mercredi 12 juillet 2006

♫ I was feeling insecure, you might not love me anymore ♫

Ouais mais oh, j'vous vois venir hein, alors on se calme, faudrait voir à pas s'emballer. C'est pas parce que j'ai dit que je l'aime que tout de suite faut s'imaginer des trucs et des machins. D'accord je l'ai dit. Ok. Ce qui est dit est dit. Mais quand même. N'allez pas croire que ce soit si simple.

Hier, devinez où j'étais ? Exactement. En terrasse, au bar en bas de chez moi, avec un couple d'amis. On boit l'apéro et on décide d'aller manger à côté. Je me lève et qu'est-ce que je vois derrière la chaise ? Un skate. Forcément je regarde. Y a pas si longtemps, ça m'aurait fait ni chaud ni froid, mais là, un skate, attends, ça m'intéresse. D'autant plus qu'après examen minutieux de l'engin, je leur dis : mais je le connais ce skate ! Je mate autour, histoire de trouver le propriétaire. Personne. Intriguant...Le propriétaire est peut-être aux toilettes ? Non. Je dégaine mon téléphone : ben alors, je viens de rencontrer ton skate, tu fais quoi ? Je suis monté prendre une douche. Mais ça fait longtemps que t'étais derrière moi ? Ben oui, 20 bonnes minutes. Mais pourquoi t'es pas venu nous voir ? Parce que tu m'as pas vu. (???). Bon je descends là.

Je trouve ça un peu chelou mais j'attends de voir. Il descend, salue mes amis. Je lui redemande pourquoi il est pas venu dire bonjour. Et là, le truc de ouf, il me dit, plutôt froidement : ben voilà, je te dis bonjour. Et il me fait la bise. Oui tu as bien lu, la bise, sur les joues, en camarade quoi ! Genre on est des potes. Non mais il se passe quoi là ? J'ai raté un épisode ou bien ? Mais bon, y a mes amis, on va non plus y passer la nuit, je lui dis qu'on va dîner. Il me dit qu'il y a une teuf après. On trace chacun de son côté. Je suis légèrement perturbée, normal quoi.

Après le dîner je l'appelle. Il est tout content. Il me propose de le rejoindre, il est en train d'acheter des pizzas pour la teuf. Je lui glisse quand même que ouais mais y a un truc que j'ai pas capté. On va en reparler, répond-il. Tu m'étonnes Elton, un peu qu'on va en parler...La teuf. Sympa. Les potes du charmant charmeur chilien ont tous des balcons au 10ème étage, c'est une secte faut croire. Vue imprenable sur la lune rousse (enfin je sais pas trop s'il s'agissait bien d'une lune rousse, mais en tout cas on disposait d'une lune, de couleur plutôt rousse ok ?). Il y avait un rappeur fraîchement débarqué de sa contrée d'Amérique du Nord qui me regardait deloin au début, en me faisant des sourires. On s'est retrouvé sur le balcon. I spoke english all night long, avec ce grand gaillard hyper baraque mais tout en douceur veloutée. On a écouté sa zique, enfin sa voix surtout. Bizarrement on a longuement parlé de ma bad love story avec (ex)-monamour. Et de Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, William Burroughs. Des pays d'où l'on vient. De ceux où on ira. Si on arrive à être synchro je lui ferai visiter mon lieu de travail. Bref y a eu un certain feeling.

En partant, le charmant charmeur chilien note : tu l'as trop fait kiffer le rappeur. Oui ok, mais si on revenait à nos moutons hein ? C'était quoi le problème ? Tu m'expliques ? Bon alors en fait, en arrivant au bar, il m'a vue avec cet ami, qu'il n'avait jamais rencontré, qu'il a trouvé très beau gosse (c'est vrai) et il a pensé qu'il s'agissait de mon ex. D'ailleurs c'est ça non ? c'est ton ex ? Non non (enfin si un peu, mais c'était il y a longtemps et on a choisi l'amitié plutôt que le sexe finalement, bon choix en l'occurrence), c'est juste un ami. Et je te rappelle qu'il était avec sa copine. Et après on dit que c'est moi qui vois pas...Oui mais il voulait se faire beau avant de venir nous voir, et puis il trouvait ça amusant d'être là incognito. Et le coup de la bise ? Ben pareil, vu qu'a priori c'était mon ex, et que j'avais l'air tellement "subjuguée" par notre conversation...Non mais j'te jure, où va-t-il chercher tout ça ? Il me rejoue le coup du "Jte biz" avec rendu de monnaie. Il s'est fait tout un trip jalousie à deux balles, sous couvert de "J'voulais pas déranger". Curieux quand même. Un peu énervant même. Mais mimi. C'est touchant de le voir touché. Tant que ça nous fait pas couler...

lundi 10 juillet 2006

Pour le meilleur et pour le pire

Les teufs au rez-de-chaussée ça assure, crois-en ma bonne vieille expérience. J'ai connu plusieurs rez-de-chaussée et, mis à part le fait que t'as un peu l'impression de vivre dans la rue, tu te fais pleins d'amis.

En sortant d'un bar samedi soir, le charmant charmeur chilien et moi, après avoir passé un bon moment au comptoir de ce bar inconnu de nous deux (mais on a vu de la lumière tamisée et une déco alléchante, avec des vinyls sur les murs, des platines, moultes photos d'Iggy Pop, des affiches de films de Terence Fischer...alors on est entré), en en sortant donc, un peu plus loin sur la droite, y avait une sorte de petit attroupement et on s'est dit, tiens, si on allait voir un peu là-bas si j'y suis. Bonjour les gens.

Il s'est trouvé que les gens en question étaient fort hospitaliers. En même temps si tu annexes le trottoir, faut s'attendre à rencontrer du monde. Du coup ben on a tapé l'incruste en bonne et due forme. J'ai parlé avec des jeunes gens tout juste sortis de leurs classes préparatoires, en attente de résultat de concours, ou encore en plein dedans, genre bon ben moi j'traîne pas trop, je suis admissible pour je sais pas quoi et c'est lundi que ça se passe. J'ai discuté avec quelqu'un qui a voyagé au pays de mes ancêtres, et comme j'ai l'intention d'y aller l'année prochaine, j'avais pas mal de choses à lui demander. Le champagne a été sabré au milieu de la chaussée. Étant arrivés les mains vides, on s'est délesté de quelques plantes vertes pour égayer la compagnie. C'est le retour qui a été tendu.

À pied, évidemment. Le charmant et moi, on avait un peu abusé sur les rafraîchissements, c'est indéniable. En plus il s'était levé à l'aube (ou même avant, je sais pas) pour du taff occasionnel. Ça tanguait sévère et comme j'étais la plus en forme des deux, je me suis vue dans l'obligation d'assurer. Étant donné mon sens de l'orientation défaillant, je trouve que je m'en suis pas si mal sortie. On est rentré à bon port, après s'être approvisionné en eau à l'épicerie.

Le charmant charmeur chilien s'est enfermé une heure dans la salle de bain, une heure ! oui messieurs-dames. Je tentais de communiquer à travers la porte, ce qui donnait à peu près

moi : ça va ?

lui (voix qui se veut assurée mais ne trompe personne) : oui oui tranquille, je vais prendre une douche

20 minutes après

moi : ça va toujours ?

lui : mmmmm

moi : plaît-il ?

lui (voix faiblarde) : ouais ouais, j'ai gerbé là, ça va aller mieux

15 minutes après

moi : bon ben faudrait peut-être que tu songes à te pieuter non ?

lui : ...

moi : ouvre la porte, t'es flippant là

lui (enfin) : je crois que je vais encore gerber, j'suis pas sûr

moi : ben en attendant ouvre-moi

lui (dans un murmure) : non mais va te coucher toi, je te rejoins

moi : bien sûr, je vais m'endormir tranquillement pendant que tu crèves dans ta salle de bain...Bon ben je vais faire la vaisselle, ça va me détendre

15 minutes après

moi : alors ? quoi de neuf docteur ?

lui : arrrrrrghhhhh

moi : ah ok. Tu peux reformuler s'il te plaît ?

lui : c'est bon là, j'crois que c'est bon

moi (en fée du logis) : ah putain mais t'as fait cuire quoi là-dedans ?

lui : non mais fais pas la vaisselle, c'est pas la peine

moi (pas la peine ? mais à quel stade tu considères que c'est la peine alors ?) : dis donc, occupe-toi de toi et moi je m'occupe de moi, d'accord ?

lui (voix de gentil garçon obéissant) : oui d'accord, tu as raison

moi : en fait si je veux pouvoir te faire une tisane, je suis obligée de faire la vaisselle

Il sort enfin, tout pimpant (mais vert) dans sa serviette de bain. Il se met à farfouiller dans sa chambre.

moi : tu veux pas te coucher à un moment ?

lui : faut que je trouve un tee-shirt

10 minutes après

moi : ça y est ? tu l'as trouvé ton tee-shirt ?

lui : oui voilà. (Se met au lit) (Ne jamais désespérer)

5 minutes après

lui : ah non j'ai trop chaud, faut que je l'enlève ce tee-shirt. (Se défringue, me câline un peu et s'endort aussi sec)

Voilà, c'est lui le mec que j'aime.

jeudi 6 juillet 2006

♫ Tiiiime is on my side, oh yes it is ♫

Il était une fois une faille spatio-temporelle qui faisait rien qu'à m'embêter en m'empêchant d'arriver à l'heure au travail ; alors que bon hein c'est pas du tout mon style. J'étais à deux doigts de déclarer forfait, mais je suis une battante moi, que diable. Je m'en vais donc vous livrer la méthode. Comment mater en deux-deux une faille spatio-temporelle-complot-mondialiste-de-la-bourre ? Comment ?

Tout d'abord, pour tromper l'ennemi, passer la soirée chez des potes, soi-disant pour voir un match de foot. Il s'avère que quand la France joue pas tout le monde s'en fout. Boire du rosé. Manger de l'ananas et du melon. Prendre les chemins de fer. Faire des bonds. Jouer aux dames chinoises. Prendre les chemins de fer. Admirer les éclairs dans le ciel. Prendre les chemins de fer. Brouter de l'herbe. Rapidement il est 8h du mat. À ce stade la faille ricane dans sa barbe, elle croit, naïvement, que c'est dans la poche. C'est mal me connaître.

Je poursuis. Hésiter à aller taffer, étant donné sa brillante forme physique...Renoncer. Et vlan. Première faille temporelle matée : quand on va pas au boulot, par définition on n'est pas en retard. Alors ? on rigole moins là hein ? Quant à l'objection qui consiste à bayer aux corneilles que : à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire...eh bien à cette objection je lui dis : attends la suite, tu vas voir.

La suite. Se lever à 18h après une bonne journée de sommeil. Boire de la tisane (et alors ?). Descendre au bar en bas pour l'apéro (et alors ?). La faille pense que sa revanche sera terrible. Même pas peur. Regarder le match en terrasse, debout sur une chaise (mais déchaussée quand même), avec le charmant charmeur chilien qui chauffe la salle. Manger une salade de la mort chez un pote. Puis des frites sur un banc à la fraîche. Se coucher vers 1h du mat. Léger handicap pour la faille : le décalage horaire est maîtrisé à la perfection.

En bon stratège, feinter : ne pas mettre le réveil en se disant qu'on se lèvera quand on se lèvera, faut pas déconner avec la fatigue. Alors là, la faille, autant vous dire qu'elle jubile. Sourire radieux sur sa face. Sur la mienne aussi, parce que, je sais pas pour vous, mais chez moi en ce moment c'est plutôt carrément sympa.

Être réveillée à 7h18 par un SMS : Allez allez ! Courage ! Ta bien dormi ? jé lu un peu é plouf jme suis endormi. Si tu ve jtacompagne pr te donner du courage !? (Le charmant charmeur chilien culpabilise parce que j'ai fait l'école buissonnière. Du coup il se transforme en coach). Répondre : Oui !!! 7h20 : Ok jariv ! T prete ? Répondre : Non !!! 7h24 : Tu ve un truc pr le pti déj ? jte rejoins chez toi stv ? Sinon dis moi ds combien de temps en bas.

La faille, bien que dépitée, y croit encore un peu. Parce qu'un petit déj au lit, on sait que ça peut dériver. Mais non. Garder l'avantage et se contenter de faire la route avec le charmant charmeur chilien en se disant des mots d'amour. Arriver au taff à 8h40. Deuxième faille temporelle KO debout. Eh eh.

lundi 3 juillet 2006

C'est arrivé près de chez vous...(♫ ouais presque sous ton nez ☺4

Mettons-nous en situation.

Un soir (par exemple celui de vendredi). Vous êtes sur un quai de métro. Seul. Vient à passer un gars qui chaloupe comme le Titanic en phase terminale. Il se vautre dans les escaliers. Vous lui portez secours, toujours seul, à la force du poignet et de vos bras, certes petits mais pas costauds. Résultat : 48 heures après mes muscles s'en souviennent.

Un matin (par exemple ce matin). Vous faites la queue devant le distributeur automatique de tickets de transport (car vous êtes un peu con, vous n'avez pas d'abonnement annuel, ce serait trop simple, non, vous préférez vivre à l'ancienne, eh oh faudrait quand même pas mettre la charrue avant les boeufs, les boeufs ils font la queue, point barre). Vous êtes même pas à la bourre. au bout de longtemps, la personne qui manipule l'appareil annonce que c'est en panne. La queue bascule vers le guichet. Vient à passer un gars avec la gueule en sang. La guichetière ferme son guichet pour s'occuper de lui. Résultat : non seulement j'ai été obligée de griller, mais en plus j'étais à la bourre, c'est malin.

Dans un bar (par exemple celui où vous regardez les matches de foot). Vient à passer un gars, ni bourré ni blessé, ça change, qui vous aborde : alors comment vas-tu ? Euh oui, c'est à quel sujet ? Tu te souviens de moi (sourire complice) ? Ben euh, désolée, non. Mais si, je m'appelle XXX. Ah oui bien sûr (enfin pas sûr et certain non plus), excuse-moi (mais c'est qui bordel ?). Je t'offre un verre ? Merci mais je suis avec un ami là. Et désolée hein, je suis vraiment distraite des fois (on va dire ça comme ça)...

Le charmant charmeur chilien observe la scène de loin et vous dit ensuite : alors, on se fait draguer ? Non non, c'est le copain d'une copine. Résultat : hum...

Dans un parc (par exemple je sais pas). Vous êtes allongé à l'ombre, avec un bon bouquin, vous grignotez des cerises pendant qu'une peau douce (et andine) caresse votre peau douce. De temps en temps, une bouche douce (et andine) se remplit d'eau fraîche et l'écoule, au compte-goutte, dans votre bouche. Résultat : ça s'appelle vivre d'amour et d'eau fraîche (et de cerises un peu aussi).

Dans un lit (par exemple celui du charmant charmeur chilien). Vient à passer un gars, charmant, charmeur et chilien. Il vous dit qu'il vous kiffe, qu'il y a une telle compicité entre vous, que c'est tellement fort, que vous avez le même humour. Résultat : j'ai rencard ce soir avec (ex)-monamour.

Ben oui. C'est typiquement le truc qui me fout la trouille. En plus, je vous l'ai déjà dit, le charmant charmeur chilien c'est pas possible de tomber amoureux de lui, il est trop infidèle (pas encore, mais c'est pas une raison) (moi non plus mais c'est pas pareil d'abord). Courage, fuyons.

vendredi 30 juin 2006

♫ And my heart was beating fast ♫

Comme quoi des fois on se pose des questions, c'est pas trop la peine.

Je retrouve le charmant charmeur chilien hier soir sur une terrasse. Pour changer. Oui bon ainsi va ma vie, c'est comme ça, unité de lieu, unité d'action, pas unité de temps mais rien ne dit que ça va pas virer au tragique. Et puis avec ce soleil, vous me connaissez...Donc terrasse.

Il me scrute bien dans les yeux en disant : regarde-moi, toi. Je m'exécute en lui demandant tout de même ce qui se passe. Il veut voir si mon regard a changé. Changé comment ? Il dit rien, on se mate, comme avant quand on se faisait de l'oeil à distance, sauf que depuis on s'est vu tout nus. Ben oui quoi, ça fait une légère différence, ça a tendance à réchauffer le regard, qui était pourtant pas tiède à la base. Je suis légèrement intriguée mais bon.

Mon pote, celui avec qui je traîne souvent au bar en bas de chez moi, celui-là même dont au sujet duquel je croyais qu'il faisait obstacle à une renconter décisive avec le charmant, tu te souviens, mon pote quoi...eh ben il nous rejoint. Voilà. Donc on arrête de se mater, parce qu'on est un minimum sociable (la preuve, on est capable de parler des minima sociaux).

À un moment, ou à un autre, mon pote se lève pour commander ou pour aller se repoudrer ou quoi ou qu'est-ce. Le charmant charmeur chilien en profite pour me glisser à l'oreille (outre sa langue) que je fais pas très attention à lui depuis que mon pote est là. Alors là je suis doublement intriguée...Mais bon pas le temps d'y réfléchir, les événement s'enchaînent, salto avant, double piqué, corrida...on discute quoi. Finalement mon pote trace.

Et c'est maintenant, mesdames-z-et-messieurs, que nous allons avoir le fin mot de l'histoire. Tenez-vous bien. Le soir où j'étais invitée à un anniversaire, récemment, il avait été question qu'on se retrouve après, le charmant et moi, mais au vu de l'heure matinale, je lui avais envoyé un SMS qui disait texto (ah aha...toujours rester simple), car il est capital pour la compréhension de chacun que ce SMS soit cité in extenso : Ouhhh il est trop tard ! Jvais pas tarder à aller mem pieuter. Jte biz.

Figure-toi, ami lecteur, que le charmant charmeur chilien a été comme qui dirait chiffonné par ce message, chiffonné un peu comme le jambon tu sais, le jambon au torchon. À première vue, rien de chiffonnant là-dedans pourtant, me semble-t-il. Sauras-tu séparer les torchons des serviettes ? Allez on réflechit un peu...Moi au départ je me suis dit, tiens, il était pas content parce que je suis pas allée le rejoindre. Que nenni. Mais qu'est-ce que ça peut bien être alors ? Il aime pas le mot pieuter. Non ? Trop de h (et pas assez de vin) dans ouhhh ? Toujours pas. Dans ce cas je donne ma langue au chat (et vice-versa).

Jte biz. C'est ça qui cloche. Pas assez chaleureux, trop impersonnel, c'est la première fois que je le biz aussi froidement alors que d'habitude je le bizoute tendrement et tout partout, et puis je lui ai même pas dit qu'il me manquait. D'où son observation attentive pour voir si quelque chose avait changé en moi. Et dans sa foulée paranoïde, hop, je m'occuperais trop de mon pote et pas assez de lui. Mais à part ça il est pas jaloux hein, vraiment pas.

jeudi 29 juin 2006

♫ Bac plus zinc et licence IV ♫

Y avait une terrasse, ouf...

Bon si vous comprenez pas, désolée mais j'ai la flemme de récapituler, vous avez qu'à être de fidèles lecteurs, tant pis (mais non, c'est pas vrai, même si tu es infidèle je t'aime bien, au contraire, ça nous rapproche).

J'y suis allée à reculons parce que moi les torticolis ça me fait pas peur et au final c'était une bonne teuf. Avec plein de monde que j'avais pas vu depuis longtemps. La question de mon cavalier s'est résolue d'elle-même (quand je vous dis que ça sert à rien de décider) puisqu'(ex)-monamour était indirectement invité. On a même mangé. J'ai rencontre un couple de gays très exotique, respectivement originaires d'un pays nordique et d'une petite île que t'aurais bien du mal à situer sur ta mappemonde. Évidemment on a fait la fermeture du bar avec une petite figue pour la route. Dodo platonique chez (ex)-monamour. Arrivée au taff tardive (début d'après-midi, ça devient n'importe quoi), mais rien que de très prévisible. Alors, de quoi tu te plains ?

Ben en fait le truc, c'est qu'en bonne chieuse que je suis, j'aurais préféré la présence du charmant charmeur chilien, surtout quand je reçois ça : ça mbrancheré dte rejoindre !? je mennuie mé jvé trouvé dkoa mokupé ! Bonne teuf ! Boi pa tro. Alors je réponds que oui mais non, les circonstances font qu'on va peut-être éviter, mais c'est trop horrible...Tinkiète pas, passe une bonne soirée ! Amuse toa bien !

Aujourd'hui je lui propose qu'on se voie ce soir. Il répond : Mouais. Si té pa tro crevé !? Bip moa. Ça me laisse un peu perplexe. Je ne sais guère comment interpréter ce oui du bout des lèvres. Est-ce à dire qu'il n'a pas envie de me voir ? m'en veut-il de l'avoir délaissé hier ? suppute-t-il des choses avec (ex)-monamour qui ne lui plairaient que moyennement (mais il arrête pas de me dire qu'il n'est pas jaloux. Alors...) ? se la joue-t-il pas dispo histoire de pas avoir l'air de me courir après ?

Que de questions sans réponse...Bon sinon on m'a dit hier que c'est sympa ce petit côté boute-en-train, mais qu'est-ce que ça cache, au final, dans les profondeurs de mon intérieur de fille un peu écorchée vive, tu vois, comme les trucs d'anatomie mais pas pareil ? (oui j'ai des discussions à haute teneur psychanalytique)

mercredi 28 juin 2006

♫ Désormais je me dore...à la poussière de météore ♫

Bon ça va comme ça, on sait ce qui s'est passé, la France exulte, tout ça pour ça. Pour c'que j'en ai à faire...D'autant que c'est pas non plus un exploit hein. Je veux dire, si encore c'était la finale, j'veux bien, mais là, oh, c'est pas la fête du slip que je sache. (Oui je soutenais l'Espagne, et alors ? C'est mon droit non ? Pas la peine de me traiter de mauvaise joueuse. En plus c'était par pur sacrifice, fallait bien qu'il y ait quelqu'un qui se dévoue dans cet appart, sinon l'ambiance est moins drôle). Et surtout, allez-y, distrayez-vous à base de victoires par procuration, divertissez-vous, ça profitera toujours à quelques-uns ce genre de crime, mais faudra pas venir se plaindre après. Tant que tu regardes les étoiles, tu vois pas que tu marches dans la merde (et paf ! non mais t'as vu, ça c'était bien envoyé).

Sinon on s'est bien amusé. Y avait des frites et de la bière, déjà ça commence bien. Oui parce que le sport sans la bière, très peu pour moi, j'aime faire les choses selon les règles. Et puis bon j'étais pas scotchée à l'écran non plus, y avait un balcon avec vue panoramique sur Paris, ici Montmartre, là la tour Eiffel, trop la classe...en bonus les bizoutages du charmant charmeur chilien.

Ce soir je suis invitée à un anniversaire. Alors déjà ça tombe pas hyper bien. Depuis le début de la semaine j'arrive au taff en fin de matinée...mais fin fin hein, juste avant midi quoi, comme personne ne peut me reprocher de pas être au taff le matin...C'est pas beau, c'est vilain, mais je peux pas faire mieux, je suis à fond là. Donc cet anniversaire, a priori, ne va pas améliorer mes performances de ponctualité. Ben non hein, ce serait étonnant. Et puis je sais pas avec qui j'ai envie d'y aller. C'est un léger problème quand on y réfléchit. Pour finir, ça se passe dans un bar. Alors, oui c'est vrai, je les fréquente les bars, inutile de le nier, mais je trouve, si je peux me permettre une opinion personnelle et tout à fait originale, que toute une soirée dans un bar où on n'est même pas sûr qu'ils fassent à manger, qui risque d'être blindé...ouais bof. S'il y a une terrasse on est sauvé. Sinon...

Bon ben sinon, puisque vous demandez des nouvelles, c'est un peu un mix de Ada en folie et de Ada en loose, un petit cocktail bien ordinaire finalement. Illustration datée du lundi 26 juin :

Coucou ! Jéspère kté pa tro crevé. Ne fume pas tro stp ! (ceci est 1 message de la protection des marmottes), ça te fera de économies é tu ora la peau douce ! Biz Avec le temps ♫ avec le temps va, tout s'en va ♫ Désolée c'est du réflexe pavlovien (non c'est pas un nouveau genre musical, abruti). Avec le temps il finira par ne plus me poser la question. Crevée la fille, oui, toujours pas reposée, non. Heureusement que je suis bronzée, c'est un bon camouflage. Quant aux clopes, au moment de ce SMS, j'étais en rade, ce qui ne veut pas dire que je ne m'en procurais pas par des moyens détournés (merci les collègues), attends tu crois quand même pas qu'il m'est possible actuellement de pas cloper comme un pompier ?)

Ooh...cé bientot fini ! (le taff. Eh non cher ami, vu mes horaires d'arrivée...je travaille quasiment en nocturne) Jsui content kté plus dclopes ! Jvé vers XXX dis moa si tu ve kje vienne te chercher a la sortie ? (euh non, j'ai autre chose à faire. Entre autres, une psychanalyse)

Jtenvoie pleins dbizous pr te donner du courage ! Jvé sk8ter san mon prt. Jtorè bien croizé ce soir. Mé si dotres trucs a fèr pa dpro é cé bien dfèr dé pauz. Voilà, je ne te le fais pas dire, c'est bien de faire des pauses, parce que là, c'est pas pour dire mais on se quitte plus, et moi ça parasite un peu ma réflexion, vu que ce mec est irrésistible, sans exagérer, c'est pas moi qui le dit, le sujet est fédérateur. Donc c'est la totale éclate, sans grande perspective d'avenir.

Je me répète mais c'est vrai, à force de regarder les étoiles, tu vois pas que tu marches dans la merde...Et là j'ai un peu la trouille d'être trop dans la lune.

lundi 26 juin 2006

Mange ta main et garde l'autre pour demain

Si vous vous attendez à des révélations fracassantes, des retournements de situation, des décisions sans appel, des prises de résolution, des dénouements spectaculaires...vous allez pas être déçus : j'ai décidé de ne rien décider.

C'est un peu ma spécialité en même temps, je vois pas pourquoi ça changerait aujourd'hui, malheureusement. On me dit : mais de quoi tu te plains, t'as deux mecs en toute transparence, pas besoin de faire de faux plans, ils sont hyper conciliants (euh oui, relativement, faut pas exagérer non plus), c'est grand luxe. Ouais ouais...mais c'est un peu la misère aussi hein. J'arrive pas à me détacher d'(ex)-monamour (d'autant qu'il est pas près de le faire non plus malgré tout) et je kiffe le charmant charmeur chilien (et réciproquement). Mais sinon, c'est totale cohérence, y a rien de paradoxal là-dedans...juste je laisse mijoter, paraît que c'est meilleur.

Le week-end a été gastronomique. Ça a commencé de façon assez classique par un steack tartare de toute beauté, accompagné de ses traditionnelles frites maison. Puis un mélange de céréales, genre blé-avoine-orge-soja, agrémenté de raisins secs et de fruits frais. Puis une salade de papaye bien pimentée avec du riz gluant. Enfin barbecue-pommes de terre pour la fête du Soleil (sous la pluie mais c'est l'intention qui compte). Entretemps grignotage de chips de maïs. Voilà pour le solide. Rayon liquide : bière, vin rouge, thé.

Si tu retrouves quelle boisson va avec quel menu, ben c'est pas la peine de frimer, c'est quand même pas compliqué. Par contre si tu parviens à deviner quel menu va avec quel partenaire, là t'es vachement plus balèze. Essaye toujours...Moi j'ai la dalle.

vendredi 23 juin 2006

"Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent"

À l'ordre du jour d'hier :

Laverie : c'est fait. Mon linge est beau, il sent bon le sable chaud. Taux de réussite 100 %.

Programmer un rendez-vous façon débat contradictoire avec (ex)-monamour : c'est fait. Taux d'angoisse (c'est ce soir !) 200 %.

Résister à l'invitation à dîner du charmant charmeur chilien. Échec sur toute la ligne. Jtattend ! ou tu veux Kan tu veux ! Moi j'arrive pas à résister à ça, désolée.

J'préfère vous prévenir, ça va pas tarder, j'le sens venir gros comme une maison : je m'en vais péter un fusible, un plomb, un boulon, un câble, tout ce que vous voulez...Quand exactement, on peut pas dire. Mais ça devrait pas trop traîner...un bon gros disjonctage ! Va y avoir du sang, des morts, des traumatismes comme à la télé. Sauf que là ça se passera dans ma tête. Mais faut pas croire, ce sera tout aussi spectaculaire. Pour moi. Vue de l'extérieur (tu es belle) (je sais pas si vous avez remarqué à quel point je tente de distiller par ci par là quelques fines (subtiles même, n'ayons pas peur des mots, c'est le non-dit qui tue) allusions musicales (eh oui j'suis comme ça moi, toujours un p'tit truc à siffloter, genre la fille insouciante, tu vois ?), poétiques (ce qui, au final, revient au même), littéraires, que sais-je encore...tu reprendras bien un peu de bouillon de culture, allez quoi, faut finir, on va pas gâcher), vu de l'extérieur donc, ça donnera :

  • Ada en folie. J'ai l'air comme ça, mais non. Quand je suis en folie c'est encore pire. Oui c'est possible. C'est-à-dire sortir plus, dormir moins, multiplier les partenaires comme des petits pains chauds sortis du four, danser 12 heures d'affilée, s'esquinter la santé avec des trucs qui nuisent grave ou qu'il faudrait consommer avec modération...Plus du tout de nourritures intellectuelles, très peu de nourritures terrestres. Ce qui engendre :
  • Ada en loose. Qu'est-ce que je fais de ma vie ? Je suis trop nulle. Pourquoi j'ai pris cette décision ? Je suis trop nulle. Ça serait pas possible d'échanger le jambon-beurre contre le saucisson-cornichon ? Je suis trop nulle. Personne ne m'aime. Je suis trop nulle. Ce qui engendre :
  • Ada en compensation hyper-active au taff. De toutes façons y a que ça que je fais à peu près bien, alors vas-y ma fille, bosse comme une acharnée, ça t'évitera de trop réfléchir à tort et à travers, arrive la première (et là les collègues hallucinent : waw ! mais il t'arrive quoi ? t'es malade ? Ben oui les gars, vous aviez pas remarqué depuis le temps ?), pars la dernière...ce qui engendre à terme :
  • Ada en folie, etc etc, le tout saupoudré de séances d'analyse où Ada fait la danse de la pluie sur le divan (c'est une métaphore hein, qu'on se comprenne bien).

"Vienne la nuit sonne l'heure"...(non mais du calme, il meurt pas à la fin, il demeure)

jeudi 22 juin 2006

♫ Le monde moderne m'emmerde, j'ai pas l'esprit d'initiative ♫

Y a des jours où t'es soulé. D'autres, t'as la gueule de bois. Jusqu'ici tout va bien. Mais les jours où tu cumules les deux, ça devient tendu, limite t'aurais la haine (cinéphile, c'est donc ton frère).

Je vous fais un récapitulatif des derniers événements.

Mardi. Séance d'analyse. Une comme ça, j'en avais jamais vécu et s'il était possible que ça se renouvelle pas, je dirais pas non. L'analyste a beaucoup parlé. Non mais, quand je dis beaucoup, c'est sérieux, il a fait des phrases quoi, le truc incroyable. Il serait ardu de vous en rendre compte dans le détail, disons juste que je me suis pris une bonne volée de bois vert dans la face, histoire que j'arrête de me la voiler. C'est pour mon bien hein, l'analyste ne joue pas avec le feu, surtout que le bois vert, pour faire du feu, paraît que c'est pas terrible...

Mon programme initial, en sortant de là, c'était d'aller à la laverie. Un petit rituel que j'aime tant (ou une nécessité si tu veux te fringuer le lendemain, ça dépend). Puis recentrage et repos dans ma solitude. Seulement, après cette séance, je reçois un SMS pour un éventuel apéro. Autre rituel, moins nécessaire mais tellement plus enthousiasmant. Laverie ou apéro, tu choisis quoi toi ?

Je vous passe les échanges de SMS au cours de cet apéro. Au final j'ai dormi, à nouveau, chez le charmant charmeur chilien.

Mercredi la journée a été douce, malgré le temps...on a mangé des frites sur le port et on a failli faire l'amour dans un petit parc en bordure de Seine, mais non quand même. Le soir mes potes nous ont retrouvés. Comme prévu le charmant charmeur chilien est parti rejoindre ses camarades pour fêter la journée du skate. Comme prévu j'ai rejoint (ex)-monamour tard dans la soirée.

Alors j'vous l'dit tout de suite, c'était peut-être la teuf de la zique mais c'était pas la journée de la femme. (Ex)-monamour m'annonce après sept ans de réflexion (au moins) que c'est avec moi qu'il veut faire sa vie, avec maison, enfants, jardin, chien méchant et barbecue le dimanche. Je lui dis que pour ma part, ben, faut voir, je sais pas trop (j'aime pas les chiens). Il peut quand même pas me reprocher d'être méfiante, à ce stade. Moi aussi j'ai besoin de réfléchir.

Plus tard il a profité d'un moment d'absence pour fouiller dans mon téléphone portable : il a lu tous les messages du charmant charmeur chilien. Mis à part le fait que ça se fait pas (maintenant c'est fait), force est de constater que je suis prise en flag. Oui mais en flag de quoi ? Les parenthèses sur l'ex sont toujours là, me semble-t-il ? Cela dit il le prend bien. Euh en vrai moyennement bien. On pourrait croire que du coup la question est réglée. Mais non, ça ne l'empêche pas de persister et signer dans ses projets nous concernant.

Alors c'est sympa le ou bien...ou bien...(esthétique ou éthique, Soren K. c'est trop un balèze, il a vraiment tout compris) mais ça va cinq minutes, à un moment faut choisir. Genre maintenant ou bien tout de suite. Parce que si le charmant charmeur chilien ne voit pas d'inconvénients à ce genre de situation, du moins je le suppose, je suppose également (nous aurons une grave discussion bientôt) qu'il n'en va pas de même pour (ex)-monamour.

Pour m'aider à faire mon choix : Alohaaa ! Jviens démerger avec la tete en vrack. (m'étonne pas, espèce de fêtard) Après le sk8 jme suis retrouvé a coté dbastille car le truc des halles était annulé. ça a duré jusko matin. Kom un idiot jé pa pri mon prt ! Jvoulè te rejoindre ! (oui mais bon c'est-à-dire que...) Et toa komen ça cé passé ?! (comme çi comme ça hein à vrai dire) Moa jé trop bu !!! (ben moi je suis soulée et j'ai la gueule de bois, tu lis pas mon blog toi ou quoi ? Ah ben non forcément, je suis très conne mais quand même) Jte bizoute ts plein !

T ou ? tu taf ? (oui monsieur, je travaille, moi, môssieur)

Oooh ! Jsui impressioné ! (moi aussi, je bats des records de nuits blanches) Tu té pa couché tro tard ? (si, trop) Jespère ktu menve pa pr hier soir ?! (ben non, t'en vouloir de quoi ? D'autant que j'étais pas vraiment dispo hein) Cé bizarre cé kom si on cété kité depuis longtemps ! Tu me manke déja (maintenant que tu le dis, j'peux le dire aussi)

Bon courage ptite marmotte ! (merci) Jtembrasse, jte mord, jte crok ! Jte fé pleins dpetis bizoux encore é encore ! (toujours aussi oral le charmant)

Je crois que je vais pas attendre les présidentielles pour m'exiler, moi. Où c'est-y qu'ils tolèrent la polyandrie déjà ? Allez, dansons la java !

mardi 20 juin 2006

♫ Ma mie, de grâce, ne mettons pas sous la gorge à Cupidon sa propre flèche ♫

Le charmant charmeur chilien me prend la tête, ok ? (pas que, c'est juste) (tout court c'est pas faux non plus).

Moi j'avais décidé d'aller boire l'apéro avec des potes, à Bastille, parce qu'on est des révolutionnaires nous, tu crois quoi ? Et donc j'y vais.

Premier SMS :

Kestufééé ? Tu tprépar a sortir du taf ? Ou tu sors plus tard ? Je suis sur une bonne petite terrasse ensoleillée, avec des amis, on s'fend trop la gueule, on parle de 2007, année mondiale de la révolution, celle où, si tu veux vraiment être dans le coup, tu t'exiles, parce que moi si Mitterrand passe, ni une ni deux, je me barre, non mais oh, c'est un scandale ! Sinon on aurait pu parler du tournoi de foot. Mais non. Après on a évoqué nos prochains projets de voyage respectifs (quelle lourdeur, mais vous avez bien vu, le temps est à l'orage. Je suis toujours à la pointe de la mode, toujours. Et je le prouve : Raymond Devos est mort). Ah les voyages...ça fait trop voyager dans sa tête. Le voyage immobile, pour ou contre ?

Second one :

Ta ptète envie detre trankil après ce we ! Jve pa tarcelé ! Si ta envie kon svoa bip moa !

Fatiguée, oui je le suis, mais après tout c'est un peu un état permanent, je dors 5-6 heures par nuit. Correct comme temps règlementaire, direz-vous peut-être, vous les sans-sommeil ou ja sais pas quoi (ça aussi c'est de l'actu haute-couture). Personnellement j'appelle ça des siestes, pas des nuits. Cela dit, oh si vas-y, harcèle-moi ! Bien sûr que j'ai envie qu'on se voit, mais je voudrais pas trop me l'avouer à moi-même, et encore moins à toi. On a passé tout le week-end ensemble, on s'est quitté vers 3h du mat, là il est approximativement 19h, alors bon hein, c'est comme qui dirait qu'on peut plus se passer l'un de l'autre, et là tu vois, on n'est pas le premier mercrdi du mois, mais y a les sirènes qui hurlent (Ulysse, sors les boules Quies, tu seras gentil), elles poussent la chansonnette les coquines, elles chantent un baiser, trop tentantes, tandis que leurs cadettes répliquent "Attention danger", mais comme elles sont plus petites, comme toute cadette qui se respecte, forcément on les entend moins bien. Donc je réponds par une espèce de compromis du style : peut-être plus tard dans la soirée, sinon demain. Et franchement je n'étais pas dupe, eh attends, j'me connais quand même...(pfff, y a du boulot, j'vous jure)

Fin de l'apéro. J'envoie un SMS qui dit que je rentre chez moi et que je l'appelle après. Il est d'accord, il finit une partie d'échecs au bar en bas de chez lui.

Je sors du métro, autre SMS : Ça y é ? Tu té fé belle ? Jsui en ba dchez toa ! Comment ça t'es en bas de chez moi ? Mais j'croyais que t'étais en bas de chez toi ! En plus j'suis même pas arrivée. Et comment tu sais que j'allais me faire belle d'abord ? Pas du tout, j'allais juste relever mon courrier, ça n'a rien à voir. Ah tiens effectivement tu fais du skate dans ma rue dis donc. Bonjour ! Quelle surprise !

On a mangé un couscous et j'ai dormi chez lui, violant ainsi mes principes de base. Oui je sais, c'est très con les principes, ça porte des mini-jupes et ça s'étonne après...Cependant j'en ai (des mini-jupes pas trop non) et je vais vous les énoncer pas plus tard que jamais (ce qui vaut mieux) :


  • dormir chez soi quand on taffe le lendemain. Simple question de logistique, je suis suffisamment à la bourre comme ça. En la circonstance, l'argument est moin porteur du fait qu'on habite à cinq minutes l'un de l'autre. Mais quand même.


  • pas de relation trop fusionnelle, parce que de la fusion à la confusion, y a que les imbéciles qui changent pas d'avis (ah les cons)


  • là j'en trouve plus mais y en a sûrement d'autres.
Les chutes sont binaires en ce moment, c'est vrai. Je ne peux pas tomber en amour de ce gars-là. Je ne peux pas ne pas tomber en amour de ce gars-là. (Tu peux rayer les mentions inutiles ou jouer au jeu des 7 différences, c'est comme tu le sens)

lundi 19 juin 2006

Bourgeois ou bohême...allo maman bobo

Souvenez-vous, je me trouvais, vendredi soir, face à une situation délicate...D'aucuns parleraient d'embarras du choix...En ce qui me concerne je dirai juste dilemme cornélien, restons simples. Mais ce genre de décision présente l'insigne avantage de mieux cerner ses priorités.

Alors voilà, c'est maintenant avéré : entre l'amour, l'amitié et le sexe, Ada choisit le sexe. Victoire du Chili par 1 à 0. Pas glorieux mais bien agréable.

Non mais vous avez vu ? Je suis toute penaude là, limite j'aurais honte ? Eh bien non, pas du tout. J'assume. Je revendique mon droit au sexe ! La lutte continue, je brûle mon soutien-gorge, manisfestons camarades...!

Ok c'est bon, je vous raconte mon week-end. Chaud devant !

Le charmant charmeur chilien est donc bien venu me chercher au taff, sur son skate collector qui date de l'époque où on n'avait pas inventé la roue (1975 (environ) avant le crucifié le plus célèbre au monde). Les p'tits djeuns l'arrêtent dans la rue pour admirer l'engin, c'est vous dire. Nous partîmes en quête d'un milk-shake, mais il était dit que ce jour-là le sort nous réserverait des sucreries d'un autre genre (vous verrez). En attendant, nous voici en terrasse, devant une bonne vieille pression des familles. On se raconte les dernières nouvelles. Il me propose de retrouver sa soeur sur une autre terrasse, où nous grignotons quelques brochettes pas dégueu ma foi. Y a des musicos qui répètent dans la salle et le chanteur a un peu une voix de fausset, ce qui en soi ne serait pas gênant si toutefois il chantait juste. À part ça tout va bien.

Plus tard chez lui...C'est là qu'entrent en jeu les sucreries sus-mentionnées. Quand je vous aurais dit que pour moi c'était une grande première, vous comprendrez qu'il ne s'agit pas de ce à quoi vous pensez. Eh non bande d'obsédés. Ça nécessite une paille, mais pas pour la bouche, plutôt en chemin de fer...La nuit fut bien blanche, avec une pêche d'enfer, et chaude.

Samedi, réveil en milieu d'après-midi. Brunch tardif fait maison, le charmant charmeur chilien étant un dieu du logis très attentionné. Y avait une brocante dans le coin. On a fait mine de s'y balader, de mater les vinyls. Mais franchement, les gars qui vendent leurs vieilles chaussures qui ont bien pris la forme de leurs pieds, ou des dinosaures en plastoc, et pourquoi pas des pin's...j'étais trop fatiguée pour apprécier. On atterrit chez sa soeur (on est tous voisins ! que le monde est petit ! ( ♫ et que la terre est basse, holidays oh oh holidays...♫ )), pour siroter un rhum-piment-épices que tellement y en a, tu peux pas toutes les reconnaître. Par contre après, ce que tu peux faire, c'est t'improviser cracheur de feu, sans problème.

Deuxième grande première (comment une première peut être deuxième, je vous demande d'y réfléchir, ça nous fera gagner du temps), samedi soir nous étions dans un bar-tabac, pas de la rue des Martyrs, non, mais un qui pourrait s'appeler le Balto ou le Rallye, tu verrais pas la différence (je passe beaucoup au tutoiement en ce moment, mais on commence à se connaître, on peut bien se permettre). Avec toutes ces expulsions- carton rouge (c'est pour qui le p'tit rouge ?), Sarko n'a qu'à bien se tenir (non mais faites un effort, c'est possible). Je crois avoir compris la règle du hors-jeu, c'est un peu comme quand tu es hors sujet mais pas exactement. Et puis là n'est pas l'essentiel. L'essentiel c'est l'ambiance du tonnerre dans la salle.

Dimanche petit déj en terrasse. Conversation à haute teneur phyto-métaphysique que je synthétiserais par cet axiome : sachant que l'infiniment grand rejoint l'infiniment petit, les plantes ont une conscience. La preuve : quand tu passes à côté d'une plante avec des ciseaux, elle dit rien (ah je t'assure qu'elle dit rien). Toi, admettons, tu en coupes un bout. Si tu repasses avec tes ciseaux, bon la plante dit toujours rien (non mais n'insiste pas, ça c'est acquis), par contre, attention, elle se rétracte. Alors bon hein, inutile de pousser plus loin la démonstration. Y a pas de fumée sans feu, mais y a de la conscience sans cerveau. Et on devrait enseigner ça aux enfants dès leur plus jeune âge. Absolument. C'est normal que t'aies du mal à assimiler, ça leur a fait ça aussi quand on leur a dit que la Terre est ronde.

Pique-nique au parc de Belleville. Un trou de verdure, sans rivière chantante (le coin où les gosses pataugent est trop peuplé), mais un val qui mousse de rayon. On a mangé plein de fruits, ça s'est fini à la fraîche au bord du canal.

Bilan. Le charmant charmeur chilien est volage. Moi aussi. Il aime les frites. Moi aussi. On s'entend bien. Moi aussi. On pourrait former une sorte de couple très libéré. On pourrait. (Ex)-monamour écourte son séjour provincial parce qu'il se galère trop et que je lui manque, il arrive d'ici quelques jours. Ce week-end a été une fête permanente, même sur les choses les plus simples (et ça n'a rien à voir avec une quelconque substance qui n'a été qu'un amusement passager). J'avais de sacrés beaux projets avec (ex)-monamour. Je ne réaliserai jamais ces projets avec le charmant charmeur chilien (ouais, jamais dire jamais, mais bon). (Ex)-monamour est plus en phase que jamais avec ces projets. Je me pose ou je continue à papilloner.

Chaos mental bordélique façon capharnaüm perméable aux intempéries, ça vous dit quelque chose ?

vendredi 16 juin 2006

Des chiffres et des lettres

Quoi encore ? J'ai rien à dire là. Rien à déclarer. Circulez, y a rien à voir. Si l'homme était moins curieux, y aurait pas autant d'embouteillages sur les autoroutes accidentées et les couloirs du web deviendraient des boulevards pour le surf.


Non mais c'est bon, j'ai l'air d'être de mauvaise humeur mais c'est juste histoire de dire hein...Bientôt le week-end, on va quand même pas se laisser emmerder non mais. Y a juste que je dois pondre des statistiques, je cite, "en express svp". Y a une chanson qui dit ♫ Aucun express ne m'emmènera vers la félicité ♫, alors on se calme, y a pas le feu au lac.

Évidemment j'étais en congé-maladie (oui bon, j'y peux rien moi s'il faisait beau, ça a fait plaisir à tout le monde que je sache). Donc j'ai pas fait mes stats du mois de mai. Et encore, je suis pas la plus cancre. Y en a, ils ont pas rendu leurs stats depuis mars. Ouh les vilains pas beaux ! Sachant que ces chiffres qu'on nous demandent de fournir finissent dans des tableaux (d'accord, de superbes tableaux excel, que si tu fermes les volets (ou si tu les ouvres, j'sais plus), bon ok la lumière fait briller la poussière de ton parquet, mais surtout t'as les lignes qui défilent mais pas la première, celle-là elle reste bien en place pour t'indiquer de quoi elle te parle, tu vois quoi), des tableaux qui eux-mêmes finissent par disparaître, enfin moi en tout cas je les revois jamais, peut-être sont-ils biodégradables et donc plutôt écologiques au final...Mais surtout de quoi j'me mêle hein ? Je te demande moi de compter combien d'heures t'as passé à faire ci et combien à faire ça ? et combien de temps tu as donné à la sacro-sainte mission de service public...mais attention seulement du lundi au vendredi hein...les samedis et dimanches c'est pas dans la même case, d'ailleurs y a pas de case pour ça, non, le service public du week-end tu le mets dans la case "Récupération" s'il te plaît. Et les réunions tu les comptes en heures, pas en nombre de réunions. Et normalement dans la case "Autres" tu n'as rien à mettre parce que tout a été soigneusement répertorié, y a pas d'oubli a priori. Tu parles, moi dans la case "Autres", je mets le temps que je passe à faire mes stats. Na.

J'arrête de vous souler, c'est contagieux.

Alors bon, le divan c'est bien, et le mieux est l'ennemi du bien, mais le thon blanc c'est excellent...Cependant quand je reçois simultanément :

Salut Ada, tout se passe bien ? Moi j'ai passé une nuit horrible. J'ai veillé jusqu'à 5h30, lumière et TV allumées, trop nerveux pour dormir à l'idée de me retrouver seul, entre quatre murs inconnus, dans une ville inconnue. (...) Ce soir si je ne suis pas trop crevé, j'irai au théâtre. Et toi, quoi de prévu ? Je t'appelle avant le théâtre (...) (Vous l'aurez compris, c'est signé (ex)-monamour)

et :

Aloha ! Tu bosses bien à XXX ? Je sk8 (franchement si je ne savais pas qu'il fait du skate, j'aurais rien compris) ds le coin, jsré bien passé voir lé XXX et tattendre a ta sortie stv ?! (oui, c'est bien le charmant charmeur chilien)

qu'est-ce que je fais ? Je saute dans un TGV pour aller réconforter pauvre (ex)-monamour ? Ou je fais visiter mon prestigieux lieu de travail en me laissant bizouter comme une collégienne derrière les escaliers, là ousqu'on fume mais les pions disent rien ? Ou encore, troisième voie, je vais pisque-niquer avec les potes dans le parc de la Villette, comme nous en avions convenu antérieurement ?

Des chiffres et des lettres

Quoi encore ? J'ai rien à dire là. Rien à déclarer. Circulez, y a rien à voir. Si l'homme était moins curieux, y aurait pas autant d'embouteillages sur les autoroutes accidentées et les couloirs du web deviendraient des boulevards pour le surf.

Non mais c'est bon, j'ai l'air d'être de mauvaise humeur mais c'est juste histoire de dire hein...Bientôt le week-end, on va quand même pas se laisser emmerder non mais. Y a juste que je dois pondre des statistiques, je cite, "en express svp". Y a une chanson qui dit ♫ Aucun express ne m'emmènera vers la félicité ♫, alors on se calme, y a pas le feu au lac.

Évidemment j'étais en congé-maladie (oui bon, j'y peux rien moi s'il faisait beau, ça a fait plaisir à tout le monde que je sache). Donc j'ai pas fait mes stats du mois de mai. Et encore, je suis pas la plus cancre. Y en a, ils ont pas rendu leurs stats depuis mars. Ouh les vilains pas beaux ! Sachant que ces chiffres qu'on nous demandent de fournir finissent dans des tableaux (d'accord, de superbes tableaux excel, que si tu fermes les volets (ou si tu les ouvres, j'sais plus), bon ok la lumière fait briller la poussière de ton parquet, mais surtout t'as les lignes qui défilent mais pas la première, celle-là elle reste bien en place pour t'indiquer de quoi elle te parle, tu vois quoi), des tableaux qui eux-mêmes finissent par disparaître, enfin moi en tout cas je les revois jamais, peut-être sont-ils biodégradables et donc plutôt écologiques au final...Mais surtout de quoi j'me mêle hein ? Je te demande moi de compter combien d'heures t'as passé à faire ci et combien à faire ça ? et combien de temps tu as donné à la sacro-sainte mission de service public...mais attention seulement du lundi au vendredi hein...les samedis et dimanches c'est pas dans la même case, d'ailleurs y a pas de case pour ça, non, le service public du week-end tu le mets dans la case "Récupération" s'il te plaît. Et les réunions tu les comptes en heures, pas en nombre de réunions. Et normalement dans la case "Autres" tu n'as rien à mettre parce que tout a été soigneusement répertorié, y a pas d'oubli a priori. Tu parles, moi dans la case "Autres", je mets le temps que je passe à faire mes stats. Na.

J'arrête de vous souler, c'est contagieux.

Alors bon, le divan c'est bien, et le mieux est l'ennemi du bien, mais le thon blanc c'est excellent...Cependant quand je reçois simultanément :

Salut Ada, tout se passe bien ? Moi j'ai passé une nuit horrible. J'ai veillé jusqu'à 5h30, lumière et TV allumées, trop nerveux pour dormir à l'idée de me retrouver seul, entre quatre murs inconnus, dans une ville inconnue. (...) Ce soir si je ne suis pas trop crevé, j'irai au théâtre. Et toi, quoi de prévu ? Je t'appelle avant le théâtre (...) (Vous l'aurez compris, c'est signé (ex)-monamour)

et :

Aloha ! Tu bosses bien à XXX ? Je sk8 (franchement si je ne savais pas qu'il fait du skate, j'aurais rien compris) ds le coin, jsré bien passé voir lé XXX et tattendre a ta sortie stv ?! (oui, c'est bien le charmant charmeur chilien)

qu'est-ce que je fais ? Je saute dans un TGV pour aller réconforter pauvre (ex)-monamour ? Ou je fais visiter mon prestigieux lieu de travail en me laissant bizouter comme une collégienne derrière les escaliers, là ousqu'on fume mais les pions disent rien ? Ou encore, troisième voie, je vais pisque-niquer avec les potes dans le parc de la Villette, comme nous en avions convenu antérieurement ?

jeudi 15 juin 2006

In the mood for Love, etc

Oui, je sais ce que vous allez dire...Alors chantons les amis, en ce jour de retrouvailles (sous la fameuse grisaille parisienne, celle qui aura ma peau dorée), chantons ! ♫ Je rentre un peu tard je sais, 18 ans de retard c'est vrai, mais j'ai trouvé mes allumettes, dans une rue du Massachusetts...C'est moi, c'est l'Italien, est-ce qu'il y a quelqu'un ? ♫ Oui bon voilà, I'm back.

Je vous propose une approche thématique de ces dernières semaines.

L'opération.

Entrée à l'hosto à 18h, anesthésie à 18h30, réveil à 19h15 (pas de morphine malgré mes tentatives d'apitoiement), retour en chambre à 20h, remise en liberté 48h après. Emballez, c'est pesé. En bonus 3 semaines d'arrêt de travail pour cause rendez-vous hebdomadaire avec le gynéco. Ok je prends.

La plage.

Eau chaude, soleil de plomb, léger vent, pédalo (ouais j'ai fait du pédalo. Même que le gars nous a pourchassé parce qu'on s'éloignait trop de la zone balisée. C'est vrai qu'on commençait à se dire que la mer s'agitait drôlement). Je suis pas loin d'être noire, ce qui est du plus bel effet au taff : Alors ma pauvre, ça va mieux ? Oh mais tu as vraiment bonne mine...Euh oui, la luxthérapie, tu connais pas ?

La fête.

À l'ombre des platanes, les débuts de soirée sont doux, cueillez, cueillez vostre jeunesse...Les dîners en terrasse. La nuit à nous.

J'ai dansé dans une boîte où la moyenne d'âge était effrayante. Imaginez une foule de gens tous nés APRES 1985. Un jeune homme voulait m'inviter chez lui (vu qu'il habitait juste à côté. C'est marrant comme ils habitent tous juste à côté hein ? Viens, c'est pas loin...Ils ont des prix à cause des nuisances sonores ou bien c'est un baratin standard ?). J'ai refusé mais nous avons discuté. Comme il s'enquerrait de mon âge et que j'annonçais 25 (ouh la menteuse ! Oui bon, mais dans ces milieux hostiles, faut bien s'adapter pour survivre...), il a eu un regard étonné qui voulait dire "waw, mais t'es vieille alors ?"...ce qui en un sens est flatteur, vu qu'en réalité j'ai 82 ans...mais bon faudrait leur dire qu'il y a une vie après l'adolescence quand même.

L'amour.

Ça se complexifie. Forcément. Le gosse beau (souvenez-vous, champion de la dictée de Pivot, il remet son titre en jeu tous les ans, même pas peur) m'a rejoint quelques jours autour de l'Ascension (non, c'est pas une région. Là ousque j'étais, pour vous donner un indice, les aides-soignantes m'appelaient peucheurette). Ça se confirme, nous avons bien 11 ans d'écart...Il se nourrit de hamburgers (notamment celui qui te met du soleil à l'intérieur de toi) et de kebabs. Moi je mangeais les frites...Mais si c'est pas mimi de poser des congés spécialement pour moi ! Bref il a fait chaud.

En parlant de coup de chaud, j'ai bien failli perdre mon permis de conduire. J'vous raconte ? Bon allez, c'est bien parce que c'est vous. Mais attention, il ne faut pas reproduire cette expérience à la maison, elle a été réalisée par des spécialistes. Petit matin, sortie de boîte. Je suis au volant. Le gosse beau n'est pas vraiment d'accord mais j'insiste en lui disant que de toutes façons on va se faire arrêter, et que si quelqu'un doit se sacrifier, c'est moi, vu que lui il a vraiment besoin de sa caisse, tandis que moi, hein, à Paris c'est métro-bus de nuit-éventuellement taxi, alors...En fait sous cette façade altruiste se cache une puérile envie de conduire sa voiture de ministre avec GPS intégré...Nous roulons. Je lance pour rire "Eh te retourne pas, j'crois qu'on est suivi". D'un coup d'oeil dans le rétro, le gosse beau m'annonce qu'il s'agit d'une voiture de police et qu'ils nous font des appels de phare. Ah ! alors ? c'est qui madame Soleil ? hein ? c'est qui ? Bonsoir, dites-moi mademoiselle, vous chaloupez un peu là hein ? Vous avez consommé ? Oh non, pensez-vous, en plus j'habite juste à côté (toujours dire qu'on habite juste à côté, les jeunes l'ont bien compris). Vous avez les papiers du véhicule ? (Il faut vous dire que la voiture a une plaque toute chelou car elle est immatriculée en France mais depuis l'étranger, ce qui lui fait une tête bizarre). Pendant qu'il s'éloigne pour lire la paperasse, je demande au gosse beau de me passer un chewing-gum, vu que peu de temps auparavant il m'a appris, mais c'est à vérifier, et non pas à expérimenter je répète, que ça fausse l'alcootest. Pas le temps, il me file celui qu'il a déjà dans la bouche. Est-ce que ça suffira à masquer la vodka ? Je me vois déjà interdite de conduite pour les siècles des siècles avec PV qui mettra sur la paille ma descendance jusqu'à extinction de la dynastie...Le flic revient, me recommande la prudence et roule Mimile ! Bénissons l'entité divine qui a voulu qu'ils n'aient pas le matos pour me faire souffler, loué soit le Seigneur qui rend la police indulgente !

Le gosse beau est reparti dans sa lointaine contrée. Exit le gosse beau. Entrée en scène d'(ex)-monamour. Oui, y a des parenthèses sur l'ex. Après de longues heures au téléphone au cours desquelles je lui faisais part de mon ras-le-bol de cette relation bâtarde, (ex)-monamour me dit qu'il m'aime, que c'est sérieux, et pour le prouver, il me rejoint en louant illico presto un studio dans cette petite ville de province où je coule des jours heureux de convalescente qui fait la teuf. Inutile de préciser que nous avons passé des vacances de rêve. Oui inutile. Le seul hic, c'est qu'il y est encore, ayant pris une location mensuelle...Avec l'idée, en prime, de s'installer dans la région. Mais sinon on est ensemble...Je viens de recevoir un mail où il écrit en lettres capitales JE T'AIME. Je ne sais pas quand on se reverra. Tout cela est d'une simplicité les amis...D'où les parenthèses, restons prudents.

Parallèlement j'ai reçu plusieurs coups de fil d'un mystérieux inconnu avec qui j'aurais discuté dans une soirée et qui a très envie de me revoir. Je ne vois pas du tout qui est ce jeune homme, c'est bien simple : je ne le connais pas et surtout, je ne lui ai pas donné mon numéro de téléphone malgré ce qu'il prétend (mais qui alors ? qui a osé lui donner mes coordonnées sans m'en parler ? Un traître ou une traîtresse se cache parmi mes connaissances, je mène l'enquête).

Pour corser le tout, le charmant charmeur chilien se rappelle à mon bon souvenir par SMS interposés.

Pendant mon absence :

Soigne toi bien ptite marmotte ! jtenvoie plein pleins dbizous !

Hello ! Jespère ke tu vas bien é ktout se passe bien pr toi Je pense à toi é jtenvoie plein dpensées positives et pleins dbizous !

Profite bien du soleil ! Bonnes vacances !

Jtenvoie une pensée chaude pr cette douce soirée d'été !

Dès mon retour :
On peut svoir demain pr le ptit déj ? En fin dmat ou débu daprèm si ta besoin de te reposé ? Le soir jboss juska minuit !

Domage ktu taf demain. Dtoute façon on svoa bientot ! Bonne nuit ptite marmotte

Comment résister ? Faut-il résister ? Je vais m'allonger sur le divan et on en reparle.

vendredi 19 mai 2006

Biz biz, à la prochaine

Camarades, y a du nouveau.

Après un entretien téléphonique, mon gynéco à moi, celui qui me pratique depuis fort longtemps, a accepté de m'hospitaliser en urgence lundi soir. Cet homme est merveilleux. Du coup je me vois dans l'obligation de regagner ma province car c'est là qu'exerce mon sauveur. C'est un endroit fourni en mer et en soleil, ce qui en gâte rien. Et ce petit congé-maladie risque fort de muter en congé tout court (mon bronzage qui, souvenez-vous, est tout de même la priorités des priorités, mon bronzage donc lui dit déjà merci). Autant vous dire que je suis ravie. En conséquence la boutique ferme pour une durée indéterminée.

Quant au charmant charmeur chilien, à l'instar du gosse beau, il m'envoie des SMS, phonétiques certes, mais pour le coup c'est volontaire. Extraits :

Komen vas tu ? Pa tro fatigué (si, et pas pour ce que vous croyez. En fait chez lui, il avait un truc thaïlandais de type végétal...J'vous fait pas un dessin, si ? Ça fait rire et ça a un petit effet aphrodisiaque...Bon. Mais moi le lendemain j'ai la tête dans le brouillard, j'ai perdu l'habitude)

On peut ptéte se voir ce soir si té pa tro fatigué (oui y a des redites. Et donc je répète : si, je suis trop fatiguée.) Sinon demain ou ce w.e ! (voilà, comme ça c'est mieux)

Jé hate de te revoir ! Jte fé pleins dbizous ! (oui moi aussi et moi aussi)

Repose toi bien (merci) Jte bizoute de tous les côtés (tout pareil)

Coucou ptite marmotte ! (on se connaît peu mais il a déjà la base : j'ai besoin de beaucoup de sommeil) Jte fé pleins dptis bibis !

Voilà voilà. Vous l'aurez compris, cet homme aime les baisers.

Bon allez camarades, buvez un coup à ma santé et à bientôt !

jeudi 18 mai 2006

♫ Que ne durent que les moments doux ♫

Soirée avec le charmant charmeur chilien.

À noter : il connaît tout le quartier. Il serre plus de mains que Chirac et Sarko réunis...Du coup on s'en est fait offrir (des coups).

D'autre part il avait une soirée barbecue-foot et il l'a zappée spécialement pour moi (en même temps, c'était un barbecue organisé dans un deux-pièces (oui y a des tarés)...Et il aime pas trop le foot. Petit sacrifice au final. Sauf qu'il s'expose à la rancune de son pote. Mais bon je me fais pas trop de souci).

Enfin, son appart est très mignon. Et rempli de vinyls vu qu'il est DJ.

Je ne dirais qu'une chose : j'ai été très honorée...(ça faisait longtemps que je vous avais pas fait un jeu de mot pourri)

mercredi 17 mai 2006

Rendez-vous (vous êtes cernés)

Ah les amis, malgré mes soucis de santé, il faut bien reconnaître que ce monde de brutes nous offre parfois quelques douceurs.

Hier, si vous avez suivi, j'avais prévu de passer au bar en bas de chez moi. D'abord parce que j'aime ce lieu. Mais aussi dans l'espoir d'apercevoir le charmant qui me fait les yeux doux. J'étais accompagnée du même pote que la dernière fois. Oui je sais, j'avais constaté que ce n'était pas une excellente idée pour émettre des signaux de fille célibataire et open (sous conditions, eh oh, j'ai mes exigences), mais faut croire que j'aime reproduire mes erreurs. Et puis c'est un pote quoi, je vais pas non plus me priver de le voir sous prétexte que y a moyen de moyenner...On papote, essentiellement de la meilleure façon de gérer le fléau qui me persécute (figure de style : hyperbole. Non mais je dis ça comme ça si ça peut aider). Car il connaît une sage-femme. Aucun rapport avec la choucroute, mais par relations interposées, sait-on jamais. J'y crois pas trop cela dit.

Le charmant charmeur se pointe. Joie. Il me dit bonjour. Et s'installe avec une fille (la même que la fois précédente. Mais c'est qui celle-ci ? Si c'est sa petite amie, je trouve scandaleux qu'il me drague ouvertement. Ou qu'il me drague tout court d'ailleurs) (oui bon, je fais pas ma jeune fille en fleur qui nierait l'adultère, mais quand même). Le jeu des yeux de velours recommence. Puis d'autres amis arrivent. Ils sont obligés de changer de table, rapport à l'espace, et je constate qu'il prend bien soin de se positionner de façon à ce que je reste dans son angle de vue. Et ça continue, encore et encore. Il fait beaucoup d'allers et venues, car c'est service au bar, et bizarrement il est toujours volontaire pour aller commander. Ce qui lui permet de passer tout près de moi, qui suis tout près du comptoir. Quel hasard...

Au comptoir, une dame, pilier du lieu, est déjà à un stade relativement avancé pour l'heure (il fait encore jour), très sociable donc, ce qui engendre, entre elle, mon pote, le charmant et moi, l'échange de quelques facéties. L'intérieur du bar se remplit car un concert commence. Mon pote se lève (merci, ça c'est de l'amitié) (bien que je ne lui aie soufflé mot de ce qui se trame et qu'il n'ait rien remarqué. Il doit être distrait). Bref instant avec le charmant charmeur.

Alors voilà, son prénom est un mélange de Caliméro (le petit poussin noir) (nul n'est censé ignorer la loi mais personne n'est à l'abri d'une carence culturelle. Alors je précise si je veux), de calimucho (cocktail vin-coca. Faut aimer. J'avoue que ce n'est pas ma tasse de thé, du tout du tout) (idem (pour les carences)) et de Camille (prénom unisexe) (quoi encore ?), sauf que bien sûr son prénom à lui est vachement plus exotique et trop beau. Oui. Il est d'origine chilienne. Il me dit que ça serait bien qu'on se pose un jour tous les deux, parce qu'il croise mon regard et que...(ah bon, nos regards se croisent ? J'me s'rais pas douté) Alors je lui réponds que je m'appelle Ada, que je suis d'origine vietnamienne et que oui, bien sûr, j'habite dans le quartier, on aura l'occasion de se croiser.

Je sors acheter des cacahuètes pour cause de pénurie d'amuse-gueule. Il me demande si je serai là demain : on a rendez-vous ce soir...

mardi 16 mai 2006

N'en jetez plus, la coupe est pleine

Pas d'hospitalisation dans l'immédiat. Mais ce n'est que partie remise, ne soyez pas trop déçus. En tout cas je vous prie de croire que j'en aurais soupé des urgences.

On m'avait demandé de revenir lundi matin. Ce que je fis. Toujours avec ex-monamour. Examen. Il faut opérer, ça maintenant c'est une certitude. Cependant, comme je n'étais pas à jeun (un thé sucré et une clope, c'est pas à jeun), pas moyen d'intervenir dans l'immédiat. Qu'à cela ne tienne, revenez demain à jeun (pas manger, pas boire, pas fumer à partir de minuit). Ce matin donc. Mais là, pas de chance, avec les urgences de la nuit, le bloc opératoire est blindé de chez blindé.

Dis donc, c'est que ça commence à me souler cette histoire. On m'envoie prendre rendez-vous avec un gynéco de l'hosto, qui est informé de mon cas, qui m'examinera incessamment sous peu et me programmera sur un bloc. Périple dans les allées de l'hôpital vu que si c'est simple, c'est pas drôle...La secrétaire m'annonce qu'on ne peut pas me recevoir avant le 3 juillet. Non mais ça va pas du tout ça. J'explique mon cas. J'essaye de négocier. J'échoue lamentablement. À ce stade, dois-je préciser que le désespoir me gagne ?

Résultat : retour à la case départ. Il faut que je trouve un gynéco en ville (comme on dit), qui m'enverra chez un chirurgien, qui programmera une intervention (car - on pourrait presque le déplorer - ma pathologie, certes chiante, ne présente pas un caractère urgent. Ah bon).

On a coutume de dire que nous avons en France les meilleurs services publics de santé. Je ne contredis pas. Simplement je plains les autres...(et je vais hurler ma rage sur le divan avant de passer au bar en bas de chez moi)

vendredi 12 mai 2006

"T'as de beaux yeux tu sais"

Le temps des terrasses est revenu.

Hier soir, après une séance d'analyse qui est passée à la vitesse de l'éclair (c'est marrant la perception du temps...tellement variable et en même temps tellement immuable. Un jour sur le divan je me disais oh là là, mais qu'est-ce que ça passe lentement aujourd'hui, j'ai l'impression que ça fait trois plombes que je parle...L'analyste finit par sortir son rituel Bien. On va continuer la prochaine fois qui met fin à la séance, je me lève, je paye et, mon portable rallumé, je me rends compte que je suis restée une heure au lieu de 25 minutes...Moralité : quand le temps paraît long, c'est parfois qu'il l'est. Par contre j'ai jamais compris le pourquoi de cette séance à rallonge)...une séance éclair donc, mais avec une durée règlementaire, un peu comme quand une nuit semble aussi rapide qu'un clignement de paupière (et je ne parle pas de paupière par hasard, croyez-moi, tout est calculé au millimètre près)...eh bien, après cette séance, me sentant fraîche et dispose, et pour changer un peu car je suis une aventurière de l'imprévu, je me suis rendue au bar en bas de chez moi.

En terrasse, pour profiter du soleil et parfaire ce bronzage que j'ai bien failli perdre avec ces récentes sessions pluvieuses. Mais pas de panique, la situation n'est pas désespérée, ça reste bien doré (ah ben oui, ma vie est pleine de questionnements métaphysiques, comme vous pouvez le constater).

J'étais avec un pote. Ça n'a l'air de rien mais vous verrez que ce détail a son importance. Passe un homme charmant, avec qui j'avais plaisanté une fois il y a longtemps, mais vite fait, pas de réel échange, deux mots à tout casser, même pas, peut-être juste un sourire.

Bon en fait, faut que je vous explique, quand je dis le bar en bas de chez moi, c'est un raccourci, je n'habite pas littéralement au-dessus, tandis que ce jeune homme si, semble-t-il. Et là, en rentrant chez lui, il m'aperçoit et me salue, d'un regard appuyé et l'air agréablement surpris (il est vrai que je n'ai pas été très assidue ces derniers temps).

Puis il ressort de chez lui et rejoint des amis en terrasse. S'est alors déroulé un échange d'oeillades pas piquées des vers, camarades. C'était Quai des brumes en buvant de la blonde. Seulement voilà, j'étais accompagnée et si l'on avait sondé un échantillon représentatif de la population, je pense qu'une bonne partie aurait émis l'hypothèse que le pote en question était mon petit ami. Or non, je m'inscris en faux, point du tout. Mais pas moyen de le faire savoir au charmant là-bas...J'aurais pas pu venir avec une copine plutôt ? Sûr que si j'avais été avec une fille, il serait venu nous parler. Et mon pote le serveur, vous croyez pas qu'il aurait pu bosser ce jour-là ? Eh ben non, jamais là quand il faut. Parce que je suis sûre qu'ils se connaissent. Un habitué et un serveur, forcément ça se connaît.

Près de moi une tablée composée d'éléments exclusivement masculins se prend en photo, refait le monde (activité très répandue dans ce genre de lieu) et fonde un parti politique. C'est assez drôle (sauf qu'il y en a un qui sent pas très bon) surtout qu'ils nous prennent à parti...Bon sang, il pourrait pas être pote avec ceux-là, le charmant, histoire qu'on engage la discussion, l'air de rien...Mais non, il continue à m'envoyer des sourires avec ses yeux...Impression : douce chaleur.

Voilà, le temps des terrasses est revenu. Au coeur de l'hiver, quand on se presse autour du comptoir, le contact est plus facile, merde.

(Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je crois que je vais passer un peu plus souvent au bar en bas de chez moi, bon pas ce soir, j'ai rendez-vous avec ex-monamour, ça tombe mal, mais dès que possible, et seule même.)

jeudi 11 mai 2006

Spécial cas (de Capelovici)

Mes bougres-z-bougresses, il n'est pas 20 heures (quoique, ça dépend du point de vue), on n'est pas là pour s'amuser (quoique bis), mais malgré tout, c'est maître Capello qui vous cause sans couac (ter) (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Souvenez-vous, c'était le temps où on disait FR 3). Aujourd'hui nous nous intéressons à l'expression Faut pas pousser mémé dans les orties.

À l'origine, le Faut Pas Pousser Mémé Dans Les Orties est un mouvement né en réaction au groupuscule sado-masochiste connu sous le nom de Front populaire Post-Moderne Des Libres Opprimés qui militait pour le rétablissement d'un esclavage volontaire des personnes des troisième et quatrième âges. Pour réguler l'accroissement (en 13 lettres, lettre A) démographique, le Front proposait aux individus improductifs une fin de vie douloureuse au service de pervers sadiques usant de tortures raffinées, dont la plus célèbre reste le roulage de vieux dans un buisson d'orties jusqu'à ce que mort et soupe d'orties à base de chair humaine s'ensuivent...

Le mouvement d'opposition lutta longtemps pour l'interdiction du groupuscule mais il fallut attendre la réforme des retraites du gouvernement Raffarin (en 8 lettres, lettre R) (je mets 100 francs dans le nourrain). Depuis, l'expression est entrée dans le langage populaire et signifie : ne pas exagérer, ne pas avoir envers quelqu'un de comportement qui nie les normes sociales. En effet, les vieux peuvent maintenant se tuer au travail sans passer par la case retraite.

La prochaine fois : Monter en danseuse.

Et maintenant, le ni oui ni non...

mercredi 10 mai 2006

♫ Does the body rule the mind or does the mind rule the body ? ♫

Bon. On en était que Ada kiffe trop la morphine. Ami lecteur, si tu débarques sur ce blog, sache que je ne suis pas une junkie, non, reporte-toi plutôt au post précédent et tu comprendras mieux.

Je vous la fais courte : sortie de l'hôpital, baignade interdite pendant une semaine (bon j'avoue, j'ai fraudé. Mais faut dire aussi, pas se baigner aux Antilles hein, on s'ennuie vite...). Visite de contrôle en fin de séjour : tout est nickel. Fin du flash-back.

Samedi 7 mai 2006. Éveillée par une envie matinale (enfin matinale...grasse matinale quoi, vous me connaissez), je m'extrais du lit d'ex-monamour (ben oui, je me trouvais dans son lit, mais par le plus grand des hasards hein...à moins qu'il ne s'agisse d'une coïncidence...oh vous ici ? ben ça alors, si je m'attendais...) et là catastrophe, non mais c'est pas possible, ça recommence ! L'anesthésiste avait raison.

Je rentre chez moi, prépare une petite valise (nuisette, affaires de toilette, livres, pique-nique), téléphone à ex-monamour pour lui confirmer que je vais bien passer le week-end à l'hôpital (ce qui nous fait hurler de rire tellement c'est drôle. L'ironie du désespoir quoi).

J'arrive aux urgences gynécologiques et d'une voix assurée, genre professionnelle de la santé, j'annonce que j'ai une bartholinite. Pourriez-vous m'indiquer ma chambre s'il vous plaît ? Je prends du thé le matin, pas trop grillés les toasts, merci, et sans télé...Comment ça je dois passer par la salle d'attente ?

Deux femmes enceintes y sont déjà depuis plusieurs heures. Elles parlent de leurs envies :

- Moi je mange plein de fruits : des bananes, des mangues, des pommes...

- Oui, et des pêches et des abricots aussi.

- Ah non, pas les pêches ni les abricots. (Elle aurait pas un peu l'esprit de contradiction celle-ci ?) Des kiwis, des prunes...

(Et des scoubidous bidous non ?)

Ex-monamour me rejoint. Les heures passent. La salle se remplit et, dis donc, tous les gens qui arrivent après moi passent avant moi, c'est pas de pot hein, elles sont toutes prioritaires. En fait elles sont toutes enceintes, enfin c'est ce que j'en ai déduit...Entretemps j'apprends que c'est une journée très particulière, ils ont jamais vu autant de monde, c'est bien ma veine...Ben au moins je suis sûre de pas être cocue (oui, en même temps je suis célibataire, ça limite les risques).

Une demi-journée plus tard c'est mon tour. La gynécologue m'examine. Mais c'est énorme ! Alors là non, excuse-moi petite, mais en tant qu'ancienne combattante de Bartholin and co, laisse-moi te dire que c'est bien moins impressionnant que l'été dernier, rien à voir, tu serais pas chochotte toi des fois ? Et ça vous fait pas mal ? (Pourquoi ? Y a moyen d'avoir de la morphine là ?) Ben non, même pas mal...Mais ça serait pas plutôt un kyste ? Ben écoutez j'en sais fichtrement rien moi, je suis pas le médecin, je suis la patiente (je crois que ça n'est plus à prouver, ça fait des plombes que je suis là, alors oui d'accord, avec ex-monamour on se bisoute pour que le temps passe plus vite, mais je l'ai quand même bien mérité mon titre de patiente). Bon, ça n'a pas l'air très urgent. Je vais vous prescrire des antibiotiques et vous reviendrez la semaine prochaine. Si ça ne s'arrange pas on opèrera.

Mouais...ça serait pas plutôt qu'ils ont pas de lit ? Enfin bon j'étais quand même contente qu'il me garde pas...Depuis je me gave de médocs et je scrute mon anatomie à intervalles réguliers. Je ne vous cache pas que je ne suis guère optimiste car force est de constater que ça ne diminue pas. J'aurais même tendance à penser que ça augmente...damned ! Voilà pourquoi il ne faudra pas s'étonner en cas d'absence. Pour résumer : silence radio = Ada à l'hosto, c'est noté ?

Non mais c'est sympa l'hôpital. Étant donné la qualité de la bouffe et les activités diverses et variées à disposition, ça fait cure de sommeil et d'amaigrissement en même temps, tellement pratique...

Et puis j'ai reçu un SMS ô combien réconfortant de la part du gosse beau :

Ah merde pas de chance en ce moment ! (allusion à un deuil récent) Le moral et bon ? (ouais bof, c'est quand même un peu la loose pour être tout à fait honnête, mais on fait aller quoi) Si tu veut parlé (oui je conçois bien qu'il se sente plus à l'aise à l'oral) il n y à pas de problème bon courage les soucis de santé Ce n est pas faciles (bel effort pour l'accord mais encore raté !) bonne soirée bisous

Merci au gosse beau. Son orthographe fleurie suffit à me redonner le sourire.

(J'ajoute que dernièrement j'ai dormi 5 jours consécutifs (de jeudi à lundi pour être précise) chez ex-monamour, on a passé beaucoup de temps en amoureux, il m'inonde (oui bon, on se calme) de tendresse (entre autres, oui) mais sinon, rassurez-vous (en choeur s'il vous plaît) : on-n'est-plus-ensemble.)

mardi 9 mai 2006

♫ Viens voir le docteur, non n'aie pas peur ♫

Votre attention s'il vous plaît, vous allez assister, une fois n'est pas coutume, à une entreprise de démystification, tant pis, y a que la vérité qui compte...

Commençons par un flash-back. Août 2005, jour de mon anniversaire (oui, 82 ans, c'est bien). Confortablement installés sur les larges fauteuils d'Air France...

Non reprenons. Fort à l'étroit sur de minuscules sièges même pas rembourrés (mais on n'avait pourtant pas demandé des places enfants), ex-monamour (les genoux coincés sous le menton, car il est grand pour de vrai) et moi-même nous envolons vers le département d'outre-mer où vit sa famille. À côté de moi un homme entre en prière, aggripé aux accoudoirs car, souvenez-vous, c'était l'année où les crashes d'avion devenaient routiniers et par conséquent les gens avaient trop la trouille et l'ambiance était électrique...

À mi-chemin ou à peu près, de retour des commodités (oui c'est comme ça qu'on dit en langage châtié), j'exprime à ex-monamour ma perplexité face à un phénomène physiologique tout à fait inédit et en texte intégral, à savoir qu'une certaine partie de mon corps, située plutôt entre les jambes, du côté gauche pour être exacte, se met à gonfler et c'est quand même bizarre n'est-ce pas ?

Un peu plus tard, toujours dans l'avion, une nouvelle inspection me permet d'affirmer que oui, c'est sûr, ce n'est pas une illusion d'optique, ça gonfle. Ex-monamour propose de lancer un appel au cas où il y aurait un médecin dans l'appareil. Je refuse ce scénario même pas digne d'un film catastrophe...

Arrivée à destination je me précipite à la permanence médicale de l'aéroport...où je tombe sur un vieux monsieur piquant du nez sur son bureau. Euh bonjour, excusez-moi de vous réveiller, pourriez-vous m'examiner s'il vous plaît ? Ce qui tient lieu de cabinet est poussiéreux, j'hésite un peu à m'allonger, mais bon, à la guerre comme à la guerre. Le vieux monsieur, armé d'une lampe frontale examine, longtemps, longtemps...oui bon ça va aller non ? et s'exclame : ah ben dis donc, j'ai jamais vu ça. Merci de me rassurer, c'est tout à fait ce qu'il me fallait. Alors on fait quoi maintenant hein, gros malin ? Je lui demande de m'indiquer un gynécologue. Ah ben non, pensez-vous, il en connaît pas. Bon. Ben alors vous pourriez peut-être me prescrire des anti-inflammatoires non ? moi j'dis ça, j'suis pas médecin, mais il me semble que vu que ça gonfle...Vous voulez peut-être que je vous tienne la main pour écrire ? Non ? ça ira ? Pendant qu'il rédige l'ordonnance, il me demande où je vais passer mes vacances. Je lui dis que je suis hébergée chez monsieur XXX, que je suis l'amie de son petit-fils. Et là il s'illumine, le vieillard revient à la vie : ah monsieur XXX, mais c'est un ami, un grand ami ! etc etc...Je me dis qu'il va peut-être pas me faire payer du coup, par amitié, et puis aussi, faut bien dire ce qui est, parce qu'il a pas vraiment bossé papy. Mais non, ça fait 23 euros. En me serrant la main, il ne me souhaite pas un bon rétablissement, non, surtout pas, il me demande de passer le bonjour à monsieur XXX. Je suis à peine énervée, presque pas. Je passe à la pharmacie et me rend compte qu'il m'a prescrit des suppositoires. Toujours zen. Les vacances commencent, nous sommes sous les tropiques, la vie est belle.

Un peu plus tard nous savourons un ti punch dans le jardin. C'est pour moi le premier contact avec la famille d'ex-monamour : dites-moi, vous auriez l'adresse d'un gynécologue ? La grande classe.

Je passe une horrible nuit car, outre le décalage horaire, j'ai l'impression (et ce n'est pas qu'une impression) que ça triple de volume. Ex-monamour calme mes angoisses d'un rassurant : de toutes façons on ne peut rien faire avant demain, alors ça sert à rien de s'inquiéter. Bon ben bonne nuit alors. Monamour.

Le lendemain à la première heure nous épluchons l'annuaire. J'obtiens un rendez-vous pour 13 heures. Ok. Ça nous laisse le temps d'aller nous baigner. L'eau est chaude, c'est un vrai bonheur, sous le soleil nos peaux brunissent en deux deux, mais j'éclate en sanglots parce que...c'est quoi ce truc qui déforme mon corps ?

Chez le gynéco. Assise en face d'elle je lui explique ce qui m'arrive. Ah mais ça doit être une bartholinite. Dieu soit loué, j'ai une maladie homologuée. Vous pouvez pas savoir le soulagement...juste parce qu'un diagnostic est enfin posé, juste parce qu'il y a un mot pour expliquer ce que j'ai. On passe à l'examen. Et là, ça rigole moins. Ouh là là, mais c'est énorme (je ne vous le fais pas dire). Normalement ça se traite aux antibiotiques, mais là, va falloir opérer. Quoi ? Could you repeat, please, before I cry...

Elle m'envoie chez un chirurgien. Je grille toute la salle d'attente, comme une princesse. Oui je peux vous opérer, mais pas avant deux jours, je n'ai le bloc opératoire que jeudi. C'est une blague ? Alors, me dit-il, vous avez le choix. Soit vous attendez deux jours, soit vous allez aux urgences. Non mais tu m'as bien regardée ? Tu crois vraiment que je vais patienter 48 heures sans devenir folle ?

Alors quoi ? Ben oui, forcément, les urgences. Surpeuplées les urgences, comme de bien entendu. Une petite fille s'est coincée le doigt dans une porte. Elle ne saigne ni ne pleure. Eh la pharmacie ça aurait peut-être suffit non ? Mais non je suis pas énervée, pas du tout, c'est mon état normal. J'explique à l'infirmière à l'accueil que je dois voir un gynéco. Ah non mademoiselle, vous passez d'abord avec un généraliste et ensuite il vous oriente vers un spécialiste si besoin est. Par contre on peut pas vous dire dans combien de temps...Non mais tu te fous de ma gueule toi, je sais ce que j'ai, c'est une bartholinite grave. Ah d'accord, répond-elle naïve, vous saignez c'est ça ? Non je saigne pas, pauvre crétine, j'ai besoin d'un intervention chirurgicale urgente, d'où ma présence aux urgences, tu saisis mamzlle Neuneu ? Ah dans ce cas, mais de façon tout à fait exceptionnelle, je vais vous envoyer chez un gynécologue. Eh ben voilà, tes deux neurones ont fini par connecter, tu vois quand tu veux...

Gynéco bis. Mais c'est énorme ! (non, sans blague ?) Mais ça vous fait pas mal ? Ben non. Oui, j'ai oublié de vous dire, c'est totalement indolore. Étrange, voyez-vous, car selon les médecins, ça fait hurler de douleur ce truc. Ben chez moi non, je suis trop une résistante.

Entretien avec l'anesthésiste : c'est la première fois que ça vous arrive ? Euh...comment ça ? Sous-entendriez-vous que c'est le genre de chose qui peut arriver plusieurs fois à une même personne dans une même vie ? Et vous croyez à la justice vous ?

Bref, hospitalisation, opération, réanimation. Et là au réveil, au secours, j'ai mal. Ils m'ont ratée ou quoi ? Non, c'est normal, me dit-on, on va vous donner un peu de morphine. Sur une échelle de 1 à 10, vous avez mal combien ? Euh, disons 5...Injection. Petit soulagement. Euh en fait je m'ai trompée, je voulais dire 8. Re-injection. Waow, c'est trop puissant la morphine, je pourrais en avoir pour le dessert aussi ?

(Fin du premier épisode. Prochainement la suite, avec des blouses blanches, du suspense plein de rebondissements et Ada au top de la santé...)

vendredi 5 mai 2006

♫ This is not a love song ♫

Je suis sûre que vous aimeriez avoir des nouvelles d'ex-monamour. Mais si mais si. Alors d'abord, sachez qu'il va bien, sa santé est bonne, ses parents se portent à merveille, sa grand-tante vient de fêter ses 96 ans...Pendant mes vacances il m'a envoyé un SMS me disant qu'il pensait bien à moi. Et à mon retour nous avons passé la journée à acheter des plantes (car ex-monamour aménage son petit intérieur de façon charmante), la soirée à dîner avec des amis et la nuit...bon ben ça va hein...Hier soir encore nous étions en tête-à-tête.

Dis comme ça, ça ressemble à une idylle tout ce qu'il y a de plus règlementaire. Sauf que vous n'êtes pas sans savoir que devant monamour il y a un ex qui gâche un peu le paysage. J'ai moultes fois essayé d'en discuter avec lui, histoire de savoir où tout cela pourrait bien nous mener (au pieu, oui d'accord, mais encore ?) (oh oui encore) (non bon, excusez-moi, je dérape), car nous nous rencontrons de plus en plus fréquemment, de plus en plus longtemps, et même on fait des choses ensemble, comme avant quoi, quand il s'appelait encore monamour tout court. J'aurais donc bien voulu savoir où il se situait dans tout ça...Mais confrontée à ses réponses évasives voire un peu cassantes, du style non non on n'est plus ensemble, j'avais lâché l'affaire et je prenais les choses comme elles viennent, à savoir que je n'ai plus vraiment (un peu mais si peu que ça compte pas) l'espoir ni même l'envie que nous formions à nouveau un couple et, parallèlement, je profite des moments agréables que nous nous offrons. (Bon y a des petits problèmes de concordance des temps dans cette phrase, mais ça tombe bien, y a aussi discordance sentimentale, alors...) (tous les effets de style sont entièrement volontaires, maîtrise totale, c'est compris ?)

Seulement voilà, ex-monamour ne cesse de monter en puissance, comme on dit, et de souffler, après le froid, le chaud. (C'est comme le beau temps, paraît qu'il vient après la pluie. Mais là on nous annonce un week-end de merde rayon météo ; par contre on n'a jamais entendu dire : après le beau temps la pluie, donc je vois pas comment il pourrait pleuvoir tout le week-end, vu que là il fait beau. C'est pas homologué au niveau des préséances et autres formalités de convenance. Oui bon). Il recommence à m'appeler par les doux petits noms qu'il me donnait avant. Il a envie de passer du temps avec moi. Il me répète sa joie de me voir. Il essaye de cacher qu'il est jaloux mais ça se voit (et pourtant je me garde bien de lui raconter quoi que ce soit qui pourrait heurter sa susceptibilité), il insiste beaucoup pour que je dorme chez lui (pendant que je simule l'hésitation : oh je sais pas, je vais peut-être rentrée chez moi, tu sais je suis fatiguée et puis ce sera plus pratique pour demain...Traduction : non mais attends, tu crois que j'ai mis ma plus belle lingerie pour quoi exactement ?). Il trouve que je suis belle et drôle et que je sens bon (mais bon, ça, en toute objectivité et sans fausse modestie, c'est vrai) (si, c'est vrai, quoi ?). Il fait pleins de phrases au futur, du genre Il faudra qu'on aille dîner là, et je te graverai ce CD, et la prochaine fois que tu viendras, etc etc...

C'est une configuration tout à fait bancale. J'ai l'impression qu'il regrette de m'avoir quittée, mais en même temps il ne veut pas revenir sur sa décision, mais il veut me faire comprendre qu'il tient à moi, mais on a chacun sa vie, mais il aimerait pas que je rencontre quelqu'un d'autre, mais je ne lui dois pas fidélité, mais il ne couche qu'avec moi (toutes les sources concordent), mais : on n'est plus ensemble...

Comprenne qui pourra.

Trouvez l'intrus

Date : jeudi 4 mai 2006, 18h20

Lieu : Paris, angle de l'avenue Ledru-Rollin et de la rue du Faubourg-Saint-Antoine

Protagonistes : un automobiliste, un policier, un scootériste et sa passagère

Scène observée :

Un automobiliste costumé-cravaté, au volant d'une Peugeot 307 verte rutilante, conduit d'une main et téléphone de l'autre. Il est arrêté par un policier en uniforme qui lui demande ses papiers. Témoins de la scène, un scootériste d'une trentaine d'années, vêtu d'un bermuda et d'un tee-shirt usé, ainsi que sa passagère, en short et débardeur (non c'est pas moi, moi j'étais sur le trottoir), tous deux dûment casqués, doublent le véhicule. Au passage le scootériste lance : Et en plus pas de ceinture ! aha ha !

Analyse :

Ma première réaction a été une réaction d'empathie envers l'automobiliste. Être pris en flag, c'est toujours désagréable, mais si en plus un inconnu vient se mêler de ce qui ne le regarde pas pour faire monter l'addition, ça devient énervant. Connard, j't'ai demandé comment allait ta mère ?, aurais-je pensé à sa place (enfin pas exactement mais je m'comprends).

Idem pour le policier (avec moins d'empathie tout de même) qui a pu se dire : C'est moi qui relève les infractions, c'est moi qui verbalise, c'est moi qui fait preuve ou non d'indulgence...

Reste la possibilité que, obnubilé par le téléphone portable, il n'ait pas observé l'absence de port de ceinture auquel cas il a pu remercier intérieurement l'inconnu au scooter.

Alors pourquoi cette délation moqueuse ?

J'ai plusieurs hypothèses non exclusives :


  1. l'automobiliste au téléphone conduisait négligemment et a pu mettre en danger le scootériste, d'où la colère de celui-ci. Éternel combat des fragiles deux-roues.


  2. la vue de l'uniforme a déclenché chez le scootériste un sentiment de peur suivi de soulagement - ouf c'est pas moi qu'on arrête. Je rappelle qu'il était casqué et donc apparemment pas en infraction, mais peut-être avait-il autre chose à se reprocher. Ces émotions fortes se sont exprimées sous une forme intrusive et sadique. Ou alors, il n'avait effectivement rien à se reprocher et souffrait du syndrôme du bon élève fayot.


  3. influencé par l'actuelle campagne gouvernementale sur la sécurité routière, le scootériste a pensé faire un acte civique (commence par aller voter, on discute après). c'était une tentative de séduction de sa passagère en usant d'humour noir et d'effronterie. Trop rebelle quoi.


  4. effet de la lutte des classes, de l'inégale répartition des richesses ? Scooter contre véhicule flambant neuf...Vieilles fringues contre costume...Jeunes en galère contre cadre dynamique...La haine ancestrale (et réciproque ?) des pauvres contre les nantis s'est-elle ici illustrée sous les couleurs d'un exutoire vengeur ?
(toi aussi amuse-toi à analyser des scènes de la vie quotidienne. Le monde te paraîtra plus riche et les gens plus proches. Allez...en route pour l'aventure !)

(Je suis sérieuse. Non mais.)

jeudi 4 mai 2006

L'éducation sentimentale

Alors là, si je m'attendais à ça...

Figurez-vous que le gosse beau (oui on va l'appeler ainsi, ça lui convient parfaitement étant donné son physique et son âge) m'envoie des SMS...Comme j'vous l'dis. En se quittant on s'était dit (ça devient un rituel) À bientôt (c'est du comique de répétition). Et voilà ce que je reçois :

30 avril 23h27
bien rentré (je suppose que c'est de moi qu'il parle, car lui il ne rentrait nulle part ce jour-là) tu à pu te reposé à bientot peut etre bisous

30 avril, 23h38

tu fait quoi ce soir ? (rien) tu es de sortie ? (non) je viens de rentré j'ai mangé au resto avec mes parents et je suis déjà au lit (moi aussi) besoin de repos !!...(allusion à peine masquée à nos torrides étreintes du petit matin)

30 avril, 23h47

appelle moi quand tu veut bonne nuit biz (ok bonne nuit)

2 mai, 7h25 (après avoir roulé toute la nuit pour rejoindre sa lointaine contrée)

dur dur la reprise et toi pas trop dur ce matin ? (oh si, terrible la reprise, une demi-journée de retard, rien que ça) à tu une adresse mail ? (oui, je suis à la pointe de la technologie malgré mon âge avancé, hé gamin tu m'as pris pour qui ?) bisous bonne journée

3 mai, 21h50

salut désolé mais je n'ai pas le net pour 3 semaines je suis à XXX j ai un week end dans 3 semaines je n'ai encore rien de prévu je te donnerai les dates où je suis libre et tu me diras ce que tu fait (ah oui ? ah bon) bonne soirée biz

3 mai, 22h57 passe une bonne nuit je vais me couché fait de beau reve biz (bonne nuit)

3 mai, 23h08
tu ne m'à pas dis quant tu était libre (ben j'en sais rien, un peu tout le temps, je fais pas de planning)

3 mai 23h14 je passerai te voir je ne connais pas paris tu me feras visité ?

3 mai, 23h23 je t'embrasse (moi aussi)

Alors bon, ce sont des SMS, certes...Mais quand il y a des accents on ne peut pas mettre ça sur le compte de la précipitation ou de l'inattention...les accents c'est forcément intentionnel. Obligé. Eh bien moi je suis peut-être snob ou petite nature, je veux bien reconnaître que l'orthographe-grammaire c'est parfois/souvent arbitraire mais, eh oh, y a des limites...je suis choquée. Bon j'ai pas non plus monté une cellule psychologique post-traumatique hein, mais quand même. Je précise que le gosse beau est parfaitement francophone, c'est sa langue maternelle.

Alors s'il croit qu'on va escalader la tour Eiffel ou chatouiller les gargouilles de Notre-Dame, il se met le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Non, je vais plutôt lui présenter un bon pote, Bescherelle de son nom. Au programme : auxiliaire avoir et préposition à, pourquoi et comment ne pas les confondre ; accord des verbes, participe passé ou infinitif ?

J'appréhende un peu cette éventuelle visite dans la mesure où, comme je vous disais, on se connaît pas des masses. En même temps un week-end sous la couette c'est sympa. Et puis si on s'ennuie, on pourra toujours faire des dictées...

mercredi 3 mai 2006

♫ Sea, sex and sun ♫

Ada revient et elle est pas contente.

D'abord, il s'est passé des trucs tristes de la vie, et surtout de la mort, pendant mes vacances. Ensuite je suis rentrée sous la grisaille pluvieuse de la capitale et comme accueil on fait mieux. Bon d'accord, depuis ça s'est arrangé mais c'est pas une raison pour pas râler. À la fin de la récré, on râle, par principe. Et n'oublions pas que j'ai un bronzage à entretenir. Alors soleil à tous les étages ou ça va barder. Ne parlons même pas de la reprise du taff. Non, n'en parlons pas. Parlons plutôt de choses légères et superficielles.

Par exemple, comment, par une douce soirée printanière, je m'en allai (les poings dans mes poches crevées) (non messieurs-dames, car j'ai un certain standing, mes vêtements ne sont point troués...évidemment je n'ai pas le talent d'Arthur mais jusqu'à preuve du contraire je ne suis pas non plus cul-de-jatte) (oui j'exagère, je sais), je m'en allai en joyeuse compagnie boire le verre de l'amitié. Comme on est très très potes, on est obligé d'en boire plusieurs de verres, logique. Nous étions dans un bar chaleureux à la lumière tamisée et aux portions généreuses (pour les habitués) et il y avait un jeune homme que j'avais rencontré il y a de ça une bonne année, voire même 18 mois et plus si affinités.

Ce jeune homme étant de par sa personne l'ami de mes amis, j'avais eu, à l'époque et comme de bien entendu, un a priori positif à son égard, car, c'est mathématiquement postulé, les amis de mes amis sont mes amis...les ennemis de mes amis sont mes ennemis...et les ennemis de mes ennemis sont mes amis (et avec ce genre de formule, t'es trop une bête dans la manipulation des nombres négatifs). Lors de cette première rencontre, lâchons le mot, nous nous étions physiquement plus. Et avions passé une bonne nuit. Très bonne même. Et puis, en blaguant, car on est des farceurs, et pourtant on n'a même pas fait l'école du rire (le sens de l'humour, c'est inné oui ou merde ?), on s'était dit À bientôt, hi hi, sachant qu'avec tous ces kilomètres qui nous séparaient hein, on n'était pas près de se revoir. Pour plus de détails, je pourrais vous dire que l'endroit où il travaille, celui où je vis et celui où nous passons parfois pour les vacances (le seul lieu que nous ayons en commun si vous suivez) sont peut-être équidistants, c'est possible mais j'ai pas fini de mesurer, en tout cas, ce qui est sûr c'est qu'ils sont espacés de plusieurs centaines de kilomètres. Prenons un exemple pour imager notre propos : je travaille à Madrid, il travaille à Rome, nous passons nos vacances à Paris (eh oh je suis pas folle au point de passer mes vacances à Paris, j'y vis) (oui je sais c'est un exemple, je l'ai dit en preum's j'vous ferai dire). Enfin bon, avant de se paumer dans ce dédale de circonlocutions, disons que les probabilités d'une rencontre prochaine, eu égard à nos vies respectives, et toutes choses étant égales par ailleurs, étaient faibles (les probabilités).

Et là, dernièrement, pas plus tard que le week-end dernier, nous nous revoyîmes et nous nous plûmes à nouveau. Et je trouve ça troublant car, voyez-vous, quand je dis jeune homme ce n'est pas une figure de style...c'est un homme oui bon, mais surtout il est jeune. Très jeune. Beaucoup plus jeune que moi (qui suis pourtant excessivement jeune, 82 ans c'est vous dire). Il a 10 ans de moins que moi (donc 72, bravo les matheux). Et encore, je dis 10 ans, c'est peut-être 12, je ne sais plus exactement...Il se trouve qu'il est fort bien fait de sa personne, c'est indéniable ; cependant nous n'avons que peu échangé, je ne sais pratiquement rien de lui, ni lui de moi, je doute que nous ayons de réels centres d'intérêt communs, à part danser jusqu'au bout de la nuit en sirotant des boissons rafraîchissantes...

Et malgré tout, comment dirais-je, nous avons une compatibilité sexuelle époustouflante. En tant que femme libérée je mets un point d'honneur à clamer haut et fort que le désir et l'amour sont tout à fait dissociables, genre je peux aimer platoniquement et m'envoyer en l'air avec le premier venu juste pour le plaisir. Sauf que c'est à nuancer...(preuve que ce n'est pas si facile) (d'être une femme libérée...vous dormez ou quoi ?). Je sais pas pour vous, mais moi pour avoir envie de faire l'amour avec quelqu'un et surtout pour que ce soit réussi, il ne me suffit pas d'admirer plastiquement un beau gosse.

Ben là si.

Et alors mes aïeux, quel feu d'artifice ! Vous voyez le 14 juillet un jour de coupe de monde du foot, au moment de l'abolition de la peine de mort et de la chute du mur de Berlin, tandis qu'on célèbre le carnaval des agités au son joyeux des tambours et trompettes ? Et ben c'est rien à côté.