les félicitations en commentaire mais calme-toi.

Le no hell, tu oublies, c'est ni la vie, ni le paradis, c'est la mort (le monde des bisounours, on n'y est pas, je te préviendrai, t'inquiète t'as le temps). Parce qu'en fait, ce dimanche où je taffe, il commence à se passer des choses qui devraient pas. Je suis évidemment inquiète des réactions de mon corps mais je ne peux m'y attarder, souviens-toi que je suis à l'hôpital et qu'on organise des obsèques. J'attends le lendemain pour consulter et le diagnostic est pessimiste. Je te passe les détails pour en arriver à la conclusion que la copie qu'on forme elle est partie avec l'eau du bain.

Oui il faut rire de tout. Par contre je nuancerais en donnant un exemple : il s'agit de choisir si on laisse le mort en chaussettes ou si on lui met ses chaussures. Et là, on me glisse à l'oreille Il lui faut des chaussures s'il veut marcher (rires). Alors d'accord qu'il faut rire de tout, à condition que ce soit drôle hein, les blagues à deux balles j'ai un blog pour ça (non mais tu pourrais démentir merde, je te fais du jeu de mots de qualité depuis le début oh). Après chacun décompresse comme il peut, je dis pas. Pendant la cérémonie, j'ai beaucoup pleuré, c'était assez troublant, un petit mélange de vrai chagrin et d'auto-apitoiement, de là à dire que je pleurais deux morts en même temps, non quand même pas, mais un double deuil oui.

Mais ça va, détends-toi (sauf si t'es à la bourre pour tes cadeaux de no hell, auquel cas crois bien que j'en ai rien à foutre. Je suis a-mère)

jeudi 21 août 2008

Commençons, si tu le veux bien, par mon hymne pas-trop-mystique, mon hymne n'ass-ional car aujourd'hui je te parle des vacances.

Le rendez-vous était fixé à potron-minet. 6h30 pour ne rien te cacher. Et 6h30 à l'autre bout de la ville. Joie dans mon coeur. En bonne organisée, la veille je m'en vais voir les horaires à l'arrêt de bus dont la ligne mène directement à destination. Alors un dimanche au mois d'août, je te le dis tout net, ne songe même pas à prendre un bus de bon matin, c'est bien simple : y en a pas. Qu'à cela ne tienne, va pour le métro. Pas direct le métro quand même hein. Un changement. Bon. En plus j'ai le sac à roulettes. Même pas peur.

Arrivée au point de rassemblement on m'annonce par téléphone qu'on aura un peu de retard. Et c'est maintenant que vous le dites ? Heureusement que j'ai eu la riche idée de différer jusqu'ici la lecture du dernier Vargas, ça occupe. Page 53 la voiture arrive. Pas trop tôt. Et alors une angoisse nous étreint tous : où caser le magnifique sac à roulettes que même pas peur dans le métro mais dans la caisse oui un peu ?

Ben oui parce qu'entre la poussette de Bienvenue, le lit de Bienvenue, les couches de Bienvenue, le siège-auto de Bienvenue, les bouteilles d'eau de Bienvenue...j'te jure, ça mesure 60 cm et ça prend toute la place (pas le sac à roulettes non). Hop hop hop, faut que ça rentre, alors ça rentre. Y avait pas de trucs fragiles là-dessous ? non je parle au passé parce que c'est trop tard maintenant hein...Allez roule mimile.

Je ne te cache pas que dans la minute qui suit je plonge dans un sommeil profond. Ah ben oui attends, soit je conduis, soit je dors, pas de moyen terme. Plus tard quand c'est mon tour de prendre le volant, je dors encore dis donc, obligée de mettre Michael Jackson à fond pour assurer. À ma décharge, c'était soirée mescal la veille, retour de Mexique. Franchement les gens qui voyagent c'est fatiguant.

Non parce que moi non, cette année je voyage pas. Pas loin en tout cas, eu égard aux soucis de vie mortelle qui continuent encore et encore (non mais tu vas te décider à crever oui ou merde à la fin !?) (détends-toi, je rigole) (jaune), eu égard à ces soucis donc, je ne peux me permettre de partir au bout du monde, un retour anticipé étant toujours à prévoir (en plus je sais pas si t'as remarqué, les gens ont la sale manie de mourir quand je suis en vacances, ils veulent me faire culpabiliser ou quoi ?) (cependant il n'est pas faux de dire que s'offrir des vacances pendant que d'autres agonisent peu ou prou, c'est un droit mais ça empêche pas de se sentir un peu fautif) Donc vacances dans une de nos belles régions de France.

À l'arrière Bienvenue roupille ou biberonne (franchement ça sert à rien les bébés), sa mère (une amie) idem. À l'avant à la place du mort (faut pas exagérer non plus, je veux bien qu'on se sente fautif mais on allait quand même pas l'emmener, ça te plombe une ambiance en deux deux les gens malades), à la place du mort, un ami (mais pas père de Bienvenue), propriétaire de la voiture. Et puis Ada au volant qui chante à tue-tête ♫ Annie are you ok, so Annie are you ok, are you ok Annie ♫ Pour que tu te représentes mieux (je savais déjà que y a pas d'heure pour la musique, mais maintenant que j'ai découvert que 10 heures c'est pas mal, je te prie de croire que tu vas en souper) :

mardi 13 mai 2008

Gratuit sans obligation d'achat

T'es déjà allé au Parc des expositions ? Très sympa, vraiment.

Déjà le chemin est verdoyant. Coincé dans le RER entre deux valises destinées à une quelconque soute en partance pour le bout du monde, pas besoin d'être jaloux, il fait beau, tu te croirais en route pour une partie de campagne. À l'arrivée tu es très bien accueilli par les panneaux d'orientation, faudrait quand même pas que tu planches (d'anatomie) sur le concours des premières années de médecine, ils te prendraient pour le cobaye à disséquer avec tes 84 ans. Oublie pas que t'es venu ton Gaffiot sous le bras.

Alors le hall 3, il est, comment te dire, grand oui. Grand et glacial. T'as beau être 3 millions là-dedans, ça réchauffe pas. Les minettes qui, par le soleil alléchées, arborent sandalettes et mini-jupettes, je t'assure qu'elles regrettent. On se pèle le cul quoi merde. Principe de la sélection naturelle. Si tu peux te concentrer dans un frigidaire, alors t'as tes chances.

Enfin bon, t'as tes chances c'est vite dit. Moi par exemple, sans vouloir m'abriter derrière des soucis de vie mortelle (ce qui, tu me l'accorderas néanmoins, est une excellente raison pour n'avoir pas eu le coeur à potasser), Pline le Jeune, tu vois, qui nous causait comme quoi sa meuf elle déchire, ben ça m'a pas bien inspirée. C't'-à-dire aussi que par moment j'avais des doutes sur mon rosa-rosa-rosam, alors j'étais pas rendue hein.

Quand vient la pause déjeuner, tu seras bien avisé d'aller aux toilettes en période creuse, sinon t'auras pas trop le temps de manger. Non mais t'inquiète, je me suis posée au soleil, j'ai bronzé tranquillou et puis back to hall three.

Au programme de l'après-midi : note de synthèse. Ça c'est gentil de leur part. Délicate attention. Ben ouais, parce que la note de synthèse tu peux débarquer les mains dans les poches, les pieds sous la table, tout est fourni. Y a qu'à piocher par-ci par-là pour construire un truc qui se tient à peu près. Censure et pornographie, vlà le thème. On a vu pire.

Après tu rentres chez toi et j'espère pour toi que tu partages un bon dîner avec tonamour et que vous parvenez à parler de ces soucis de vie mortelle dans le calme, le soutien et la tendresse (ouais ben au début c'était pas gagné, on progresse).

Et puis le lendemain rebelote. Ah oui ça demande une certaine endurance c't'affaire. Clou du spectacle : la composition. T'as cinq heures devant toi pour étaler ta culture. Générale si possible. Ben voilà, j'en suis là actuellement, en plein dedans. Et laisse-moi te dire que je les fais flipper, mes concurrents, à gratter mes feuilles de brouillon comme si le feu sacré de l'inspiration s'était saisi de moi en une transe passionnée. Alors qu'en fait, mais ils l'ignorent, si ça se trouve je vais rendre copie blanche.

jeudi 24 avril 2008

♫ J'ai des doutes sur la notion de longévité...sur la remise à flot de la crème renversée ♫

Mais jusqu'où irais-je ? jusqu'où ?

Vlà t-y pas que je fais du footing maintenant...Des choses à évacuer peut-être mmmh ?

Ouais. Principalement du goudron en plaques j'imagine, avec ardent volontariat pour une ablation immédiate des poumons. Disons qu'au moment où je m'arrête, ça donne à peu près Hé bé hh hh hh (onomatopées de l'essoufflement) si j'en cof cof cof (onomatopées de la toux) si j'en avais hh hh pas autant cof cof besoin arrrgrr (onomatopée du raclement de gorge) cof cof cof cof de ces hh hh hh putains de poumons arrrgrr j'm'en séhhparerais volontiers cof cof grr...

Sinon les cuisses ça va hein, je fais les étirements comme il faut, même pas mal.

Tours de lac...ben oui c'est la règle, je tourne autour du lac...en rond, c'est pas faux. En plus ça te permet de te repérer de façon spatio-temporelle. Par exemple : si tu croises le mec en short rouge toujours devant le saule pleureur et si t'as l'impression que le mec en short rouge court vite, alors tu cours au même rythme que le mec en short rouge et donc tu cours vite. Sauf si le mec en short rouge ne court pas vite. Auquel cas toi non plus. Mais il se peut aussi que le mec en short rouge courre vraiment très très vite et que toi tu sois immobile, c'est possible.

Eh oui c'est pas facile tous les jours. Comme dirait je sais plus qui, la vie c'est dur et puis tu meurs. Alors quoi l'éternité ? T'imagines un peu : la vie c'est dur et puis tu meurs pas ? Pitié. Plutôt crever ah aha.

Non mais à part entretenir la machine et se défouler de toutes ces choses qui t'encombrent pas que les poumons, y a quand même, faut pas se mentir, la peur. Memento mori hein. Et en attendant faut bien vivre. Voire mieux : vivre bien. Mais le mieux est l'ennemi du bien, je sais pas trop comment on va s'en sortir...

Comme dit Michel (là je sais que c'est Michel, c'est pourquoi je le précise) Un poète mort n'écrit plus. D'où l'importance de rester vivant. Mais bon je m'égare non ? Vu que si t'es pas poète, ça marche pas son truc. Disons que ça n'a pas d'importance, poète ou mousquetaire de la distribution, on s'en fout, la seule importance, la vraie, c'est rester vivant. Je dis ça parce que souvent quand les gens meurent, bon déjà c'est pas très sympa de leur part je trouve, surtout quand ils mettent longtemps, c'est assez fatigant, en plus ça te met face à tes ambivalences, à savoir : oh non je veux pas qu'il meure...mais oh là là quand est-ce qu'il se décide à mourir, ça devient lourd là cette agonie qui n'en finit plus...C'est ça l'ambivalence tu vois, vouloir un truc et son contraire. Et quand ton ambivalence elle te porte à souhaiter la mort de quelqu'un, ben c'est...normal. Eh oui. Par contre ça se gère assez difficilement.

Et là je sais plus du tout où j'en suis...

Ouais, rester vivant, c'est ça. Mais pas tellement les autres hein. Surtout toi. Disons que quand quelqu'un meurt, ça fait de la peine, c'est sûr (le pire advenant quelques mois après la mort, quand tu prends conscience du manque. Je pense que je ne t'apprends rien), ça te fait de la peine mais aussi, et c'est là que je voulais en venir, ça te fait peur, parce que, à force, tu te dis que la mort ça n'arrive pas qu'aux autres.

Du coup tu fais du footing. Enfin je crois.



À propos de prisons, tu as quartier libre jusqu'au 13 mai. Eh ouais. C'est la mer allée avec le soleil (attention, ici il ne s'agit pas de Michel, mais d'Arthur, poète mort de son état). T'inquiète je reviendrai bronzée.

mardi 15 avril 2008

Fuck off

Collègue 1 : Ah Ada, tu es de retour, tu nous as manqué hier.

Comment se fait-il que, tandis que je lui souris gentiment, je pense très fort : EH BEN C'EST PAS RÉCIPROQUE.

Collègue 2 : Ah Ada, t'es bien coiffée aujourd'hui.

Comment se fait-il que, tandis que je lui souris gentiment, je pense très fort : COMMENT ÇA AUJOURD'HUI ?

Collègue 3 : Dis Ada, tu ferais quoi, perchée sur l'Himalaya, par rapport au cannibalisme ?

Comment se fait-il que, tandis que je lui souris gentiment en faisant semblant de m'intéresser à la question, je pense très fort : OH TOI J'AURAIS AUCUN SCRUPULE À TE BOUFFER, MEME VIVANTE ?

Collègue 1 est hystérique, égocentrique, logorrhéique. Ça ne se voit pas forcément dans l'exemple choisi mais méfie-toi, il s'agit simplement d'une feinte pour se répandre voluptueusement dans le récit de tout ce que j'ai raté en ne venant pas la veille.

Collègue 2 est alcoolique. Et soule au moment où elle tourne si joliment son compliment.

Collègue 3 est raciste. Enfin, je voudrais pas trop m'avancer, mais quand je l'entends dire : moi ma fille, tout ce qu'elle veut mais qu'elle me ramène pas un Noir...ben j'en déduis qu'elle est raciste. Mais je juge peut-être hâtivement hein...

Quand tu sais qu'actuellement ces trois spécimens rares d'une humanité à devenir chèvre sont dans MON bureau...la question du comment se fait-ce devient tout de suite assez superflue.

La vraie question c'est : jusqu'à quand vais-je contenir ce que j'ai vraiment envie de leur répliquer, sans souci de la diplomatie ni de l'entente cordiale ?

Car s'il n'y avait que ça...

Mais non, il faut encore qu'une lente et douloureuse agonie (d'un être cher tant qu'à faire, on est quand même là pour rigoler) engendre quelques dégâts collatéraux au sein de mon couple.

Autant te dire que des vacances j'en prendrais bien là tout de suite.

En attendant, je vais me procurer un substitut et ce, dès ce soir : champagne et foie gras. Que la fête commence !


vendredi 12 janvier 2007

♫ It doesn't matter if we all die ♫

Le charmant charmeur chilien ne se sert de son téléphone portable que pour envoyer des SMS ; d'ailleurs il a acquis une certaine expérience dans l'art de l'expression phonétique. Mais, tiens-toi bien, voilà t-y pas que je reçois, de sa part, et deux jours consécutifs qui plus est, des messages vocaux...

La première fois je sors du cinéma. Ada c'est moi (...) Appelle-moi quand t'as le message, appelle-moi d'accord ? Ben non pas d'accord, j'ai rendez-vous avec monamour. Je l'informe donc par texto que je le contacte le lendemain.

Le lendemain, superbe acte manqué : j'oublie mon téléphone chez moi. Quand je rentre, j'ai son second message : Bonjour mademoiselle, c'est pour un sondage (bon là il faut que je te dise que chaque fois que je l'appelais, systématiquement, à tous les coups, je commençais par Bonjour Monsieur, c'est pour un sondage, et lui il répondait Oh oui mademoiselle, sondez-moi, sondez-moi)...je voudrais savoir ce que vous faites ce soir. Sachez que mon portable reste en attente d'un éventuel appel de votre part. Il est tard, je renvoie donc un texto explicatif en promettant que j'appelle le lendemain, cette fois de façon certaine.

Le lendemain du lendemain (surlendemain, oui je sais). Quand je compose son numéro, ça sonne trois fois puis répondeur. Ne sachant s'il me zappe ou si c'est un bug de la machine, je lui dis que je vais boire un verre avec mon pote au nouveau bar. Là-bas monamour appelle. Nous prenons rendez-vous pour finir la soirée ensemble. Et donc je rappelle le charmant : je vais pas rester, on pourra pas se voir. Mais répondeur toujours. deux secondes après, SMS : J'ariv o nouveau bar.

Ah. Merde alors. Bon. Il arrive, avec quelques centilitres d'avance sur nous et annonce qu'il a perdu un être cher, comme on dit et comme ça m'est arrivé y a quelques mois mais c'est pas le même tu t'en doutes. On trinque à la santé des disparus, je culpabilise un brin de ne pas être disponible très longtemps, alors je diffère mon départ au maximum. Mais faut y aller. Mes priorités ont changé. Il me dit Vas-y, t'inquiète pas, vis tes amours.

Le lendemain du lendemain du lendemain (ah tu fais moins ton malin là), SMS : Le pingouin me mank bocou...Prends bien soin de lui. Nourris le bien et fé lui une toilette ! je l'embrasse fort.

M'est avis qu'il va faire deux deuils en un (remarque, ça vaut aussi pour moi)...C'est la chienne de vie.

(Devine ce que je mange ce soir ? Indice : monamour et moi sommes invités chez des amis communs)

jeudi 11 mai 2006

Spécial cas (de Capelovici)

Mes bougres-z-bougresses, il n'est pas 20 heures (quoique, ça dépend du point de vue), on n'est pas là pour s'amuser (quoique bis), mais malgré tout, c'est maître Capello qui vous cause sans couac (ter) (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Souvenez-vous, c'était le temps où on disait FR 3). Aujourd'hui nous nous intéressons à l'expression Faut pas pousser mémé dans les orties.

À l'origine, le Faut Pas Pousser Mémé Dans Les Orties est un mouvement né en réaction au groupuscule sado-masochiste connu sous le nom de Front populaire Post-Moderne Des Libres Opprimés qui militait pour le rétablissement d'un esclavage volontaire des personnes des troisième et quatrième âges. Pour réguler l'accroissement (en 13 lettres, lettre A) démographique, le Front proposait aux individus improductifs une fin de vie douloureuse au service de pervers sadiques usant de tortures raffinées, dont la plus célèbre reste le roulage de vieux dans un buisson d'orties jusqu'à ce que mort et soupe d'orties à base de chair humaine s'ensuivent...

Le mouvement d'opposition lutta longtemps pour l'interdiction du groupuscule mais il fallut attendre la réforme des retraites du gouvernement Raffarin (en 8 lettres, lettre R) (je mets 100 francs dans le nourrain). Depuis, l'expression est entrée dans le langage populaire et signifie : ne pas exagérer, ne pas avoir envers quelqu'un de comportement qui nie les normes sociales. En effet, les vieux peuvent maintenant se tuer au travail sans passer par la case retraite.

La prochaine fois : Monter en danseuse.

Et maintenant, le ni oui ni non...