Mademoiselle A est partie une quinzaine de jours aux Antilles avec son père. Son absence et mes disponibilités plus souples ont contribué à beaucoup nous rapprocher E. et moi. Nous avons mis chacun un pied dans la sphère amicale de l'autre. Nous avons passés un week-end en province qui, j'ai l'impression, nous a fait basculer davantage. Nous étions chez un bon pote à moi, avec qui je faisais la fête du temps pas si lointain où je fréquentais une école nationale supérieure. Il nous a sortis dans tous les bons endroits de sa ville, nous a faits rencontrer toute une troupe de gens très chaleureux. E. et moi avons été perçus d'emblée comme un couple établi. La jeune femme qui nous a rejoints en terrasse le dimanche vers 14h, après avoir dit Oh ben ça fait bizarre de revoir les gens le lendemain alors que la veille tout le monde était mort bourré (et là tu te dis, oh oui putain, j'étais bien bien dans le cosmos, parce que moi je ne me rappelle même pas qu'on s'est déjà vu...) nous a présentés à son ami : Voilà Ada et son époux E., un couple magnifique bla bla bla. Nous en avons ri et E. n'a plus cessé de la journée de m'appeler Madame mon épouse. Déjà dans le train à l'aller, nous nous étions rapprochés physiquement (mais discrètement) comme jamais auparavant, nous qui d'ordinaire n'avons aucun contact tactile en public. Nous nous sommes dits des choses qui signifient qu'on tient l'un à l'autre. Nous nous manifestons une tendresse gestuelle et verbale tout en retenue, une bienveillance attentive. C'est très bon. Y a juste un truc que j'ai du mal à analyser : ma consommation de cigarettes ne cesse d'augmenter.
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mardi 19 février 2013
lundi 10 janvier 2011
♫ Et tu sauras où l'acheter le courage ♫
Encore des récriminations.
Je ne supporte plus qu'on me réduise à mon état de femme enceinte. Certes mon activité principale, surtout depuis l'arrêt de travail suivi des congés pathologiques qui déboucheront prochainement sur le congé maternité officiel, mon activité principale donc consiste à fabriquer cet occupant à titre gratuit, ce qui demande des repas substantiels et beaucoup de repos (enfin, selon ma recette à moi). Mais gravide ne signifie pas forcément grave vide de tout autre sujet de conversation bordel.
Je ne supporte plus les envieux. Oui j'ai réussi un concours qui fait que je gagne mieux ma vie, oui j'ai un petit jardin en plein Paris et oui je suis enceinte. Et alors ? C'est une raison pour me considérer comme une riche qui trahit son camp (je te signale quand même que tous mes amis, sans exception, font, tout comme moi, partie de la classe moyenne (qu'ils en soient conscients ou pas, voire honteux), faut arrêter les fantasmes) ? C'est une raison pour énumérer les désagréments qu'il y a à entretenir la pelouse d'un jardin plutôt que les avantages d'y faire des plantations et des grillades carnivores ? C'est une raison pour pousser les hauts cris dès que je me touche le ventre, sous prétexte que je fais ma chochotte (figure-toi que ça bouge là-dedans et que j'aime bien y répondre par des caresses, je ne demande à personne d'y prêter un quelconque intérêt) ; ou de déclarer, soi-disant ironiquement, que c'est vraiment dégueulasse un aussi gros ventre (je te passe les réflexions qui ne manqueront pas d'arriver sur les pis à lait). Ces bandes de frustrés embourbés dans le marécage de leur incapacité à se mettre en mouvement me fatiguent.
Pour aller jusqu'au bout, je ne supporte plus les gens sous influence, ceux qui tiennent un double discours pour mieux s'aveugler, ceux (souvent les mêmes) qui, en toute lâcheté, n'assument pas leurs choix (et on ne peut que les comprendre, car leurs choix sont mauvais) mais n'en tirent pas non plus les conclusions qui s'imposent.
Mais aussi quelques louanges.
J'agrée ces amitiés nouvelles, celles qu'on n'attendait plus parce qu'on sait bien que c'est comme pour les langues vivantes et le sport, plus on avance en âge, moins on a de chances de réussir. Vivifiant sans aucun doute.
J'agrée aussi ces amitiés renouvelées, celles qu'on entretient avec des gens qu'on voit deux ou trois fois par an sans pour autant perdre en qualité, au contraire, mesurer combien on est réciproquement attaché les uns aux autres.
Je prends beaucoup de plaisir à observer à la dérobée, par la porte entrebâillée, monamour à sa toilette, quand il rentre tard de son cours de kung fu et que le miroir reflète juste la partie comprise entre le bas de son ventre et le haut de ses cuisses (il est beau, que veux-tu).
J'apprécie tout particulièrement que l'année commence par un coucher à 8h du mat, après le départ des derniers fêtards et un rangement sommaire, qu'on se blottisse et qu'il me dise Je t'aime, je t'aime, je t'aime, ad libitum.
Bonne année
Je ne supporte plus qu'on me réduise à mon état de femme enceinte. Certes mon activité principale, surtout depuis l'arrêt de travail suivi des congés pathologiques qui déboucheront prochainement sur le congé maternité officiel, mon activité principale donc consiste à fabriquer cet occupant à titre gratuit, ce qui demande des repas substantiels et beaucoup de repos (enfin, selon ma recette à moi). Mais gravide ne signifie pas forcément grave vide de tout autre sujet de conversation bordel.
Je ne supporte plus les envieux. Oui j'ai réussi un concours qui fait que je gagne mieux ma vie, oui j'ai un petit jardin en plein Paris et oui je suis enceinte. Et alors ? C'est une raison pour me considérer comme une riche qui trahit son camp (je te signale quand même que tous mes amis, sans exception, font, tout comme moi, partie de la classe moyenne (qu'ils en soient conscients ou pas, voire honteux), faut arrêter les fantasmes) ? C'est une raison pour énumérer les désagréments qu'il y a à entretenir la pelouse d'un jardin plutôt que les avantages d'y faire des plantations et des grillades carnivores ? C'est une raison pour pousser les hauts cris dès que je me touche le ventre, sous prétexte que je fais ma chochotte (figure-toi que ça bouge là-dedans et que j'aime bien y répondre par des caresses, je ne demande à personne d'y prêter un quelconque intérêt) ; ou de déclarer, soi-disant ironiquement, que c'est vraiment dégueulasse un aussi gros ventre (je te passe les réflexions qui ne manqueront pas d'arriver sur les pis à lait). Ces bandes de frustrés embourbés dans le marécage de leur incapacité à se mettre en mouvement me fatiguent.
Pour aller jusqu'au bout, je ne supporte plus les gens sous influence, ceux qui tiennent un double discours pour mieux s'aveugler, ceux (souvent les mêmes) qui, en toute lâcheté, n'assument pas leurs choix (et on ne peut que les comprendre, car leurs choix sont mauvais) mais n'en tirent pas non plus les conclusions qui s'imposent.
Mais aussi quelques louanges.
J'agrée ces amitiés nouvelles, celles qu'on n'attendait plus parce qu'on sait bien que c'est comme pour les langues vivantes et le sport, plus on avance en âge, moins on a de chances de réussir. Vivifiant sans aucun doute.
J'agrée aussi ces amitiés renouvelées, celles qu'on entretient avec des gens qu'on voit deux ou trois fois par an sans pour autant perdre en qualité, au contraire, mesurer combien on est réciproquement attaché les uns aux autres.
Je prends beaucoup de plaisir à observer à la dérobée, par la porte entrebâillée, monamour à sa toilette, quand il rentre tard de son cours de kung fu et que le miroir reflète juste la partie comprise entre le bas de son ventre et le haut de ses cuisses (il est beau, que veux-tu).
J'apprécie tout particulièrement que l'année commence par un coucher à 8h du mat, après le départ des derniers fêtards et un rangement sommaire, qu'on se blottisse et qu'il me dise Je t'aime, je t'aime, je t'aime, ad libitum.
Bonne année
jeudi 16 décembre 2010
♫ Au diable les maîtresses queux qui attachent les coeurs aux queues des casseroles ♫
Maintenant que j'ai tout mon temps je peux me permettre de réfléchir. Parce que figure-toi que je suis en arrêt de travail pour une durée relativement longue. Un mois. Oui alors dit comme ça c'est flippant. Moi-même au début j'en menais pas large. Rester allongée à mi-temps pour que l'occupant à titre gratuit veuille bien passer l'hiver au chaud avant de pointer le bout de son nez, c'est sûr ça inquiète. Au final on s'habitue vite à se faire servir comme une princesse. Plus de ménage, plus de courses, plus de travail. Bon ben qu'est-ce que tu veux, je glande sous la couette et je regarde la neige tomber...et puis je lis environ un livre par jour...et je vais au cinéma, et au resto tant qu'à faire. Non franchement on va pas se plaindre hein.
Alors du coup je réfléchis. Aux couples. Je sais pas toi mais moi la plupart des gens de mon entourage sont en couple. Avec ou sans enfant mais avec cohabitation. Monamour et moi dans le souci de préserver la fougue des premiers temps, on a envisagé de vivre séparément pour mieux se retrouver quand et seulement si on en avait envie. Choisir plutôt que subir tu vois. Mais n'oublions pas qu'en bons petits bourgeois on aime son confort et que le trois-pièces parisien tu peux difficilement te l'offrir tout seul (bourgeois oui mais petit on t'a dit). En plus quand même on se kiffe. Et puis on parvient plutôt bien à se laisser vivre en toute liberté sans emmerder l'autre. Parfois on prend des vacances séparément et la plupart du temps on est très content d'être ensemble.
Oui bon rien d'exceptionnel tu me diras. Mais là où ça devient intéressant, c'est l'opinion de l'entourage. Larvée l'opinion, tu te doutes que c'est pas le genre d'idées qu'on affiche honnêtement. Mais qui, parmi les gens qui nous connaissent, qui, je te le demande, aurait misé le moindre centime d'euro sur notre relation et son heureuse évolution ? T'auras beau chercher...A la décharge de ces braves gens, précisons que les rebondissements, séparations et renversements de situation n'ont pas manqué, ce blog s'en est nourri. Cependant je te prie de croire qu'on a dû fournir, surtout dans les périodes critiques, un bon sujet de cancans et commérages lors de soirées où nous étions absents. Je les vois d'ici. Ben oui évidemment, vu que j'y participe. Pas à mon propre bitchage, je suis pas folle non plus, mais tu sais bien, seuls les plus grands peuvent se targuer de résister à la tentation de dire du mal d'autrui en son absence, c'est tellement fédérateur de s'entendre sur la connerie d'un tiers.
D'autre part je me faisais la réflexion que les conjoints de mes amis je les aime pas des masses en général. Je les trouve ternes, voire chiants ou pas à la hauteur, moches, pas assez cultivés, peu intéressants (oui ben je me lâche) (mais rassure-toi je t'ai fait un panorama, c'est pas la même personne qui cumule) (en même temps les qualificatifs ne sont pas exclusifs hein, on peut très bien être moche et chiant). Surtout je constate que lesdits amis n'en sortent pas grandis, que leur relation amoureuse a même plutôt tendance à les appauvrir et délaver les couleurs si chatoyantes que j'apprécie chez eux. A l'analyse il se pourrait que je sois jalouse, je veux bien prendre ma part de responsabilité. D'autant que ça devient difficile des les voir en solo, comme au bon vieux temps quoi, entre célibataires sans obligation. Sans compter qu'il est de bon ton d'apprécier le conjoint et d'être pote avec lui. Au point qu'on en arrive à fixer des dates où Machin(e) pourra se libérer pour cet apéro que tu espérais tellement passer en tête à tête avec cette personne dont la relation privilégiée et amicale est bien antérieure à sa rencontre avec un substitut de sa mère ou de son père (je me lâche complètement, oui). Et, alors que tu as envie de hurler "Mais t'aurais pas pu laisser ton boulet à la maison !", te voilà obligée de faire bonne figure. Bien sûr je caricature légèrement mais tu auras remarqué que l'ami(e) n'est pas la même personne selon que sa moitié de couple est présente ou non. Après il y a des nuances, des gradations dans la métamorphose, entre celui qui ne change pas d'un iota et celui qui se transforme en inconnu dès lors qu'il est accompagné (et un inconnu avec qui t'as pas vraiment envie de faire connaissance). Dieu sait que j'ai pu faire partie de cette dernière catégorie à certains moments détestables de ma vie passée. Mais j'ai l'impression que ce n'est plus le cas aujourd'hui et ça me désole de le constater chez les autres.
Un autre sport largement pratiqué consiste à dénigrer son propre conjoint. Ne nie pas, on le fait tous. Tu sais, quand il t'a bien énervé et que tu déblatères en énumérant sans reprendre ton souffle tous ses défauts et les griefs y afférents. Je suis d'accord, ça soulage et ça mange pas trop de pain, pour peu que tu te livres à cette gymnastique dans l'intimité d'une oreille amicale, bienveillante et qui abonde dans ton sens avec mesure et surtout sans renchérir, car tu n'aimes pas non plus qu'on dise du mal de ton chéri, toi t'as le droit mais y a des limites. Cependant quand l'ami en question (et crois-moi que j'ai plusieurs exemples en tête, ce qui est plutôt inquiétant) passe son temps à t'expliquer sans relâche, encore et encore, combien sa vie de couple est un enfer, non seulement c'est d'un mortel ennui mais tu ne peux même pas lui dire que tu en es toi-même convaincue et qu'il faudrait songer à y mettre un terme, car au final, qui es-tu pour donner des leçons ? , toi qu'on a pu trouver si mal assortie avec ta moitié et vice-versa...et que sais-tu de ce qui lie les gens ? Ok, pas grand chose. Disons que ça ne me regarde pas. Mais on m'ôtera pas de l'idée que conjoint dans certains cas ça s'écrit en deux mots, n'en déplaise aux pièces attachées.
Alors du coup je réfléchis. Aux couples. Je sais pas toi mais moi la plupart des gens de mon entourage sont en couple. Avec ou sans enfant mais avec cohabitation. Monamour et moi dans le souci de préserver la fougue des premiers temps, on a envisagé de vivre séparément pour mieux se retrouver quand et seulement si on en avait envie. Choisir plutôt que subir tu vois. Mais n'oublions pas qu'en bons petits bourgeois on aime son confort et que le trois-pièces parisien tu peux difficilement te l'offrir tout seul (bourgeois oui mais petit on t'a dit). En plus quand même on se kiffe. Et puis on parvient plutôt bien à se laisser vivre en toute liberté sans emmerder l'autre. Parfois on prend des vacances séparément et la plupart du temps on est très content d'être ensemble.
Oui bon rien d'exceptionnel tu me diras. Mais là où ça devient intéressant, c'est l'opinion de l'entourage. Larvée l'opinion, tu te doutes que c'est pas le genre d'idées qu'on affiche honnêtement. Mais qui, parmi les gens qui nous connaissent, qui, je te le demande, aurait misé le moindre centime d'euro sur notre relation et son heureuse évolution ? T'auras beau chercher...A la décharge de ces braves gens, précisons que les rebondissements, séparations et renversements de situation n'ont pas manqué, ce blog s'en est nourri. Cependant je te prie de croire qu'on a dû fournir, surtout dans les périodes critiques, un bon sujet de cancans et commérages lors de soirées où nous étions absents. Je les vois d'ici. Ben oui évidemment, vu que j'y participe. Pas à mon propre bitchage, je suis pas folle non plus, mais tu sais bien, seuls les plus grands peuvent se targuer de résister à la tentation de dire du mal d'autrui en son absence, c'est tellement fédérateur de s'entendre sur la connerie d'un tiers.
D'autre part je me faisais la réflexion que les conjoints de mes amis je les aime pas des masses en général. Je les trouve ternes, voire chiants ou pas à la hauteur, moches, pas assez cultivés, peu intéressants (oui ben je me lâche) (mais rassure-toi je t'ai fait un panorama, c'est pas la même personne qui cumule) (en même temps les qualificatifs ne sont pas exclusifs hein, on peut très bien être moche et chiant). Surtout je constate que lesdits amis n'en sortent pas grandis, que leur relation amoureuse a même plutôt tendance à les appauvrir et délaver les couleurs si chatoyantes que j'apprécie chez eux. A l'analyse il se pourrait que je sois jalouse, je veux bien prendre ma part de responsabilité. D'autant que ça devient difficile des les voir en solo, comme au bon vieux temps quoi, entre célibataires sans obligation. Sans compter qu'il est de bon ton d'apprécier le conjoint et d'être pote avec lui. Au point qu'on en arrive à fixer des dates où Machin(e) pourra se libérer pour cet apéro que tu espérais tellement passer en tête à tête avec cette personne dont la relation privilégiée et amicale est bien antérieure à sa rencontre avec un substitut de sa mère ou de son père (je me lâche complètement, oui). Et, alors que tu as envie de hurler "Mais t'aurais pas pu laisser ton boulet à la maison !", te voilà obligée de faire bonne figure. Bien sûr je caricature légèrement mais tu auras remarqué que l'ami(e) n'est pas la même personne selon que sa moitié de couple est présente ou non. Après il y a des nuances, des gradations dans la métamorphose, entre celui qui ne change pas d'un iota et celui qui se transforme en inconnu dès lors qu'il est accompagné (et un inconnu avec qui t'as pas vraiment envie de faire connaissance). Dieu sait que j'ai pu faire partie de cette dernière catégorie à certains moments détestables de ma vie passée. Mais j'ai l'impression que ce n'est plus le cas aujourd'hui et ça me désole de le constater chez les autres.
Un autre sport largement pratiqué consiste à dénigrer son propre conjoint. Ne nie pas, on le fait tous. Tu sais, quand il t'a bien énervé et que tu déblatères en énumérant sans reprendre ton souffle tous ses défauts et les griefs y afférents. Je suis d'accord, ça soulage et ça mange pas trop de pain, pour peu que tu te livres à cette gymnastique dans l'intimité d'une oreille amicale, bienveillante et qui abonde dans ton sens avec mesure et surtout sans renchérir, car tu n'aimes pas non plus qu'on dise du mal de ton chéri, toi t'as le droit mais y a des limites. Cependant quand l'ami en question (et crois-moi que j'ai plusieurs exemples en tête, ce qui est plutôt inquiétant) passe son temps à t'expliquer sans relâche, encore et encore, combien sa vie de couple est un enfer, non seulement c'est d'un mortel ennui mais tu ne peux même pas lui dire que tu en es toi-même convaincue et qu'il faudrait songer à y mettre un terme, car au final, qui es-tu pour donner des leçons ? , toi qu'on a pu trouver si mal assortie avec ta moitié et vice-versa...et que sais-tu de ce qui lie les gens ? Ok, pas grand chose. Disons que ça ne me regarde pas. Mais on m'ôtera pas de l'idée que conjoint dans certains cas ça s'écrit en deux mots, n'en déplaise aux pièces attachées.
lundi 27 juillet 2009
VSD
Vendredi. Nourrir le chat pour la dernière fois, marcher tranquillement jusqu'au bar où on a rencard avec sonamour. Être en avance. Longer le quai pour visiter les aménagements de Paris-plage, s'arrêter devant le cours de salsa, hésiter à y participer, regarder l'heure. Être à la bourre. Le retrouver en terrasse devant une bière, comparer les mérites respectifs de Houellebecq, Mérot et Jaenada. Marcher tranquillement jusqu'à la table réservée dans le resto berbère, bien boire et bien manger. Rentrer à pied, faire l'amour, dormir.
Samedi. Manger un rouleau de printemps sur le quai en regardant les boulistes. Aller au cinéma. Marcher tranquillement jusqu'au bar où on a rencard avec son pote. Lui raconter des trucs de ouf. Trois bières plus tard, marcher tranquillement jusqu'au bar où on a rencard avec le charmant charmeur chilien. Faire les trois bars du quartier en se déplaçant par voie de chemins de fer. Se faire accueillir par le grand sourire du barman qui se souvient de la dernière fois. Rejoindre l'Embarcation-close, danser, relancer les chemins de fer dans les chiottes étroits, en traçant de belles lignes sur le bouquin récemment reçu. Se faire complimenter pour le blog par une lectrice insoupçonnée. Monter et descendre trop souvent et trop vite. Prendre un taxi dans une sorte de bad raide et électrique.
Dimanche. Se faire réveiller par un texto, sourire, se rendormir tranquillement jusqu'à une heure avancée de l'après-midi. Retrouver son amie chez elle pour un apéro espagnol. Lui raconter des trucs de ouf. Apprendre par téléphone qu'il ne faut pas s'étonner en rentrant de trouver deux inconnus dans son salon. Rentrer, boire du tit punch avec les cousins inconnus. S'exprimer en anglais car y a pas le choix. Se moucher trop souvent. À la question Tiou a une rhub ?, répondre : Oh but you speak french !
Samedi. Manger un rouleau de printemps sur le quai en regardant les boulistes. Aller au cinéma. Marcher tranquillement jusqu'au bar où on a rencard avec son pote. Lui raconter des trucs de ouf. Trois bières plus tard, marcher tranquillement jusqu'au bar où on a rencard avec le charmant charmeur chilien. Faire les trois bars du quartier en se déplaçant par voie de chemins de fer. Se faire accueillir par le grand sourire du barman qui se souvient de la dernière fois. Rejoindre l'Embarcation-close, danser, relancer les chemins de fer dans les chiottes étroits, en traçant de belles lignes sur le bouquin récemment reçu. Se faire complimenter pour le blog par une lectrice insoupçonnée. Monter et descendre trop souvent et trop vite. Prendre un taxi dans une sorte de bad raide et électrique.
Dimanche. Se faire réveiller par un texto, sourire, se rendormir tranquillement jusqu'à une heure avancée de l'après-midi. Retrouver son amie chez elle pour un apéro espagnol. Lui raconter des trucs de ouf. Apprendre par téléphone qu'il ne faut pas s'étonner en rentrant de trouver deux inconnus dans son salon. Rentrer, boire du tit punch avec les cousins inconnus. S'exprimer en anglais car y a pas le choix. Se moucher trop souvent. À la question Tiou a une rhub ?, répondre : Oh but you speak french !
Mots-clés
Charmant charmeur chilien,
Chemins de fer,
Mon pote,
Monamour,
Potes,
Vie sexuelle
jeudi 9 juillet 2009
♫ It's the same old story ♫
Les vacances hein. Tu parles.
Elle devait me donner ses clés avant de prendre le train. Mais moi tu vois j'ai une vie quand même et ce soir-là le timing était serré. Il fut entendu qu'elle me cueillerait à la sortie de chez l'analyste, qu'éventuellement on boirait une bière vite fait et que chacune voguerait vers son destin. Mais ce n'est pas mon amie pour rien : à la bourre dans ses préparatifs, elle sortit le plan B (l'histoire se répète), à savoir l'intermédiaire (je te dis que si on supprimait les intermédiaires, la vie serait moins chère). Il me revenait donc de rencontrer le lendemain une certaine Machine, jamais vue, jamais entendu parlé, qui par un hasard miraculeux se rendrait sur mon lieu de travail. Bien.
Mais le destin est coquin, et le lendemain je réalise un peu tard que j'ai oublié le rencard. Et aucun moyen de joindre Machine. Ce n'aurait pas été si grave si, derrière la porte qu'ouvrent ces clés, ne se trouvait pas un chat, que j'étais censée nourrir et abreuver pendant trois semaines. On a passé la soirée à estimer combien de temps il pouvait tenir avant que j'aie sa mort sur la conscience et on en a déduit que par ces temps de grosse chaleur, il allait pas falloir trop traîner. Ouais mais on fait comment, t'es gentil toi. On va dormir déjà.
Heureusement, vers 8 heures du mat (et ça, tu vois, ça ne se fait pas), Machine appelle. Ah ben t'avais mon numéro et c'est maintenant que tu le dis, bravo. Mais je te pardonne car ainsi tout s'arrange.
Alors je rentre dans l'appart, le chat a survécu, il a même l'air plutôt enjoué, je lui donne ses croquettes, de l'eau fraîche et puis on tape la discut parce qu'il faut leur parler aux bêtes non ? (ah non je confonds avec les plantes)
Elle devait me donner ses clés avant de prendre le train. Mais moi tu vois j'ai une vie quand même et ce soir-là le timing était serré. Il fut entendu qu'elle me cueillerait à la sortie de chez l'analyste, qu'éventuellement on boirait une bière vite fait et que chacune voguerait vers son destin. Mais ce n'est pas mon amie pour rien : à la bourre dans ses préparatifs, elle sortit le plan B (l'histoire se répète), à savoir l'intermédiaire (je te dis que si on supprimait les intermédiaires, la vie serait moins chère). Il me revenait donc de rencontrer le lendemain une certaine Machine, jamais vue, jamais entendu parlé, qui par un hasard miraculeux se rendrait sur mon lieu de travail. Bien.
Mais le destin est coquin, et le lendemain je réalise un peu tard que j'ai oublié le rencard. Et aucun moyen de joindre Machine. Ce n'aurait pas été si grave si, derrière la porte qu'ouvrent ces clés, ne se trouvait pas un chat, que j'étais censée nourrir et abreuver pendant trois semaines. On a passé la soirée à estimer combien de temps il pouvait tenir avant que j'aie sa mort sur la conscience et on en a déduit que par ces temps de grosse chaleur, il allait pas falloir trop traîner. Ouais mais on fait comment, t'es gentil toi. On va dormir déjà.
Heureusement, vers 8 heures du mat (et ça, tu vois, ça ne se fait pas), Machine appelle. Ah ben t'avais mon numéro et c'est maintenant que tu le dis, bravo. Mais je te pardonne car ainsi tout s'arrange.
Alors je rentre dans l'appart, le chat a survécu, il a même l'air plutôt enjoué, je lui donne ses croquettes, de l'eau fraîche et puis on tape la discut parce qu'il faut leur parler aux bêtes non ? (ah non je confonds avec les plantes)
mardi 6 janvier 2009
♫ Turn around, I'm by the window where the light is ♫
Découvrez The Velvet Underground!
Y a tous les amis, les meilleurs et les autres, qui me payent des coups, qui m'écoutent parler ou me taire.
Y a ceux qui téléphonent matin et soir, alors que parfois on s'est vu dans la journée, pour voir comment ça va depuis tout à l'heure, ah t'as une meilleure voix, allez t'inquiète pas, vas-y pleure un bon coup ça fait du bien, je te rappelle, bisous. Ça dure quoi, deux à trois minutes, juste pour dire on est là, et puis aussi parce qu'ils s'inquiètent. Je les aime bien ceux-là, je les aime bien, vraiment hein.
Mais bon. Quand ils appellent à midi et que je me suis couchée pas longtemps avant, comment te dire, non seulement j'ai la voix éraillée clopes-whisky mais en plus il faut faire genre que j'ai pas la gueule de bois, sinon, je viens de te le dire, ils s'inquiètent. Alors ça va bien maintenant d'accord ? on se calme et on me laisse dormir.
Y a le charmant charmeur chilien, qui se manifeste à pic avec des cadeaux ferroviaires et qui susurre dans un demi-sommeil oh pauvre marmotte mais je serai toujours là moi, ce qui déjà, permets-moi de te le faire remarquer, est faux. Ben oui l'éternité, tout ça, on va pas y revenir. Mais j'aime beaucoup. Après il dessine des nuages sur les murs de mon nouveau quartier, un ici, et un autre juste là, je les vois tous les jours si je veux, mais des fois j'oublie et ça me fait comme une surprise.
Y a mon ami de mail, qui me raconte un peu sa vie et je lui raconte un peu la mienne, on se marre bien même quand c'est pas trop drôle, car mon ami de mail est profondément drôle (et drôlement profond, ça n'empêche pas).
Et puis y a ceux qui viennent ici, autant dire toi quoi, c'est bien aimable et réconfortant.
Comme tu vois je suis bien entourée, ce qui fait que globalement ça va.
Dans le détail je lutte un peu. T'as qu'à voir cette note, franchement c'est flagrant que je lutte. Et il en va de même au taff. Le problème majeur étant de m'extraire du lit le matin. C'est pas nouveau mais là j'atteins des sommets, je suis trop fatiguée tout le temps.
Alors je te vois venir évidemment. Entre l'un qu'on couche dans une fosse, et moi qui fais une fausse couche, y a de quoi avoir du mal à se lever. Certes. Cependant, comme je n'ai pas l'intention de prendre un congé maladie ni des vacances (en tout cas pas tout de suite), il va bien falloir trouver une solution. D'aucuns pourraient pernicieusement insinuer que je bosse déjà à mi-temps vu mes horaires d'arrivée. Mais ceux-là je les emmerde, comme à l'accoutumée. Et je n'ai pas non plus l'intention de réellement passer à temps partiel, même avec un enfant, pour te dire que là y a vraiment aucune raison. Donc pas d'autre possibilité que de se lever le matin, on est bien d'accord.
Alors hier soir je rentre sous la neige, humeur très médiocre, un petit coup d'oeil au nuage dans le recoin, fugace sourire intérieur, attente de l'ascenseur trop longue pour éviter la discussion de bonne année avec la voisine, entrée dans l'appartement. J'hésite à me coucher direct. Ben oui hein, on peut toujours tenter le couchage anticipé. Finalement j'entame une guerre contre les Mongols, ça défoule, ça vide la tête...
Au moment où je me dis que j'ai la flemme de faire chauffer la bonne soupe de légumes bio (surgelée, attends, tu crois quand même pas que je la fais moi-même ?) mais que bon, va bien falloir, arrive Monamour. Pleine d'espoir sur la possibilité, pas d'une île puisque les vacances : voir plus haut, mais d'échapper à la corvée, je m'enquiers :
- T'as acheté quelque chose à manger ?
- J'avais envie qu'on tire les rois alors j'ai acheté une galette...(il est d'une logique implacable)
- ... (j'ai comme l'impression qu'on ne pourra pas échapper à la soupe)
- ...et du champagne et du foie gras
- Ah cool ! Mais pourquoi ?
- Parce que la galette ça se mange avec du champagne, et que le champagne ça se boit avec du foie gras (eh ouais o-bli-gé, c'est mathématique)
Forcément d'un coup la soirée prend une autre tournure, surtout qu'il m'a choisie comme reine, tu te rends compte ? quelle surprise totalement inattendue ! Mais avant il dit Hey mange pas tout le foie gras, il faut qu'il en reste un peu pour demain. Pour demain ? Et en quel honneur ? Comme ça tu pourras en prendre pour ton petit déjeuner. Cet homme sait trouver les mots pour me faire sortir du lit.
Y a ceux qui téléphonent matin et soir, alors que parfois on s'est vu dans la journée, pour voir comment ça va depuis tout à l'heure, ah t'as une meilleure voix, allez t'inquiète pas, vas-y pleure un bon coup ça fait du bien, je te rappelle, bisous. Ça dure quoi, deux à trois minutes, juste pour dire on est là, et puis aussi parce qu'ils s'inquiètent. Je les aime bien ceux-là, je les aime bien, vraiment hein.
Mais bon. Quand ils appellent à midi et que je me suis couchée pas longtemps avant, comment te dire, non seulement j'ai la voix éraillée clopes-whisky mais en plus il faut faire genre que j'ai pas la gueule de bois, sinon, je viens de te le dire, ils s'inquiètent. Alors ça va bien maintenant d'accord ? on se calme et on me laisse dormir.
Y a le charmant charmeur chilien, qui se manifeste à pic avec des cadeaux ferroviaires et qui susurre dans un demi-sommeil oh pauvre marmotte mais je serai toujours là moi, ce qui déjà, permets-moi de te le faire remarquer, est faux. Ben oui l'éternité, tout ça, on va pas y revenir. Mais j'aime beaucoup. Après il dessine des nuages sur les murs de mon nouveau quartier, un ici, et un autre juste là, je les vois tous les jours si je veux, mais des fois j'oublie et ça me fait comme une surprise.
Y a mon ami de mail, qui me raconte un peu sa vie et je lui raconte un peu la mienne, on se marre bien même quand c'est pas trop drôle, car mon ami de mail est profondément drôle (et drôlement profond, ça n'empêche pas).
Et puis y a ceux qui viennent ici, autant dire toi quoi, c'est bien aimable et réconfortant.
Comme tu vois je suis bien entourée, ce qui fait que globalement ça va.
Dans le détail je lutte un peu. T'as qu'à voir cette note, franchement c'est flagrant que je lutte. Et il en va de même au taff. Le problème majeur étant de m'extraire du lit le matin. C'est pas nouveau mais là j'atteins des sommets, je suis trop fatiguée tout le temps.
Alors je te vois venir évidemment. Entre l'un qu'on couche dans une fosse, et moi qui fais une fausse couche, y a de quoi avoir du mal à se lever. Certes. Cependant, comme je n'ai pas l'intention de prendre un congé maladie ni des vacances (en tout cas pas tout de suite), il va bien falloir trouver une solution. D'aucuns pourraient pernicieusement insinuer que je bosse déjà à mi-temps vu mes horaires d'arrivée. Mais ceux-là je les emmerde, comme à l'accoutumée. Et je n'ai pas non plus l'intention de réellement passer à temps partiel, même avec un enfant, pour te dire que là y a vraiment aucune raison. Donc pas d'autre possibilité que de se lever le matin, on est bien d'accord.
Alors hier soir je rentre sous la neige, humeur très médiocre, un petit coup d'oeil au nuage dans le recoin, fugace sourire intérieur, attente de l'ascenseur trop longue pour éviter la discussion de bonne année avec la voisine, entrée dans l'appartement. J'hésite à me coucher direct. Ben oui hein, on peut toujours tenter le couchage anticipé. Finalement j'entame une guerre contre les Mongols, ça défoule, ça vide la tête...
Au moment où je me dis que j'ai la flemme de faire chauffer la bonne soupe de légumes bio (surgelée, attends, tu crois quand même pas que je la fais moi-même ?) mais que bon, va bien falloir, arrive Monamour. Pleine d'espoir sur la possibilité, pas d'une île puisque les vacances : voir plus haut, mais d'échapper à la corvée, je m'enquiers :
- T'as acheté quelque chose à manger ?
- J'avais envie qu'on tire les rois alors j'ai acheté une galette...(il est d'une logique implacable)
- ... (j'ai comme l'impression qu'on ne pourra pas échapper à la soupe)
- ...et du champagne et du foie gras
- Ah cool ! Mais pourquoi ?
- Parce que la galette ça se mange avec du champagne, et que le champagne ça se boit avec du foie gras (eh ouais o-bli-gé, c'est mathématique)
Forcément d'un coup la soirée prend une autre tournure, surtout qu'il m'a choisie comme reine, tu te rends compte ? quelle surprise totalement inattendue ! Mais avant il dit Hey mange pas tout le foie gras, il faut qu'il en reste un peu pour demain. Pour demain ? Et en quel honneur ? Comme ça tu pourras en prendre pour ton petit déjeuner. Cet homme sait trouver les mots pour me faire sortir du lit.
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