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mercredi 18 juin 2008

♫ Des tristesses surannées, des malheurs qu'on oublie, des ongles un peu noircis ♫

J'ai reçu un SMS cette nuit à 3h :

Avec moi tu as cessé de te ronger les ongles, tu es devenue XXX (censuré, disons que j'ai progressé professionnellement) et tu as commencé une analyse. Pourkoi m'avoir jeté me répétant ke tu n'avais plus rien à me dire ? crois tu ke les otres oublient tes saloperies ossi vite ke toi ?

C'est signé d'un ex très jaloux auquel je faisais une allusion rapide entre parenthèses dans cette note (c'est marrant, elle fait très exactement suite à celle que j'ai republiée la dernière fois). Alors j'ai eu envie de répondre ça :

"Je n'oublie pas. Avec toi j'étais sans les autres. Sans toi je suis heureuse." C'est le texto que j'ai failli envoyer impulsivement à réception du tien. Et puis je me suis dit que c'était un peu court. Des concours j'en ai passés et réussis avant de te rencontrer. Et je compte en passer d'autres. Le divan, j'y songeais depuis longtemps et c'est sans doute parce que je me sentais si mal dans ma vie au moment où je la partageais avec toi que j'ai franchi le cap. Je n'oublie pas non. Surtout pas que tout le temps de notre relation, je n'avais pas d'autre choix que de me fondre en toi, de disparaître, de couper tous les liens qui me rattachaient aux autres, notamment mes amis que tu n'as jamais aimés. Heureusement ce sont de vrais amis et je ne les ai pas perdus, ils ont su rester patients. Je n'oublie pas que mes moindres faits et gestes étaient suspects à tes yeux, que le moindre coup de fil de "l'extérieur" était soumis à la question. Que tu m'inventais sans cesse des lorgnades dans la rue à tel point que je finissais par ne regarder que mes pieds. Et même ce qu'on pourrait appeler les bons souvenirs, ces rituels amoureux où on se blottissait et toi tu disais Je veux qu'on reste toujours comme ça [alors qu'aujourd'hui je me dis Mais plus jamais ça, plus jamais, cet enfermement névrotique, plus jamais], même ces soi-disant bons souvenirs ne me font pas du bien quand j'y repense [j'en parlais pas plus tard que y a pas longtemps avec monamour : les ex de ma vie, je les revois en général pas mais j'éprouve encore pour eux une petite pointe d'affection. Si je les croisais par hasard, je m'informerais volontiers de ce qu'ils deviennent. Eh ben le Jaloux là, non, c'est l'exception qui confirme la règle, je n'éprouverais que déplaisir]. Je t'ai trompé oui [une seule fois, à peine croyable a posteriori...quelle bouffée d'air pur ! un début de libération dis donc] mais c'est aussi moi que je trompais quand je m'aveuglais au point de croire que notre histoire était viable. Je sais bien que cette réponse te donnera du grain à moudre et l'occasion de me faire part à nouveau de tes aigreurs. Je crois cependant que je n'y répondrai plus.

Voilà le mail que je n'ai finalement pas envoyé. Parce que à quoi bon non ? En plus je continue à me ronger les ongles, mais je fais ça proprement et ça se voit pas alors hein.

jeudi 13 juillet 2006

♫ Should I stay or should I go now ? ♫

Bon ben je ne vous cacherai pas que ça m'a un peu calmée c't'affaire...

Sur le coup j'étais sous le choc, avec assistance respiratoire, massage cardio-vasculaire et tout et tout. Non allez, juste j'ai bu le premier verre de rosé relativement vite. Ensuite y a eu les explications du charmant sur le mode je suis désolé, c'est parce que j'étais pas à l'aise, je voulais pas te vexer...Mais tu m'as pas vexée, tu m'as scotchée, c'est pas pareil. Et maintenant je sais pas bien quoi en penser.

Disons que si c'est effectivement de la jalousie, ça va pas être possible. Non vraiment sans façon, j'ai côtisé hein, faut que ça tourne un peu (à titre d'exemple, si je m'avisais de regarder autre chose que mes pompes ou Ses yeux, à lui cet ex d'une autre vie, je me faisais accuser de mater les gars dans la rue. Erreur d'appréciation...j'étais jeune...et amoureuse surtout. Mon dieu comme tout cela est loin braves gens. Et puis en plus, depuis quand c'est interdit de mater les beaux gosses ?). Bon après tout, s'il est jaloux, il est jaloux hein, c'est pas moi qui vais le changer. Le cas échéant, no way.

Le truc, c'est qu'il s'en défend. Il annonce au contraire à tout bout de champ qu'il n'est PAS jaloux, qu'il n'est PAS fidèle. Libéré à fond quoi. Libre dans sa tête (et pourtant il s'appelle pas Diego. Ça aurait été pas mal n'empêche, Diego, j'aime bien), libre dans sa vie. Moi j'veux bien (d'autant que ça me ressemble assez) mais ça manque de cohérence au niveau de l'articulation discours-actes (et ton arthrose, ça va ?).

Si vous voulez mon analyse personnelle de la situation...oui ? non ? manifestez-vous hein...je pense que son attitude est due à un manque d'assurance. Il éprouve manifestement quelque chose d'assez fort pour moi, mais il ne sait pas si c'est réciproque et ça le met en état d'insécurité. Ce que je comprends bien...car moi-même je ne suis pas bien assurée de mes propres sentiments. Voilà quoi, en gros je ne tranche pas la question jalousie, je lui laisse le bénéfice du doute (bien que je doute du bénéfice. Mais faut savoir douter du doute, on vous a bien appris ça quand même).

Et donc je suis pas allée à l'apéro auquel on était invité hier soir. Non. Au début je me disais, allez, repos ce soir, parce que mine de rien la teuf m'a bien rétamée. C'était sans compter sur (ex)-monamour, qui m'a téléphoné et avec qui j'ai passé une très bonne nuit. Quoi ? Faut pas me chercher, c'est tout.