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vendredi 27 avril 2012

♫ C'est toi que j'aime ne prend qu'un m ♫

Une fois n'est pas coutume je réponds publiquement au courrier du blog (passionnant en tout point, tu n'imagines pas), allez c'est cadeau. On me demande ce que je porte aujourd'hui (plus exactement samedi dernier, mais tu m'excuses je m'en souviens plus, je fais comme si la question venait de tomber). On me demande aussi quels sont mes secrets de séduction. C'est fou tout ce qu'on me demande quand même hein.

Alors aujourd'hui : lingerie Etam, jean un-peu-slim-mais-pas-trop Camaïeu, chemise en soie Muji, bottines cuir El Naturalista, petit blouson daim Brooklyn Bridge Factory.

Et pour pécho du mâle/de la femelle à tire-larigot (je crois que l'expression est bien choisie), il faut que soit inscrit sur ta gueule "Aimez-moi" (au feutre, oui, par exemple), mais pas catégorie je suis trop en chien, je crève de solitude et de frustration, plutôt genre je suis quelqu'un de bien, je me suffis à moi-même et j'ai beaucoup à donner. Si je puis me permettre un conseil un peu incongru : sortir de chez soi est d'une aide précieuse.

À ceux qui, en substance, demandent "Est-ce que tu baises ?", je réponds : tu sais pas lire ou quoi ?

mardi 25 mars 2008

Veni sed nihil vidi

Bon les enfants on se recentre.

C'est quoi cette histoire de vidéo invisible ?

Je vous propose qu'on mène l'enquête comme dans les films américains, en mettant une ardoise au mur pour lister toutes les hypothèses et avancer dans la réflexion.

Alors voilà, je pose l'ardoise et j'inscris à titre indicatif : "Affaire de la vidéo que personne il peut la voir".

Le premier témoin, j'ai nommé Aurélia, a déclaré : "Je n'arrive pas à voir la première vidéo, il y a un truc qui cloche au niveau du plugin. Je vais me petitsuissider."

Ce à quoi The Dekk ajoute : "Ha ben pareil".

Au-delà du fait que je sais pas ce que c'est qu'un pudding, ce qui me renvoie à mon grand âge de mamie pas en phase avec son temps, je m'inquiète de cette vague de petitsuisside qui pourrait toucher mes lecteurs, déjà qu'il y a pas foule hein.

Pour finir Yelka renchérit : "Tout pareil la même chose...Je visionne pas la preum's..."

Non mais s'il vous plaît, allez pas tous mourir.

Se dégage de ces dépositions un consensus certain que je note au tableau : on n'arrive pas à voir la première vidéo.

Et ça, ça va pas parce que ça sert à quoi que je me décarcasse si vous en profitez pas ?

Mais poursuivons gaiement les investigations. Il est à noter que nos témoins parlent d'une première vidéo. J'entoure le mot première au feutre rouge. Et là il va falloir s'entendre sur les termes. Deux possibilités non exclusives se présentent (je fais deux flèches)

--> Soit le terme première est employé dans le sens "grande première", inauguration de la modernité.

--> Soit il est employé dans le sens ordre dans une suite, à savoir : on voit pas la première mais on voit la deuxième.

Alors de deux choses l'une (je fais une accolade {), il s'agit de la première vidéo que je poste sur ce blog (et vu la réussite ça pourrait bien être la dernière hein) certes, mais, attention pause dramatique, on retient son souffle : il s'agit aussi de la seule, l'unique, zi only ouane. Eh ouais.

Déduction : il y a un truc qui cloche (tu me diras, à Pâques...).

Conclusion : mais je vois pas lequel. Ben oui oh c'est ça le problème on te dit. Sauf que moi je la vois (et même je l'entends, la vidéo). Mais c'est une expression je vois pas, tu vois quoi.

Bon, qu'on me donne la recette du pudding.

jeudi 29 novembre 2007

♫ It was just to see, just to see...all the things you knew I've written about you ♫

Chhhhhhh...commence pas à te faire remarquer, je crois qu'on nous observe. Discret je te dis. Vas-y viens, planque-toi un peu mieux que ça, tu vas nous faire repérer, sans rire on voit que toi. Bon laisse tomber c'est mort. Ah je te jure ça va pas être simple. À vrai dire, ça pourrait même s'avérer impossible. J'y arrive déjà pas, t'as qu'à voir.

J'ai passé une soirée apéritive avec le charmant charmeur chilien de passage dans mon quartier professionnel pour une séance photo. Attends je reprends mon souffle. C'était très sympa. Non mais voilà ! Tu vois ? tu vois où ça mène ? c'était très sympa...Et pourquoi pas c'était chouette, tant qu'on y est ? Ouais enfin bon, comment te faire comprendre que d'habitude les ex, j'ai pas envie de les revoir ? Et donc, je les revois pas, logique. Ça me paraît plus sain, bien que la salubrité et moi, hein (ouais oh ça va, confonds pas hygiène et salubrité)...La vie communautaire, on est tous des frères, tiens je te présente ton successeur (id est celui qui a eu plus de succès que toi), quelle grande famille...non sincèrement j'y tiens pas. Alors certes, me dira-t-on, pourquoi couper tout lien avec des gens qu'on a aimés ? Eh ben parce qu'on les aime plus banane. Mais comment mais comment, s'indignera-t-on, l'amour est éternel, même s'il change de registre, il n'en demeure pas moins qu'il demeure (oui, j'ai choisi un contradicteur redondant, question de faire-valoir), et une fois passées la haine et la rancune éprouvées lors de certaines séparations, ou une fois passée une période de deuil indispensable, l'amour est toujours là, purifié et éclatant d'altruisme sans désir. T'emballe pas. Je suis désolée mais non. Tu fais ce que tu veux avec tes ex, moi je les revois pas. J'ai jamais transformé des liens d'amour en lien d'amitié, c'est pas demain la veille que ça va changer.

Sauf que là ça m'a fait plaisir. Mais je répète : t'emballe pas, c'est exceptionnel, je ferai pas ça tous les jours (et c'est tant mieux, vu que j'ai pas de tablier de ménagère) (si la référence t'échappe, eu égard à ton jeune âge...ben je sais pas moi, grandis un peu merde) (ou cultive-toi). Bref on passe une bonne soirée bien qu'on galère pour rejoindre le quartier et on finit au fond du bar en bas, là où y a l'ordi, il tape charmant charmeur chilien et sur quoi qu'il tombe ? Eh oui, t'as tout compris. Ah il est fier de lui. Grillée la fille. En même temps, n'étant plus un des sujets principaux de ce blog, il peut lire hein. Mais franchement j'aurais peut-être mieux fait d'accepter de monter chez lui non ?

En plus c'est pas fini. Dans la même lignée, mais pas tout à fait, vu qu'on a été ami avant d'être amant, j'ai revu l'Écrivain. Je t'en ai déjà parlé (ah tiens à ce propos, il se pourrait que je mette à nouveau à ta disposition les archives dissimulées, ce qui m'éviterait de contextualiser à tout propos) : on a cru pouvoir s'entendre à tous les niveaux alors que pas du tout, du coup y a eu comme qui dirait rupture, et pour le coup (je pèse mes mots) rupture à tous les niveaux. Et puis là, il m'envoie un SMS, on va boire des coups (ah, celui-ci est involontaire par contre), on parle de nos couples respectifs, des livres qu'on a lus...

J'insère ici, oh je sais que ça n'intéresse pas grand monde, je fais ça pour mémoire plus que pour t'inciter à lire, te casse pas va...j'insère ici, car je suis chez moi ok ? la rubrique "dernièrement en lecture chez Ada" : Les coulisses de la grande distribution, de Christian Jacquiau qui date un peu, mais point trop non plus, et qui m'en a appris de belles (et de très moches surtout) ainsi que L'interprétation des meurtres, de Jed Rubenfeld, polar psychanalytique où Freud en personne mène l'enquête.

On parle donc, de tout ça, et surtout d'écriture. Et là, crois-le ou non, je lui confie, dans le plus grand secret (il a dit que jamais au grand jamais il ne divulguerait cette information. Et je le crois. Car j'ai une infinie confiance en l'Écrivain), l'existence de ce blog, sans toutefois lui en révéler l'adresse ni aucun moyen d'y parvenir. Mais qu'est-ce qui m'a pris, tu peux me dire ?

lundi 17 septembre 2007

"Dans un mois, dans un an"

C'est dingue comme le temps passe vite. (Oui j'en ai plein comme ça) (attends, laisse-moi réfléchir, oui tiens : on serait mieux en vacances) (ou alors : mouais, ça va comme un lundi) (mon préféré : mais dans quel monde on vit ?) Bien entendu, si tu te trouves présentement en prison ou en maison de retraite, je suis pas sûre d'emporter ta conviction. Mais moi, du fait que je tiens ce blog depuis...ben en fait je sais pas combien vu que j'ai pas compté et que j'ai pas les archives sous la main pour vérifier...mais peu importe...eh bien disons que j'ai des repères temporels liés à cette activité n'est-ce pas ? Je crois que je suis pas claire du tout, c'est pas grave t'as qu'à lire en diagonale.

Parce que le blog, bon ça dépend ce que tu y mets évidemment, si t'exposes les photos de ton voyage au bout de la nuit ou tes mille et une recettes pour accommoder les restes de la semaine passée, non, là ça marche pas vraiment. En revanche, si tu racontes ta vie comme, au hasard, moi...alors là, tu traverses les saisons n'est-ce pas...et en principe, ça suit son cours cyclique, les saisons reviennent ainsi que les événements y afférents. Je dis bien en principe hein, parce que des fois...sans vouloir être vulgaire, avec ce putain d'été pourri là (t'y crois que je suis presque pas bronzée ?)...ouais bon, mauvais exemple les saisons ok. Faut faire gaffe t'as vu, y a des pièges. Le coup des tournois par exemple, méfie-toi mon ami. Le foot a fait place au rugby. Même le mois de Ramadan ça tombe jamais pareil. Ah c'est pas simple...Mais on va y arriver. Prends Noël, la teuf. Ça oui, ça revient tous les ans le même jour. Ou alors, plus simple, ton anniversaire. Bien.

Ce genre d'occasion permet de faire des bilans, de mesurer le chemin parcouru, tout ça. Et aujourd'hui vois-tu, je me revois parfaitement, l'année dernière à la même époque, te rendre compte d'un week-end particulier. J'ai du mal à réaliser tellement j'ai l'impression que c'est encore tout proche. Franchement l'évolution (non parce qu'on va quand même pas s'avancer au point de parler de progression) l'évolution, j'insiste, est flagrante. À l'époque, pas bien stabilisée sentimentalement parlant, je misais sur un charmant charmeur chilien en pensant que la voie monamour s'avèrerait sans issue...alors qu'aujourd'hui je me suis engagée...à rien, attention, commence pas à me stresser...je me suis engagée, à rien donc, mais avec (nuance) ce même monamour. Tu m'aurais demandé : mais ça fait combien de temps ce week-end particulier ? (enfin bon, t'as remarqué que tous mes week-ends sont particuliers bien sûr, c'est façon de parler), tu m'aurais demandé, mais jamais de la vie j'aurais estimé le temps écoulé à 1 an, jamais de la vie. Et pourtant si. Déjà 12 mois.

Enfin c'est pas tout ça, il est peut-être temps de te révéler c'est quoi donc que je te racontais l'année dernière, qui s'est renouvelé récemment et qui déclenche cette prise de conscience. C'est quoi donc donc ? Il s'agit, camarade, de la Fête de l'Huma (ah ben chacun ses repères, que veux-tu). Comme je voudrais pas en faire un marronnier, je ne t'en dirai pas grand-chose. Pour pas trop te souler, j'aimerais mieux, à la manière de Grand corps malade, "m'arrêter d'un coup sec", sauf que bien sûr j'ai pas son talent, excuse-moi par avance si je précise quand même que les Ogres de Barback m'ont enchantée sur toute la ligne, notamment la dernière, en reprenant, de nos chers Bérus, le Salut à toi.

mercredi 1 août 2007

Week-end à rhum

Oui. Je sais. Toi aussi tu m'as manqué. Mais bon tu connais les nouvelles règles.

Alors la question du jour, je te la livre directement sans transition et sans tourner autour du pot (de mousse) (oui c'est histoire que tu te perdes pas, vu que depuis l'effaçage des archives suite à tu sais quoi, sur ton moteur de recherche tu fais que taper "pot de mousse", même pas y a des trucs un peu drôles ou salaces, non tu veux du pot de mousse et rien que du pot de mousse. Eh ben t'en as) (eh ! tu sais quoi ? en tapotant sur mon clavier je me rends compte que je suis bien contente d'être là tranquillou avec toi qui va pas tarder, j'avais oublié comment c'est trop sympa, j'ai presque envie de t'embrasser dis donc), ah et puis ça faisait longtemps qu'on s'était pas paumé dans des parenthèses aussi, mon dieu que la vie est belle...Bien. La question du jour qui nous occupe aujourd'hui (quel hasard hein ! quand je te dis que c'est une journée particulière) : imaginons tu connais un jeune provincial qui vient fêter ses 30 ans à Paris, imaginons ; tu fais quoi ?

Moi, déjà, je sors du taff. Avec une idée fixe : faire le ménage. Ah non pardon, ça c'est toi. Bon disons que j'essaye de me motiver pour organiser un minimum le désordre. Sauf que, évidemment, au moment où je monte dans le métro, je tombe sur une copine du quartier. Alors on va se poser au nouveau bar, normal. Et là le temps passe fourbement jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un quart d'heure pour atteindre la gare où débarque le provincial trentenaire. Ah. Je cours donc. Tandis que je gravis les escalators, le comité d'accueil posté en bout de quai s'inquiète par téléphone interposé : Hey Ada tu fous quoi là ? le train entre en gare ! J'arrive j'arrive, c'est quel quai ? Je dis C'est quel quai ? Mais si y a du réseau, c'est ma respiration que t'entends, je suis essoufflée, je cours dans les escaliers je te signale, alors c'est quel quai ?! Le numéro du quai c'est quoi ? J'épelle Q.U.A.I. Non toujours pas ? Bon laisse tomber, on va faire autrement : vous êtes où bordel ?!? Eh ben voilà...Au final, gestion parfaite du timing, le provincial arrive avec sa valise en carton et deux autres provinciaux, nous les accueillons en fanfare comme il se doit et nous migrons tous au nouveau bar (en réalité ça donne : Bon on fait quoi ? Ben je sais pas. Vous avez mangé ? Oui. Non. Moi j'ai pas faim. Vous voulez peut-être vous débarrasser des bagages d'abord, non ? Oh pas obligatoirement non, qu'est-ce qui est le mieux ? C'est là qu'il faut pas laisser passer l'occase et dire: On a qu'à aller boire un coup au nouveau bar).

Vers minuit, quand on est plein de bière, tout le monde va se coucher. Tout le monde ? Non. Une alcoolique mondaine accompagnée de sonamour et de sa copine du quartier ne résistent encore et toujours pas à l'appel du dernier verre. Qui en appelle un dernier. Qui lui-même...etc etc (tu viendras pas te plaindre d'avoir mal à la tête demain). J'atteins mon lit assez tôt matinalement parlant.

Réveil (un samedi non travaillé, j'te jure c'qu'on fait pas par amour). Non seulement la nuit a été courte, mais en plus c'est le moment de faire un peu de rangement. Alors je t'explique, le rangement c'est pas compliqué, tu fais des tas, des tas de livres, des tas de fringues, des tas de papiers, des tas bien symétriques et hop on dirait que c'est rangé. Après je cours (thématique du week-end. Marathon woman c'était moi) jusqu'au parvis Beaubourg ousqu'on a rendez-vous à 11h (du matin hélas) vu que les provinciaux ils sont quand même là pour visiter, eux. J'ai vingt minutes de retard et une gueule de bois de l'enfer (non mais je me plains pas : je t'informe).

Tourisme donc. À pied. Tout à pied. Des Halles au jardin du Luxembourg, en passant par les quais (aaaaaah les transats de Paris-Plage, je voulais plus me lever) (et pourtant tu vois à la base, Paris-Plage, en bonne snob, ça m'enthousiasme pas des masses. Après quand tu tiens à peine debout, tu révises tes jugements), puis la pyramide du Louvre et finalement, un éclair de lucidité, on prend le bus (s'asseoir par pitié s'assoir) (cinq minutes. Avec ou sans toi. S'assoir, quel pied) jusqu'à Montmartre, on boit un coup chez Amélie la pouliche (rue Lepic) (en plus, c'est pas pour faire la rabat-joie (ou la re-snob) (ou genre je lis les Inrocks) mais franchement j'ai pas aimé le film, non j'ai pas aimé) mais si ça peut faire plaisir hein, moi tant que je suis assise, tout me va.

Ensuite chacun va prendre une douche, je fais une sieste de 17 minutes et tout le monde débarque chez moi (oh comme c'est bien rangé...Moi-même j'ai du mal à me repérer) pour l'apéro. Champagne ! Au bout de la deuxième flûte ça commence à aller très bien. Allez joyeux anniversaire ! Resto, fiesta et tout le tralala ! Et demain on aura tous la gueule de bois, pas que moi, ouais, youpi ! grasse matinée générale !

En plus il pleut, c'est pas la peine de se lever. Je pourrais te raconter l'expo à la Villette si t'étais pas déjà tellement soulé. Y a que les pintes de bière qui t'intéressent, oh allez je te connais va, et puis c'est humain. Et c'est pas les moules-frites qui suffisent à éponger. Oh que non. D'autant qu'après on change de crèmerie et là ça dégénère en Cuba libre, Margarita, Mojito, Whisky, faites vos jeux, rien ne va plus. Non parce qu'ils sont bien adorables les camarades provinciaux, mais moi je taffe demain hein, enfin aujourd'hui...disons tout à l'heure quoi, ah merde je suis bourrée ou je suis déjà à la bourre ?

En rampant j'y vais au taff. En rampant vite, mais en rampant. Et eux ils débarquent, frais (moyennement) et pimpants, après une deuxième grasse mat. Et c'est qui le guide qui leur fait visiter mon-lieu-de-travail ? Après ils prennent le train en sens inverse. On va pouvoir envisager de se reposer. Oh oui oui oui, du repos, du dodo. Enfin.

Non mais je leur en veux pas, je les aime. Surtout celui qui a dit : "Ils la changent pas souvent l'image autour de la Géode quand même".

lundi 18 juin 2007

Tout est bien qui finit bien (sauf que ça commence)

Je te dois quand même quelques explications, c'est la moindre des choses. Comme dans les ruptures amoureuses quoi, sinon tu restes comme un con sans savoir pourquoi, sans un mot de réconfort, avec tes questions qui résonnent dans le vide, tu te heurtes à l'écho du silence, après t'es tout traumatisé et c'est pas comme ça que tu vas soigner ton angoisse d'abandon. Ben non. Alors je t'explique.

C'est une nuit où je suis tranquille chez moi et où je dors profondément. Tellement profondément que j'entends pas mon téléphone qui bipe et rebipe à qui mieux mieux. Au réveil j'ai 4 SMS et 1 appel en absence en provenance du charmant charmeur chilien : quelqu'un l'a reconnu dans un bar ! et comment ça j'ai un blog !? L'avantage de ce genre de message, c'est que ça réveille en deux-deux, monamour a pas encore posé le pied par terre que j'ai déjà pris une douche et son lait songe tout juste à frémir que me voilà dans le métro. Pour synthétiser : je suis en état d'urgence.

Je fais une arrivée au taff très remarquée. Sur l'échelle de mes arrivées au taff, y a le degré 1, entre 11h30 et 14h, le plus courant, ça n'étonne personne...y a le degré 2 entre 10h et 11h30, bel effort mais toujours à la bourre...puis y a le degré 3, avant 10h, sous les applaudissements. Tu t'en doutes, c'est degré 3, faudrait presque inventer un degré 4 pour ce jour-là. Face à l'écran, la touche "Supprimer ce blog" me tente. Mes tendances suicidaires sont pas assez fortes et puis je veux mettre deux trois petits mots d'adieu, alors je m'autodafe (oui ben maintenant ça existe puisque je l'invente).

Ensuite je réfléchis plus en profondeur. Je viens de parer au plus pressé. Et maintenant ? Est-ce qu'on en reste là ? Je prends

- mes renseignements à gauche à droite pour savoir ce qui s'est précisément passé.

- conscience que si les gens dont je parle sont reconnaissables, c'est parce que je fais en sorte qu'ils le soient.

- mes jambes à mon cou et non ce n'est pas pornographique.

Au plus profond de l'intérieur de moi j'ai pas trop envie d'arrêter. Comme toutes ces filles tu sais (ben oui, j'ai constaté ça chez les filles, j'en fais pas un théorème, ni au jasmin, c'est juste ce que j'ai vu), toutes ces filles qui écrivent plus dès qu'elles ont trouvé un amoureux...comme si le temps qu'elle consacrait au blog, maintenant c'est tout pour lui, bonjour la créativité, l'indépendance et tout le bazar...et si t'es une copine, estime-toi heureuse qu'elle veuille bien déjeuner vite fait avec toi une fois tous les 6 mois. Et elle s'est pas encore reproduite, t'as pas tout vu. Bon ben moi rien ne dit que j'ai trouvé l'amoureux hein, même si je t'accorde que le faisceau d'indices est assez probant. Non sérieux je vais être un peu plus originale que ça, merde.

En même temps, je ne peux plus écrire de la même façon, je vais être obligée de me censurer puisqu'il y a une probabilité, même faible, que je sois lue par quelqu'un qui me connaît. Me censurer ? Tu rigoles...Eh non, soit je fais ce compromis, soit je fais rien. La seule solution, c'est de ne plus parler de ce quelqu'un. Et puis ce beau SMS, reçu une fois les esprits calmés, fait pencher la balance : Je tiens à te dire que je ne t'en veux pas, j'étais sous le choc (...) Je ne veux pas t'empêcher de t'exprimer ni de partager. Je trouve même ça beau. Je sais à quel point les livres sont pour toi ce que sont les disques pour moi, je ne les apprécie que si je les partage.

Alors c'est décidé. Tu es sur un nouveau concept de blog, un blog dont la "première" note t'annonce que c'est la dernière, j'te jure on s'marre trop. Oh tu peux cacher ta joie, je sais que t'es content. Par contre t'es gentil, pour la sécurité de tous, si tu me croises dans la rue, fais comme si tu m'avais pas vue.

jeudi 7 juin 2007

Je ne t'en dis pas plus

Sois fort, il le faut, cette fois c'est vrai.
(Eh ! c'est pas la peine de télécharger 20 fois la page, y a pas d'erreur d'affichage. Je sais, tu as du mal à accepter la réalité, je sais)

vendredi 8 décembre 2006

Mes excuses aux voisin pour le bruit (texte intégral)

À poil, chez moi, envie de te dire que je te trouve relativement heureux. Un événement : t'as une copine. Quoi répondre ? Je te conseille de courir vite si tu veux pas finir taillé en frite, poussin noir.

À poil, chez moi, on met de la mousse dans la baignoire, lavage des cheveux en faisant l'amour. Ma conscience me dit de lui annoncer la nouvelle : mon ex est un psychopathe (mais si. J'insiste). Je dois arrêter la garde alternée. Faire le deuil.

À poil (micro-string, soutif), chez moi, le fond de l'air est frais...

À poil, chez moi, étude du pastis. J'ai besoin d'un anti-vomitif.

À poil, chez moi, j'entends une voix : "Ada je t'aime. Bonsoir et à bientôt".

Sortie latérale.

vendredi 14 avril 2006

♫ Like a rolling stone ♫

Après ce post, ma vie vous paraîtra bien terne. Alors que jusqu'à présent vous m'imaginez je ne sais trop comment, préparez-vous à un choc terrible, dont vous ne vous relèverez peut-être pas, ni moi non plus. Tant pis, je prends le risque de la démystification : pourquoi le pot de mousse ?

D'aucuns se sont déjà interrogés...Je ne peux malheureusement pas faire de lien vers d'aucuns car d'aucuns me l'ont déconseillé, sachant que si le blog va chez le coiffeur, il s'ensuit que non seulement il a les cheveux courts mais les liens disparaissent...et après on se demande pourquoi on peut pas réformer dans ce pays, on est là, motivés, plein d'esprit d'initiative et hop, ces cons de jeunes tuent le CPE et les liens sont pas permanentés. Disons juste que d'aucuns mangent de la polenta.

Alors oui, c'est vrai, le chocolat, c'est la première chose qui vient à l'esprit quand on parle de mousse. Mais ce serait mal me connaître : le sucre et moi, après expertise astrologique poussée, nous ne sommes pas compatibles, c'est bizarre je sais mais j'aime pas ça, sauf quand j'ai la main verte (comprenne qui pourra, je voudrais pas qu'on m'accuse de faire l'apologie de certaines choses qui sont tolérées à Amsterdam par exemple, et d'ailleurs ça n'a pas rien à voir avec le chocolat maintenant que j'y pense)...mais c'est rarissime. Depuis que je suis adulte, je suis passée à l'alcool.

Habile transition pour examiner la deuxième proposition : mousse n'est-il pas synonyme de bière ? C'est une explication plus plausible, surtout pour ceux qui me lisent régulièrement et qui savent donc qu'en bas de chez moi, y a un bar, etc...Bien tenté, mais non. Tels les privés des romans noirs, je préfère le sky. Oui j'ai des goûts de luxe.

Mousse à raser ? Eh oui, c'est là que ça va faire mal : je suis une femme à barbe. Au lieu de ricaner, vous devriez être désolés, car le seul avantage dont jouissent les femmes à barbe, c'est de mettre de l'after-shave qui sent bon, on peut donc pas dire que ce soit la totale éclate. Mais non, allez, j'ai juste de la moustache (alors quand je dis que j'ai 82 ans, personne n'y croit, par contre la moustache, là ça marche...Pff, j'vous jure)

Trêve de plaisanterie. Et si la mousse, c'était le truc qu'on met dans les crèches provençales après l'avoir cueillie dans les sous-bois ? Non plus. Le bucolique, ça me fout le cafard.

Plus terre-à-terre que la mousse végétale, c'est-y possible ? Style tapis de mousse...balle en mousse...petit bonhomme en mousse. NON.

Alors quoi ? c'est quoi ce pot de mousse ? trépigne la foule en délire. Mes amis, vous n'allez pas être déçus (non, juste consternés) : le pot de mousse, parce qu'il faut pas le vendre avant de l'avoir tué...(j'vous avais prévenus)

mardi 11 avril 2006

Avis à la population

Ami lecteur, amie lectrice, toi qui passes sans me voir, oui toi là, c'est pas compliqué t'es un peu tout seul (non, des fois tu es plusieurs et c'est cool), si tu trouves que ce blog a une sale gueule, c'est que tu as bon goût et c'est déjà pas mal, de nos jours mon bon monsieur y a plus de saisons, alors c'qui nous faudrait c'est une bonne guerre, avec tous ces jeunes là, moi de mon temps ça rigolait pas...

Bon, ça c'est fait.

Cela dit, si tu es doué(e) techniquement, même un tout petit peu, si tu sais, par exemple, comment faire un lien, insérer une image, mettre des couleurs, tout ça...en un mot comme en cent, si tu as du temps à perdre avec une incapable comme moi, eh bien dis-toi que je n'aurai même pas honte de recevoir tes conseils, trucs et astuces. À la limite j'y comprendrai rien, mais honte non. Car vois-tu, ami lecteur, amie lectrice, j'ai 82 ans (comment ça pas crédible ? si je te le dis) alors j'ai des circonstances atténuantes hein.

Ainsi ce blog pourrait se décomplexer esthétiquement parlant.

Moi j'dis ça, c'est pour ton bien...

lundi 27 février 2006

Ada au pays des merveilles

Well, c'est que j'ai comme qui dirait le trac...

Parce que des blogs, j'en lis, pas de problème, mais maintenant que je suis de l'autre côté...De l'autre côté de quoi d'ailleurs ? Selon toute apparence, je suis toujours du même côté de l'écran hein, ou alors il y a quelque chose qui m'échappe...mais bon, côté cour ou côté jardin, à l'est comme à l'ouest (rien de nouveau), par monts et par vaux (vaches, cochons), je fais moins la maligne présentement.

Permettez-moi d'ouvrir une parenthèse grammaticale, à moins qu'elle ne soit lexicographique, mais c'est une autre histoire : qui peut me dire, une bonne fois pour toutes, quel est le féminin de malin ? Je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas être maline, why not, porque no ? Sauf que de source incertaine il paraîtrait qu'il faille dire maligne. Qui a ricané : Si elle croit qu'on va laisser des commentaires parce qu'elle pose des questions idiotes, elle peut toujours rêver ? C'est pas très sympa. Et ceux qui pensent : Elle peut pas ouvrir son dico ET mémoriser ce qu'elle y lira ?, ben c'est pas beaucoup mieux. Une chose est sûre (voire plusieurs, mais c'est à vérifier) : le ridicule ne tue pas. Parmi les quintaux d'exemples qui me viennent en tête, je vous renvoie au paragraphe précédent où, force est de le constater : je suis toujours vivante. Et quand on sait que ce qui ne tue pas rend plus fort...eh bien je vous laisse en tirer les conséquences, c'est au-dessus de mes forces (attention il y a un piège).

Cela dit, vous n'avez pas tort, à quoi bon avoir le trac puisqu'il est hautement improbable que je sois lue dans l'immédiat (oui oui, l'espoir fait vivre) ? En même temps c'est pour être lue que je suis là. On pourrait appeler ça du narcissisme paradoxal, parfaitement, on pourrait. Je crois qu'effectivement je suis passée de l'autre côté du miroir.